Roue Astrologique 2 : "Ostara" et le Bélier

Publié le par Kat-NightWind

L’équinoxe de printemps, à mi-chemin entre Imbolc et Beltane, marque la transition de la moitié sombre à la moitié claire de l’année. A nouveau, la nuit et le jour sont d’égale longueur, avec le dieu de la lumière qui emporte la victoire sur son jumeau sombre.

Les célébrations païennes et chrétiennes à cette période de l’année partagent des thèmes communs de mort et de renaissance : les anciens païens qui vénéraient Cybèle pratiquaient un rituel pour Attis, son consort, qui était supposé mourir et renaître à cette période. Ces rites gagnèrent Rome vers 204 avant J.C.

Dans l’Eglise Catholique, deux célébrations se situent à l’équinoxe de printemps. La première, le 25 mars, est l’Annonciation de la Vierge Marie, le jour où l’ange Gabriel est venu annoncer à Marie qu’elle attendait un enfant. L’autre, c’est Pâques, qui célèbre la victoire d’un dieu de lumière (Jésus) sur les ténèbres (la mort). Pour l’anecdote, le nom anglais de Pâques, 'Easter', dérive de la déesse lunaire Teutonique, Eostre (dont la fête, Eostara, se tenait lors de la pleine lune d’équinoxe). Bien sûr, l’Eglise ne célèbre pas les pleines lunes, et pour se démarquer des cultes païens, la fête de Pâques fut placée le dimanche qui suit la première pleine lune de printemps.

Au passage, la plupart des traditions néo-païennes nomment l’équinoxe de printemps Ostara. Historiquement, c’est incorrect : Ostara est une fête honorant une déesse lunaire lors de la pleine lune de printemps. Par conséquent, le nom Ostara devrait être réservé à l’Esbat le plus proche, et non au Sabbat lui-même. Le nom traditionnel de l’équinoxe de printemps est 'Jour de la Dame', bien que ce nom soit parfois utilisé pour désigner Beltane par les mêmes néo-païens.

Quoi qu’il en soit, à l’équinoxe de printemps, la Déesse, qui a retrouvé son aspect de Vierge (au sens originel de 'non mariée') à Imbolc, accueille les étreintes du jeune dieu soleil et conçoit un enfant qui naîtra neuf mois plus tard, au solstice d’hiver. La célébration païenne se focalise sur le processus joyeux de la conception naturelle, alors que la jeune déesse s’accouple avec le jeune dieu solaire, qui vient de détrôner son rival.


D’un point de vue astrologique, l’équinoxe marque l’entrée du soleil dans le signe du Bélier. Il y a environ 2000 ans, l’équinoxe de printemps se situait dans la constellation du Bélier. Ce n’est plus le cas, à cause de la précession, mais le signe du Bélier est toujours considéré comme le premier signe de l’année astrologique. Lorsqu’on regarde cette date du point de vue d’une société agraire, c’est le moment où les fleurs commencent à éclore, les arbres à bourgeonner et le climat à se radoucir suffisamment pour préparer et commencer les premières plantations.

 

Dans l’ancien calendrier Babylonien, la constellation aujourd’hui connue comme le Bélier était la dernière station sur l’écliptique, appelée "le travailleur en louage". Il est possible que ce "Travailleur en louage" soit devenu "Bélier" dans la tradition grecque par association avec le légendaire berger Dumuzi. La constellation du Bélier n’a acquis sa position de marqueur de l’équinoxe de printemps que lors de la révision du zodiaque à la période néo-babylonienne, remplaçant les Pléiades qui avaient cette fonction pendant l’Age du Bronze.


Mais revenons à notre Bélier. La constellation est représentée par un bélier sautant ou courant (parfois couché). D’après la culture grecque antique, il représente la fertilité et le renouveau. En astrologie, c’est le signe de l’exaltation du Soleil (jour, lumière) et de chute de Saturne (nuit, ténèbres), car c’est le moment où les jours deviennent plus longs que les nuits.


Le Bélier est un symbole de ‘naissance’, de début, qui gouverne l’initiative et l’énergie. Les natifs du Bélier ont une grande vitalité, ils regardent toujours en avant, jamais en arrière. Aventuriers, impulsifs, impatients, enthousiastes, ils sont ouverts aux idées nouvelles, aiment la liberté et les défis.


A l’équinoxe de printemps, les énergies de la nature sont en plein mouvement, passant de la torpeur de l’hiver à l’exubérance. Les plantes germent, les pousses sortent de terre, les fleurs éclosent, les jeunes animaux gambadent et tout est neuf. C’est une période de nouveaux départs, où les gens se sentent audacieux et prêts à conquérir le monde. Comme le Bélier, ils foncent tête baissée vers les nouveaux buts qu’ils se fixent.

Publié dans Mes Pensées Païennes

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