Roue Astrologique 1 : Imbolc et le Verseau

Publié le par Kat-NightWind

Février est au coeur de l’hiver dans notre hémisphère, au point médian de la moitié sombre de l’année, à un moment où nous sommes dans le froid, la pluie et la neige. Dans les premiers jours de février se tient l’un des 4 sabbats les plus importants de l’année païenne, appelé Imbolc par les Celtes.


Précisément, Imbolc se situe à mi-chemin entre le solstice d’hiver et l’équinoxe de printemps, ce qui correspond au moment où le soleil se situe à 15° du Verseau. Littéralement, Imbolc signifie "dans le ventre" et se réfère à l’origine à l’agnelage, les agneaux manifestant leur impulsion de vie dans le ventre des brebis. Imbolc, c’est un peu comme les premiers mouvements du fœtus qui se prépare à naître, et effectivement nous sommes dans le ventre de l’hiver, en gestation pour l’équinoxe de printemps.


Au début du processus de la naissance, il y a la perte des eaux. Les contractions ont déjà commencé, mais ce n’est qu’avec la libération du liquide amniotique que le véritable travail commence. Pour ceux qui ont entendu parler de Silbury Hill, près d’Avebury dans le Wiltshire, à la période d’Imbolc, un phénomène surprenant se produit : l’eau de la rivière Kennet remplit le fossé autour du grand tumulus, dessinant la forme d’une déesse mère accroupie. La source qui jaillit tout près, vue de dessus, se joint au tout pour représenter une déesse mère accroupie qui perd les eaux.


Imbolc est une célébration de la naissance et une fête de la purification par l’eau. Dans la tradition chrétienne, ce thème a été retenu lorsque Imbolc est devenu la Chandeleur, au Moyen Age. La Chandeleur célèbre la purification de la Vierge : 40 jours après la naissance de son fils, Marie est allée au temple procéder au mikveh (bain rituel utilisé pour l'ablution nécessaire aux rites de pureté dans le judaïsme).



Astrologiquement, à Imbolc, nous sommes dans le signe du Verseau. La constellation du Verseau est une des plus anciennes à avoir été identifiées, et la zone du ciel où elle se situe était appelée "la Mer" par les Babyloniens (et considérée comme la source de la vie), à cause de son abondance de constellations aquatiques : les Poissons, la Baleine, le Capricorne (la Chèvre de mer), le Dauphin, le fleuve mythique Eridan, l’Hydre (le serpent de mer).


Pourtant au milieu de toute cette eau, le Verseau est un signe d’air fixe, stable et énergique à la fois, lié à l’espoir, aux souhaits et à la jeunesse (les traits de caractère des Verseau reflètent certaines caractéristiques de la jeunesse : le détachement, la rébellion, l’indépendance, l’anti conformisme, l’individualisme).

 

A l’image du Verseau qui bouscule les structures établies et qui transgresse librement les limites pour faire l’expérience du nouveau et de l’inhabituel, les tempêtes qui agitent la période d’Imbolc peuvent être violentes, comme si l’eau et le vent ne connaissaient pas leur force. Pourtant c’est grâce à ce don de l’eau que la terre renaît. C’est le moment où nous voyons les derniers débris de l’automne (feuilles mortes, branches cassées et fruits pourris, qui n’étaient pas destinés à une nouvelle croissance ou à nourrir les animaux) emportés par la pluie et la neige.


Le symbolisme du Verseau, figure humaine portant une urne d’où se déversent librement les eaux, est celui d’une source de vie pour les vivants, et il est intimement lié au symbolisme d’Imbolc : alors que la terre se réveille lentement après son hibernation, naissent les grands projets qui ont lentement germé depuis le solstice d’hiver. Pour faire la place à ces projets, nous avons besoin de cette période de purification, porteuse des promesses du printemps, de la fertilité et du renouveau.


Il est intéressant de voir que, même à notre époque de réchauffement climatique, la neige est tombée pile au bon moment…

Publié dans Mes Pensées Païennes

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