Une évolution de l'humain ?

Publié le par Kat-NightWind

Réflexion perso...

Avec 2012 à l'horizon, il y a une communauté grandissante de gens qui s'aperçoivent de plus en plus du changement dans leur conscience propre et dans la conscience collective. Mais au milieu de toutes les spéculations sur 2012, il ne faut pas oublier que nous créons notre réalité à chaque instant. Rien n'est fixé, rien n'est écrit, et je crois fermement que chaque pensée, chaque action, va jouer un rôle dans ce qui se passera au-delà du 21 décembre 2012.

 

Il est temps de prendre conscience que l’avenir de tous est l’avenir de chacun, et que si on détruit la planète, on détruit aussi l’humanité. On s’extasie face à  l’intelligence de l’homme alors que l’homme est le seul animal qui pille et pollue l’environnement dont il dépend. La nature est le patrimoine commun de tous les êtres vivants et de l’homme. Par conséquent, toute atteinte à  l’environnement est un crime contre l’humanité et contre la vie. Je crois que, avec la date qui approche, il faut se demander quel rôle individuel on peut jouer. Il faut se demander : comment puis-je évoluer en tant qu'humain, et devenir responsable ? Oui, c'est éteindre la télé quand on va au lit. Oui, c'est économiser l'eau. Toutes ces petites choses font une différence. C’est sûrement comme ça que nous changerons le monde. Mais au-delà de ça, je pense qu’il est grand temps de redevenir ce que nous sommes : des humains.

 

L’humain n’est pas un chien ignorant qui erre sur la terre en quête du pardon divin comme certaines religions veulent nous le faire croire, il n’est pas non plus ce que les politiciens, banquiers et autres voudraient qu’il soit. L’humain actuel est formaté par la société de consommation qui pourrit l’humanité au lieu de l’aider à grandir : la nourriture que l’on consomme nous donne des cancers, la télévision nous abrutit plus qu’elle nous apprend, on nous apprend à croire que l’argent fait (ou contribue à faire) notre bonheur. Mais l’humain est bien plus beau et grand que ça.

 

Qui est ce “vous” que vous pensez être ? “Vous” n’est ni votre corps, ni votre cerveau, “vous” est quelque chose d’extérieur au monde physique. Ce corps que vous pensez être le vôtre ne vous appartient pas, de même que la planète ne vous appartient pas. “Dieu” (quel que soit le nom ou la forme que vous lui donniez - mon “Dieu” est féminin) est le/la propriétaire de la matière, il/elle observe, constate, et vous assigne un corps, peut-être aléatoirement, peut-être pas. Ce corps, que nous croyons solide, est composé à 80% d’eau : nous sommes du liquide dans une sorte de soupe cosmique. Nous ne sommes pas solides, nous sommes du liquide qui vibre. Tout ce qui vit vibre, même ce que nous pensons être mort vibre, et nous avons en nous une vibration unique : l’âme.

 

Les anciens Mayas disaient que l’esprit ne peut pas comprendre l’âme et ne pourra jamais comprendre l’âme. Ce que j’appelle âme, c’est cette originalité, cette vibration, ce qui fait que peu importe ce que vous faites et où vous allez dans la vie, peu importe le corps que vous empruntez, vous restez toujours la même personne unique qui agit de sa manière unique, le même “vous”. Le corps et l’âme sont interconnectés : sans l’âme le corps ne fonctionnerait pas, et sans le corps l’âme ne pourrait pas expérimenter la vie. Mais le corps n’est qu’une enveloppe biologique que l’âme emprunte pour expérimenter la vie, et nous voyageons de corps en corps pour accomplir les destins qui nous sont assignés, pour les changer, pour en faire nos destins, aussi uniques que nous-mêmes.

 

Les sociétés modernes dans lesquelles nous vivons ont, bien souvent, cherché à rejeter l’âme, ou du moins à mettre l’âme sous le contrôle de l’esprit. Pour reprendre une expression anglo-saxonne que j’aime bien tant elle est imagée, c’est la queue qui remue le chien ! Le matérialisme n’a pas réponse à tout. Je pense, comme les Mayas, que l’esprit ne peut pas comprendre, et encore moins contrôler l’âme, cette vibration non-physique qui fait que “vous” existe. Notre corps et notre âme sont interconnectés, et renier l’âme consiste à renier ce qui fait de nous des “vous” uniques. Renier l’âme, c’est renier notre individualité, c’est renier nos rêves, c’est faire de nous des robots biologiques n’ayant d’autre but que de consommer (et, en consommant, de détruire la planète que nous partageons avec d’autres formes de vie).

 

Je pense que 2012 nous offre l’opportunité de nous interroger sur le sens que nous donnons à notre nature d’humain, et je veux croire que l’humanité sera capable de s’extraire du scénario qu’elle s’est construit : naître, consommer, détruire, mourir. J’ose espérer que cette date symbolique, cette fin de cycle, verra un nombre grandissant d’individus qui réagiront, qui diront “Stop ! L’humain est plus grand que ça ! Nous pouvons faire mieux que ça !”

Publié dans Autour de 2012

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