Samedi 30 mai 2009 6 30 /05 /Mai /2009 11:02

Par Kat-NightWind - Publié dans : Humeurs et Autres

Ayant découvert ce matin le nouveau crop circle apparu en Angleterre, je me suis un peu penchée sur le cas de la méduse, cet animal gélatineux méconnu.

 

 

Les méduses prolifèrent en de nombreux points du globe, notamment en Méditerranée où elles sont de nouveau attendues cet été, témoignant des dérèglements du milieu naturel.
Le cas de la Méditerranée, excellent bassin d'étude de cet invertébré, est intéressant, car si la présence des méduses n'y est pas quelque chose d'extraordinaire, la fréquence de leurs apparitions inquiète. Une analyse portant sur deux siècles a établi que les méduses apparaissaient tous les 12 ans et restaient en moyenne 5 ou 6 ans. Or, cette année devrait être la 8ème consécutive, ce qui suscite des interrogations.

 

Jacqueline Goy, biologiste et maître de conférences, a mené avec l’Institut océanographique de Paris, une étude aux résultats inquiétants. "Les eaux de la mer Noire et de la Baltique sont d’ores et déjà devenues des soupes de méduses", constate t-elle. "Les populations de méduses explosent partout. Or, la méduse est un excellent marqueur de l'environnement. Plus elle est présente, plus cela veut dire que le milieu s'est modifié".

 

Dans le monde entier, les méduses inquiètent et provoquent de graves perturbations. En 2006, des chercheurs ont démontré que, le long des côtes namibiennes, les méduses étaient plus nombreuses que les poissons. En mer du Japon, on a constaté une prolifération de méduses géantes de 200 kg. Cette espèce peut atteindre 2 mètres de diamètre et décime la faune locale.

 

La surpêche est considérée comme un facteur central de prolifération de l'animal, qui "occupe aujourd'hui la place de nombreuses autres espèces", selon Ricardo Aguilar, directeur de recherche au sein de l'ONG Oceana.
Si la méduse est une prédatrice, elle est elle-même la proie d’autres prédateurs, comme la tortue marine, le requin ou le thon. Malheureusement, l’homme pêche de manière intensive thons et tortues. Faute de prédateurs, les populations de méduses ne sont plus régulées et, en surnombre, elles déciment les œufs et les larves de leurs principaux prédateurs. "Les méduses sont en compétition avec le poisson pour le plancton mais aussi des prédateurs directs de ce dernier", explique Andrew Brierley, de l'université de St Andrews, en Ecosse. "Il est par conséquent difficile de voir comment les poissons peuvent reprendre leur place lorsque les méduses se sont installées".

 

Le réchauffement climatique est également considéré comme un facteur-clé : des températures de l'eau plus élevées allongent la période de reproduction de ces invertébrés. Gabriel Gorsky, biologiste marin à l'Observatoire océanographique de Villefranche-sur-Mer, parle de périodes à méduses. "Un déficit prolongé de pluviométrie associé à une hausse des températures de l'eau et de l'air ainsi que des hautes pressions atmosphériques sont des facteurs favorables à la pullulation".

 

Sources : www.dinosoria.com , www.france24.com

 

Voir les 2 commentaires - Ecrire un commentaire
Retour à l'accueil

Présentation

Vous êtes le...

e visiteur
depuis le 11/12/08.
Il y a  5  visiteur(s) sur le blog en ce moment.

Plan du Site

Dernières Réactions

Livre d'Or

Syndication

  • Flux RSS des articles
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés