Mes migraines
Je viens de créer un "blog-migraine", dont voici un petit extrait...
Article "Mes Migraines" posté hier soir sur http://blog-migraine.over-blog.fr/
J'ai des migraines de façon régulière depuis l'âge de 18 ans (déjà 24 ans!). S'il y a une chose que je connais bien, hélas, c'est bien la migraine.
En fait, au moment où j'ai créé ce blog, j'avais une crise, dont l'intensité s'est nettement calmée à l'heure où j'écris ceci (ouf!). C'est sans doute en partie la raison qui m'a poussée à le faire, d'une part pour rassembler des informations qui pourront être utiles à tous les migraineux qui les liront, ensuite pour créer un journal de mes crises, histoire de voir s'il y a d'autres constantes que mon facteur déclenchant habituel, et puis, peut-être, pour pouvoir exorciser par l'écriture une partie de cette douleur.
Mes migraines, de manière générale, sont déclenchées par les conditions météorologiques : s'il y a beaucoup de vent, si le temps varie de façon brusque, le baromètre qui est dans mon crâne s'affole...
Le plus souvent, ce sont les migraines du côté gauche qui sont les plus intenses et les plus longues... et celles qui résistent à tout ! J'en ai essayé, des médicaments ! Rares sont ceux qui ont un effet, et quand effet il y a, il n'est pas souvent remarquable. Les triptans ont jusque là été sans effet, la diergotamine me donne des palpitations et pour le moment, les plus efficaces restent l'ibuprofène et le paracétamol. Hier le médecin m'a prescrit un anti-inflammatoire à essayer si aucun des deux ne fonctionnent, et de façon très rare à cause d'un certain nombre d'effets secondaires.
Il m'arrive d'avoir des migraines avec aura (les deux dernières notamment). Ce n'est pas toujours le cas, et c'est un phénomène que je n'ai découvert que relativement récemment. Ma première aura remonte à peine à 4 ans, et au début, ça fait vraiment peur. L'impression terrifiante de perdre la vue, la peur d'avoir "un truc au cerveau", je vous passe les détails! Mais quand on sait que c'est anodin, on s'y habitue, finalement, beaucoup mieux qu'à la migraine proprement dite. L'aura ne fait pas mal, c'est juste une gêne.
Elle commence doucement, par une sorte d'ondulation d'une petite partie du champ de vision (généralement décalée sur la gauche), qui se remarque à peine. Peu à peu, cette ondulation devient plus dense, et un point noir et flou, apparaît (le scotome). Autour de ce "trou noir", au fur et à mesure de l'évolution de l'aura, des formes brillantes se mettent à s'agiter, parfois comme des étoiles, parfois comme des filaments colorés, qui dansent et pulsent pendant un moment, avant de s'atténuer et disparaître. D'une certaine manière, c'est assez beau, ça ressemble beaucoup à certaines images de l'espace. Le seul ennui, c'est que ce feu d'artifice visuel est un signe avant-coureur de l'arrivée de mon troupeau de bisons.
Drôle d'image, me direz-vous ! Pourtant, c'est finalement cette image qui décrit le mieux mes grosses migraines : l'impression d'avoir une dizaine de bisons (au moins) en proie à la panique qui galopent sur mon cerveau et qui se heurtent à mon crâne de façon cyclique : tagada, tagada, boum, tagada, tagada, boum, pendant des heures... Et les cornes qui se plantent derrière mon oeil, comme s'ils voulaient sortir par là ! Horrible ! A tel point qu'au plus intense de la crise, il m'arrive de me taper la tête dans le premier mur ou la première porte qui vient... pas trop violemment, bien sûr, parce que de toutes façons je n'en ai plus l'énergie, mais ce geste un peu fou permet d'évacuer, d'une certaine façon, une partie de mon horreur, un peu comme un hurlement silencieux.
En fait, au moment où j'ai créé ce blog, j'avais une crise, dont l'intensité s'est nettement calmée à l'heure où j'écris ceci (ouf!). C'est sans doute en partie la raison qui m'a poussée à le faire, d'une part pour rassembler des informations qui pourront être utiles à tous les migraineux qui les liront, ensuite pour créer un journal de mes crises, histoire de voir s'il y a d'autres constantes que mon facteur déclenchant habituel, et puis, peut-être, pour pouvoir exorciser par l'écriture une partie de cette douleur.
Mes migraines, de manière générale, sont déclenchées par les conditions météorologiques : s'il y a beaucoup de vent, si le temps varie de façon brusque, le baromètre qui est dans mon crâne s'affole...
Le plus souvent, ce sont les migraines du côté gauche qui sont les plus intenses et les plus longues... et celles qui résistent à tout ! J'en ai essayé, des médicaments ! Rares sont ceux qui ont un effet, et quand effet il y a, il n'est pas souvent remarquable. Les triptans ont jusque là été sans effet, la diergotamine me donne des palpitations et pour le moment, les plus efficaces restent l'ibuprofène et le paracétamol. Hier le médecin m'a prescrit un anti-inflammatoire à essayer si aucun des deux ne fonctionnent, et de façon très rare à cause d'un certain nombre d'effets secondaires.
Il m'arrive d'avoir des migraines avec aura (les deux dernières notamment). Ce n'est pas toujours le cas, et c'est un phénomène que je n'ai découvert que relativement récemment. Ma première aura remonte à peine à 4 ans, et au début, ça fait vraiment peur. L'impression terrifiante de perdre la vue, la peur d'avoir "un truc au cerveau", je vous passe les détails! Mais quand on sait que c'est anodin, on s'y habitue, finalement, beaucoup mieux qu'à la migraine proprement dite. L'aura ne fait pas mal, c'est juste une gêne.
Elle commence doucement, par une sorte d'ondulation d'une petite partie du champ de vision (généralement décalée sur la gauche), qui se remarque à peine. Peu à peu, cette ondulation devient plus dense, et un point noir et flou, apparaît (le scotome). Autour de ce "trou noir", au fur et à mesure de l'évolution de l'aura, des formes brillantes se mettent à s'agiter, parfois comme des étoiles, parfois comme des filaments colorés, qui dansent et pulsent pendant un moment, avant de s'atténuer et disparaître. D'une certaine manière, c'est assez beau, ça ressemble beaucoup à certaines images de l'espace. Le seul ennui, c'est que ce feu d'artifice visuel est un signe avant-coureur de l'arrivée de mon troupeau de bisons.
Drôle d'image, me direz-vous ! Pourtant, c'est finalement cette image qui décrit le mieux mes grosses migraines : l'impression d'avoir une dizaine de bisons (au moins) en proie à la panique qui galopent sur mon cerveau et qui se heurtent à mon crâne de façon cyclique : tagada, tagada, boum, tagada, tagada, boum, pendant des heures... Et les cornes qui se plantent derrière mon oeil, comme s'ils voulaient sortir par là ! Horrible ! A tel point qu'au plus intense de la crise, il m'arrive de me taper la tête dans le premier mur ou la première porte qui vient... pas trop violemment, bien sûr, parce que de toutes façons je n'en ai plus l'énergie, mais ce geste un peu fou permet d'évacuer, d'une certaine façon, une partie de mon horreur, un peu comme un hurlement silencieux.
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