Le Tor de Glastonbury

Publié le par NightWind

Le Tor de Glastonbury est une colline en forme de larme qui porte une tour sans toit, la Tour St. Michael. Le site est géré par le National Trust.


Le mot "tor" est un terme local d’origine celtique qui signifie "colline conique". Le Tor a une situation frappante au milieu de la plaine nommée la Prairie du Pays d’Eté, une portion des Levels. La plaine est en fait un marécage asséché au milieu duquel le Tor se dressait comme une île, mais de nos jours, c’est une péninsule entourée sur trois côtés par la rivière Brue.


Les pentes du Tor sont régulièrement terrassées. Certains pensent que cette formation constitue ce qui reste d’un ancien labyrinthe sacré, datant peut-être du néolithique. D’autres attribuent les terrasses aux ornières naturelles formées par des générations de vaches et de brebis broutant sur ses pentes. Une autre explication serait que les moines médiévaux auraient fait ces terrasses pour pouvoir cultiver les pentes du Tor.

Histoire

Le Tor est ancien, l’archéologie moderne est d’accord avec le folklore sur ce point. Il y a plusieurs milliers d’années, le Tor aurait été une des sept îles émergeant après une grande inondation. Ce point en ferait un centre de régénération et de vie, à la fois symboliquement et matériellement. 
Les légendes racontent que le sommet portait un cercle de pierres comme à Stonehenge. Le nom celtique du Tor était "Ynys Witrin", qui signifie "Ile de Verre". A cette époque, la plaine était inondée, l’île devenant péninsule à marée basse.


Des outils de la période néolithiques ont été retrouvés au sommet du Tor, ce qui prouve que le site a été occupé lors de la préhistoire. 
Une indication physique de ce qui a pu être un antique rituel se trouve dans le chemin terrassé qui forme une spirale autour du Tor. Bien qu’il soit aujourd’hui très abîmé, on peut encore le suivre. Des études scientifiques estiment qu’il a pu être tracé il y a 4 ou 5000 ans, à peu près à la même époque que Stonehenge. 
L’examen de ce chemin montre qu’il se termine avant d’arriver au sommet. L’endroit où il disparaît soudain est marqué par une grosse pierre ovale, localement connue sous le nom de pierre-oeuf ou "eggstone". Il n’y a que peu de grosses pierres sur le Tor et d’après leur positionnement, elles semblent être des marqueurs délibérés.


Les restes du village lacustre de Glastonbury furent identifiés en 1892, montrant qu’il y avait une colonie celtique vers 300–200 avant JC, sur ce qui était alors une île aisément défendable au milieu des marais. L’endroit semble avoir été nommé Ynys yr Afalon par les Bretons, et on pense qu’il s’agit de l’Avalon des légendes arthuriennes. Les restes d’un fort du Ve siècle ont été découverts sur le Tor. 
Les fouilles entreprises par l’équipe de Philip Rahtz entre 1964 et 1966 ont révélé des traces d’occupation à l’Age Sombre autour de ce qui serait plus tard l’église St. Michael : bases de poteaux, deux foyers incluant une forge, deux tombes orientées nord-sud (et ainsi probablement non chrétiennes), des fragments d’amphores méditerranéennes de Vie siècle (pour l’huile et le vin), et une tête de bronze creuse et usée qui aurait pu couronner un bâton saxon. 
Le sommet du Tor fut aplani au Xe ou au XIe siècle pour y bâtir une église de pierre, ce qui a pour effet d’avoir éliminé la plupart des traces archéologiques des périodes antérieures. Auparavant, il y avait apparemment une retraite monacale au sommet du Tor, probablement fondée à l’époque de St Patrick au milieu du Ve siècle. Au début de XIIe siècle, une chapelle St Michael de Torre fut édifiée. D’après l’Office britannique Géologique (British Geological Survey), un tremblement de terre fut enregistré le 11 Septembre 1275, que l’on put ressentir à Londres, Canterbury et au Pays de Galles, et qui détruisit l’église St. Michael. Il est avancé que ce tremblement de terre aurait eu une intensité de plus de 7 sur l’échelle MSK et que son épicentre se serait situé dans la région de Portsmouth ou de Chichester. 
Une autre église fut construite en 1323 dont la tour date du XIVe siècle. Les gravures sur la tour St Michael montrent St Michel tenant une balance et Ste Brigitte en train de traire une vache. Ste Brigitte était à l’origine la déesse celte Brighid qui, à Imbolc, présidait à la traite des animaux domestiques, notamment les brebis. Cette deuxième église survécut jusqu’à la Dissolution des Monastères en 1539, où le dernier abbé de l’Abbaye de Glastonbury, Richard Whyting, fut pendu sur le Tor. Les ruines de la Tour St. Michael furent restaurées à l’époque moderne.


Il y a de nombreux mythes et légendes associés au Tor. Ce qui est indéniable, c’est la puissance des éléments sur le Tor. Certains la décrivent comme un tourbillon, un vortex ou un point de rencontre d’énergies dans leurs formes les plus pures et les plus sauvages ; d’autres la décrivent comme un dragon primordial qui se tord, tourne et rugit pour qu’on le libère. De nombreux visiteurs du Tor y ont eu d’étranges expériences psychiques : l’impression d’être désorientés, d’être légers comme l’air ou d’être engloutis dans des passages souterrains... 
Les habitants de Glastonbury eux-mêmes parlent de la façon dont ils se sentent parfois obligés d’escalader les pentes du Tor, alors que d’autres fois, ils ne peuvent pas s’en approcher. Des siècles de légendes se sont accumulés autour de ce lieu. A leur façons, toutes ces légendes démontrent une chose : le Tor est un endroit où le voile entre les mondes est mince.


Le Labyrinthe

Le long des flancs du Tor se dessinent des terrasses, l’une au dessus de l’autre. Elles sont usées et abimées, mais on peut néanmoins les suivre sur d’assez longues distances. D’après la théorie avancée par Geoffrey Russell, les terrasses du Tor sont les restes d’un labyrinthe rituel, façonné dans les temps reculés, qui fait sept fois le tour du Tor pour se terminer au sommet. 
Le plan du labyrinthe est une adaptation d’un schéma complexe que l’on retrouve dans l’antiquité en des lieux divers. On le nomme « spirale de Crète » car il apparaît sur des pièces de cette région, mais on le retrouve également sur un vase étrusque du VIIe siècle avant JC, sur un pilier à Pompéi, et sur des rochers à Tintagel et en Irlande. On le retrouve même chez les Indiens Hopi en Amérique !


La théorie suppose qu’il y ait eu à une époque sept chemins encerclant complètement le Tor le long de terrasses continues. L’érosion par le climat, par le piétinement humain et animal, et par les glissements de terrain ont rendu ce schéma hypothétique difficile à prouver. Pourtant on peut distinguer les terrasses sur sept niveaux différents et, si elles ne sont plus continues, le labyrinthe peut être reconstruit assez aisément. Parfois, il est difficile de voir le chemin quand on est dessus alors qu’on le voit clairement de loin. Parfois une terrasse est presque invisible de loin, mais clairement définie lorsqu’on s’y trouve. En fait, une personne désireuse de suivre le labyrinthe ne se retrouvera quasiment jamais devant la nécessité d’improviser un chemin, il y aura presque toujours une marque qui lui permettra de continuer. Les seuls manques se situent aux niveaux inférieurs, où l’agriculture a altéré la surface, et au sommet, où l’érosion s’en est chargée.


Qui, quand et pourquoi ?

Russell a suggéré la connexion entre le labyrinthe du Tor et les légendes galloises parlant de Caer Sidi, le "château qui tourne". Dans la mythologie pré-chrétienne, ce lieu abritait un chaudron magique. Caer Sidi était un point de contact avec Annwn, l’Autre Monde celtique, souvent représenté comme un monde souterrain. Le chaudron magique peut avoir été le chaudron d’inspiration appartenant à la déesse Cerridwen. 
Effectivement, les légendes de Glastonbury semblent liées à ces thèmes. Le chaudron fait penser au Graal, et un conte local raconte que Saint Collen avait accédé à Annwn depuis le Tor. Russell suggère que la quête du Graal aurait pu être inspirée par un rituel celtique qui aurait consisté en l’ascension du Tor par le chemin processionnel pour atteindre, au sommet, un chaudron sacré réel ou symbolique. Toutefois, l’origine celtique des terrasses est fortement improbable.


D’après Philip Rahtz, la date probable de création du labyrinthe se situerait au second ou troisième millénaire avant l’ère chrétienne. En tant que structure religieuse comparable à Silbury, le labyrinthe, s’il est confirmé, pourrait avoir une portée dans le débat concernant la religion néolithique centrée sur le culte d’une grande Déesse ou Déesse de la Terre Mère. Il a été noté que le profil des collines de Glastonbury, vues d’un certain angle, évoque une silhouette féminine allongée, avec le Tor formant le sein gauche. D’autre part, les représentations anciennes de déesses montrent occasionnellement des lignes concentriques autour ou sur leurs corps. 
Les labyrinthes en spirale sont fortement symboliques, leur interprétation la plus courante étant le voyage de l’âme à travers la vie, la mort et la renaissance. Depuis que cette signification a été suggérée, plusieurs milliers de personnes ont parcouru le chemin processionnel, ce qui n’est pas une mince affaire puisqu’il faut entre 4 et 6 heures d’efforts physiques et de concentration pour entrer et ressortir du labyrinthe.

Publié dans Autour d'Avalon

Commenter cet article

amayel 01/05/2009 17:45

un ange te salut un genoux a terre !! je me nome amayel ange gardien d'une des magie d'Avalon la grande je suis ce que l'on appel un réincarner je peux te dire que tu es dans le vrai et que le labytinthes recelle de nombreuse epreuves pour que tu puisse a acceder a la phase suivante qui est croire en son ame je ne t'en dirai pas plus car comme tu le sais je ne doute point que tu me prenne pour un illuminer alors je te laisse mediter !!!! paix et lumiere !!!!