Tristesse printanière

Publié le par NightWind

Voir le printemps approcher, voir la nature renaître peu à peu, au lieu de me remplir de joie comme cela avait toujours été le cas, me remplit de tristesse.
Cela vous paraît sans doute contradictoire, mais le fait que Maman était une passionnée de jardinage en est la cause. De toute ma vie, je l'ai associée au printemps. C'est elle qui me donnait des conseils pour mes plantes, elle qui m'apportait toujours des petites pousses ou des jardinières magnifiques. Elle me connaissait par coeur, savait mes préférences...
Son jardin, c'était une merveille et j'avais toujours un immense plaisir à y flâner, à découvrir les nouvelles plantes avec elle. Aujourd'hui le jardin est abandonné. Oh, bien sûr, mon père essaie de l'entretenir un minimum, mais il n'a jamais eu d'attirance particulière pour le jardinage. Il m'a ramené tout un tas de pots vides ou abritant des plantes mortes, autant de symboles douloureux dont il n'a même pas conscience.
Je n'ai même pas envie de m'occuper de mes plantes, le plaisir que je pouvais avoir à voir fleurir les premiers crocus s'est terni, car immanquablement, le retour du printemps me fait penser que Maman n'est plus là.
Je me sens aussi vide que ces pots désertés, j'ai beau essayer, je n'arrive pas à maîtriser cette peine. J'ai beau faire semblant, elle revient toujours, fidèle, inexorable... Et toutes ces petites choses qui semblent des détails sont autant de poignards qui me transpercent le coeur.
J'ai tant perdu en la perdant, comme si la partie lumineuse de mon être, ma joie, mon enthousiasme, s'étaient éteints à tout jamais. Ma vie est devenue routine, vide de sens, vide d'espoir, vide de cette lumière et de cette chaleur qui rayonnaient autour de Maman.
Elle me manque tellement, et ça fait tellement mal...

Publié dans Humeurs et Autres

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Louise 13/12/2008 16:15

Ta vie n'est pas routine, vide de sens, vide d'espoir, vide de lumière et de chaleur, parce que tu donnes, tu partages, sans compter et c'est magnifique. A travers tes gestes, tes humeurs, toute ta maman est là et se manifeste. Ressens là dans la joie, souviens toi d'elle dans le bonheur et non la peine, ne pleure pas les fleurs fânées, ta maman te souris dans chaque bourgeon, chaque pousse, chaque herbe, chaque rayon de soleil encore timide. Et je suis sûre qu'elle ne souhaite qu'une chose, te voir apaisée et en harmonie avec toi même...
Courage.

Nathasarah 13/12/2008 16:15

ma chère Cathy, il m'avait semblé que ce premier printemps "sans..." était bien à l'origine de ce mal être profond qui te torture depuis plusieurs jours... comment faire pour te rendre le sourire, pour que notre Mère Nature puisse t'apaiser , ne serait ce q'uen te suggérant que ta Maman fait justement partie à présent de ce grand Tout qui t'entoure.
certes elle ne peut plus te faire de sourires directement, mais elle est présente auprès de toi, en toi à chaque instant, l'absence est douloureuse au delà de ce que les mots peuvent dire mais son amour pour toi, ton amour pour elle s'expriment tous deux au fil des jours, ne serait ce que par le fait que tu existes.
j'oserai enfin te dire d'aller dehors et de le regarder justement ce petit crocus que tu délaisses, si tu y parviens, caresses ses douces pétales et essaie de te souvenir de vos bons moments ensembles, et sincèrement, du fond du coeur, j'espère que la chaleur de ces moments là finiront par chasser le froid de ta peine actuelle...
du fond du coeur, chère Cathy, mon amie, ma soeur, je ferai mienne ta peine afin de te soulager et de t'aider à avancer vers la lumière de ce printemps qui passera lui aussi comme tous les autres précédemment...