Les Cathares

Publié le par NightWind

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croix cathare

On appelle "Cathares" (du grec ancien καθαρ?ς / katharós, "pur") les adeptes d'un mouvement religieux dualiste médiéval. Ce nom a été donné par les ennemis de ce mouvement, jugé hérétique par l'Église catholique. Les adeptes de ce mouvement se nommaient "Bons Hommes", "Bonnes Femmes" ou "Bons Chrétiens", mais étaient appelés "Parfaits" par l’Inquisition, qui désignait ainsi les "parfaits hérétiques", c’est-à-dire ceux qui avaient reçu le consolament, l'imposition des mains, et qui faisaient la prédication.


La doctrine

La théologie cathare est centrée sur l'Évangile selon Jean. C'est une interprétation très différente des Évangiles de celle de l'Église catholique. Les cathares s'inspirent aussi de courants de pensée plus anciens (paulinisme, gnosticisme, manichéisme, bogomilisme) tout en gardant une certaine distance avec ces conceptions. Les cathares recherchent le sens originel du message des Écritures. Selon la doctrine cathare, il n’y a pas un monde, mais deux, celui du Bien et celui du Mal, et deux dieux, Dieu le Père, qui est le Dieu du Bien, le même que celui dont parle le Christ dans les Évangiles, et un dieu du Mal, personnifié par Lucifer.
Dieu, le principe du Bien, a créé l’âme, les cieux, les esprits. Le principe du Mal règne sur la terre, la matière, le corps, bref le monde visible. Le monde humain, donc, n’est pas de Dieu. Il ne s’en préoccupe pas et n’y détient aucun pouvoir La religion cathare ne nie pas l’existence du Christ mais selon elle, il n’est pas réellement venu sur terre, il n’avait qu’une apparence de corps. Il n’était pas là pour souffrir et mourir sur la croix en vue de racheter le monde mais plutôt pour annoncer la délivrance prochaine, c’est-à-dire la mort du corps et la libération de l’âme qui, ainsi, retourne au Paradis, monde du Bien qu’elle n’aurait jamais dû quitter.
L'esprit était soit transmis par génération depuis le premier homme (traducianisme), soit par transmigration dans un nouveau-né après la mort (métempsycose, origénisme). Les esprits sont de nature divine, c'est-à-dire qu'ils sont créés ou qu'ils émanent de Dieu. Le principe mauvais a attiré les esprits par force (catharisme absolu) ou par tentation (catharisme mitigé) et les a introduits dans des corps charnels fabriqués par Lucifer. Au terme de plusieurs incarnations, un homme peut espérer devenir un "parfait". Son âme échappe alors au Mal et rejoint le royaume divin. Cette croyance en un cycle de réincarnations est de toute évidence un legs des religions orientales comme l’hindouisme.
C’est uniquement par le Saint-Esprit que l'esprit peut être libéré du monde physique, et c’est par le baptême par imposition des mains, reçu par les apôtres et transmis par eux, que l’esprit pourra accéder au salut. Toutefois, à une exception près, le baptême ne pouvait être effectué sur un jeune enfant (moins de 13 ou 14 ans) jugé inapte à discerner l'importance de cet acte. Celui-ci devait être effectivement accompli en connaissance de cause et sur la base de la conviction.


Apparition et diffusion

La doctrine des cathares aurait pris naissance en Bulgarie à la fin du Xe siècle où on les nommait bogomiles. Des communautés d'«apôtres itinérants» s'étendent en Europe vers l'an Mil sous différents noms. Le catharisme pénètre le milieu des croisés occitans à partir de la 2è croisade. On connut donc plusieurs catharismes ayant un tronc commun et quelques divergences théologiques en Allemagne, en Flandre, en Champagne, en Bourgogne, et surtout dans le Midi et l'Italie aux XIIe et XIIIe siècles.
On parle parfois des Albigeois, du fait des deux centres d'implantation que sont Albi et Toulouse. Le dernier cathare meurt en Italie au XIVe siècle. Le mouvement subsistera en Bosnie, dont c'était la religion officielle, jusqu'à la conquête turque à la fin du XVe siècle. Les raisons expliquant le succès de la doctrine cathare sont multiples mais la première est le fait que les «Parfaits » utilisaient la langue ordinaire pour leurs prédications comme pour lire l’Évangile, plutôt que le latin. Les protestants, au XVIe siècle, auront le même succès pour la même raison.
En Languedoc, un autre phénomène va jouer : l’engouement de la noblesse pour cette nouvelle doctrine. La noblesse d’Occitanie frondait déjà plus ou moins ouvertement contre l’Église de Rome, critiquant et se moquant de leur goût pour l’or et le pouvoir. Les Albigeois, eux, ne demandaient pas la moindre dîme, se désintéressaient du pouvoir politique et laissaient volontiers la noblesse languedocienne se plonger avec bonheur dans la pratique du fine amor.

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Pratiques et rites

Du fait de leur doctrine, les cathares n’ont laissé aucun vestige : ni croix, ni église, ni icône, tout ce qui est visible étant, par nature, mauvais. On sait cependant quelle était leur manière de vivre, quels étaient leurs rites, notamment grâce aux procès des inquisiteurs. Les cathares, se considérant comme les seuls vrais disciples des apôtres, adoptent le modèle de vie, les rites et les sacrements, des premières communautés chrétiennes. Ils n'attachent pas d'importance aux églises bâties, qui ne sont pas pour eux les seuls lieux du culte, car la parole du Christ peut être enseignée partout où se réunissent les fidèles. Ils s'appuient principalement sur les enseignements du Nouveau Testament, leur unique prière étant le Notre Père. Ils considèrent que toutes les pratiques et sacrements instaurés par l'Église catholique romaine tout au long du Haut Moyen Âge, n’ont aucune valeur :


- le baptême que les prêtres catholiques confèrent aux nouveau-nés ; - la médiation des saints et le culte des reliques ;
- le sacrement de l'Eucharistie, refusant de croire en la transsubstantiation (transformation du pain et du vin devenant le corps et le sang du Christ) ;
- le mariage, celui-ci légitimant l'union charnelle.

L’adepte -ou même le simple croyant- montrait son adhésion à la doctrine cathare à travers le meliorament (amélioration, en occitan), formule par laquelle il exprimait son respect pour un Parfait et demandait sa bénédiction. Très simple, ce rite consistait en trois génuflexions successives, suivies d’un baiser de paix.
Quand le croyant adhérait à l’église cathare, il recevait le consolament (consolation, en occitan) qui lui permettait de passer de l’état de laïc à celui de Parfait ou de Bon Homme. Ce "baptême d'esprit et du feu" était également une ordination et une absolution des péchés et se faisait par simple imposition des mains -l’eau est matière, donc mauvaise. Dès lors, le Parfait (homme ou femme, le clergé cathare n’excluant pas le sacerdoce féminin) devient un représentant de l’Esprit Saint chargé de donner à son tour le consolament et d’enseigner la doctrine cathare. Tout adepte qui avait reçu le consolament devait ensuite pratiquer l’endura, un jeûne de quarante jours.
Une fois consolé, le Parfait devait s’abstenir de consommer des aliments gras, sauf l’huile et le poisson. Il ne mangeait ou ne buvait donc ni lait, ni fromage, ni aucun laitage, ni œufs, ni viande, puisque viande et œufs étaient les fruits d’un acte de fornication.
Se rapprochant des premiers chrétiens, les cathares croyaient que le salut passait par une vie de religion. Ils étaient astreints à la chasteté, et devaient constamment aller par deux personnes du même sexe : chacun avait son sòci, ou compagnon, ou sa sòcia, pour les femmes. Cela permettait ainsi une surveillance mutuelle dans l’application des règles d’abstinence. Cette proximité de deux personnes de même sexe conduira fréquemment à l'accusation de bougrerie (homosexualité) par l'Inquisition.
Ils devaient ne pas mentir, s'abstenir de tout vice, de toute méchanceté, être simplement de Bons Chrétiens selon les Évangiles. Les parfaits ne devaient évidemment pas tuer, y compris les animaux. Ils devaient également ne pas mentir, ce qui en conduisit plus d'un au bûcher. En effet, les inquisiteurs apprirent à utiliser cette règle, ainsi que l'interdiction de jurer.
Les parfaits devaient prêcher le salut par l'ordination du consolament et la morale évangélique. Cette prédication se faisait dans les maisons ateliers, mais également chez les fidèles ou sur la place publique.

Les Églises cathares

Dans ces régions, les Bons Hommes s'organisent en communautés d'hommes ou de femmes constituées de plusieurs "maisons". Plusieurs communautés constituent une Église ou diocèse cathare, à la tête desquels se trouve l'évêque. Au milieu du XIIe siècle (1167) les Églises cathares sont au nombre de cinq : Albi, Toulouse, Carcassonne, Agen? (Aragnensis) et Epernon en France.
Au XIIIe siècle, en 1226 un nouvel évêché est créé, celui du Razès, la région de Limoux. Ces Églises sont indépendantes. Elles ne reconnaissent pas d'autorité supérieure à celle de leurs évêques. Contrairement aux pays du Nord, les bourgades du sud de la France s’étaient élevées autour du château seigneurial, formant ainsi des villages fortifiés, des castrum, où se mêlaient toutes les couches sociales. C’est donc dans ces castrum que les Albigeois, protégés par les seigneurs du lieu, ont ouvert leurs maisons de prière.

La fin du mouvement cathare

Le catharisme, qui affirmait que chacun était responsable de son âme, parut certainement une alternative séduisante à la doctrine du péché originel proposée par l’Église. Les gens se voyaient offrir une liberté d’un type nouveau : la liberté de l’esprit.
C’est en Languedoc et en Provence, régions les plus cultivées du monde occidental à l’époque, que le nouveau mouvement s’épanouit. Les richesses et la splendeur des royaumes occitans étaient à ce point légendaires que le roi Philippe II de France - Philippe Auguste - prit ombrage de ce voisin. Il ne lui fallait qu’un prétexte pour l’envahir et il lui fut fourni par le pape Innocent III qui, en 1208, prêcha une guerre sainte contre les albigeois et mit sur pied une des croisades les plus sanglantes de l’histoire.

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Innocent III

Lorsqu’elle s’acheva, la culture du Languedoc et de la Provence n’existait plus, les chefs et les prêtres cathares avaient péri sur le bûcher avec des centaines de leurs fidèles. Ils auraient sans doute sombré dans l’oubli s’ils n’avaient laissé derrière eux tout un corpus de légendes qui ne cessaient de s’étoffer à mesure qu’elles circulaient.
La doctrine cathare représentait un réel danger pour la société féodale, avant même d’être un danger pour l’Église. Le fait que les cathares ne juraient jamais et refusaient ce qui était «du monde», excluait l’hommage-lige ou la parole donnée à un suzerain. Certes, la noblesse appréciait de voir les Parfaits refuser d’intervenir en politique ou d’acquérir du pouvoir, mais comme cette doctrine impliquait également le refus de toute hiérarchie et de toute justice civile, elle ne pouvait qu’inquiéter très fortement la société féodale.
En outre, leur obstination, leur anticléricalisme intransigeant, leur opposition à la hiérarchie catholique, à laquelle ils reprochent sa richesse ostentatoire et ses abus de pouvoir, valent aux cathares de s'attirer les foudres de l'Église romaine. Ils sont condamnés comme hérétiques. L'instrument qui sera souvent utilisé pour la destruction du mouvement est leur refus du mariage, qui permettra de les nommer orgiaques et impies.

La croisade contre les Albigeois

L'Église catholique confie d’abord aux cisterciens, au XIIe siècle, puis au XIIIe siècle, aux ordres mendiants (franciscains et dominicains) le soin de combattre par la prédication ce danger de l'hérésie. Mais les cathares sont difficiles à convaincre. Face à cet échec, Le pape Innocent III, en 1208, proclame la croisade contre l’hérésie, la première croisade qui se déroulera sur le territoire de la chrétienté occidentale. Et il place à la tête de cette croisade un soldat redoutable, Simon de Montfort.

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Simon de Montfort

Avec la Croisade contre les Albigeois, il s'agit pour l'Eglise de mater une hérésie, mais il s’agit aussi, pour le pouvoir central de la royauté française, de se soumettre les Seigneurs du Sud, trop indépendants. Néanmoins Philippe Auguste ne voudra jamais participer personnellement à cette croisade.

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Philippe Auguste

Simon de Montfort massacre plusieurs milliers de personnes dans l’église de Béziers, et conquiert petit à petit tout le Sud-Ouest, exterminant les hérétiques. La lutte armée se poursuivit dans le Midi tout au long du XIIIe siècle. Elle atteint son paroxysme après 1233, quand les dominicains se voient confier la direction des tribunaux inquisitoriaux contre eux. Elle s’achève en 1244 avec la chute de la forteresse de Montségur, refuge des derniers cathares.
L'Inquisition fut aidée par les principes mêmes du catharisme. Tout d'abord, les Bons Hommes s'interdisaient de mentir, et lorsqu'un inquisiteur interrogeait un parfait, ce dernier ne pouvait que dire la vérité quant aux activités de ses semblables. De plus, un parfait ne pouvait être sacré que par un autre parfait ou une parfaite et les mourants ne pouvaient recevoir l'Absolution (consolament des mourants) que des mains d'un(e) parfait(e). L'Inquisition savait bien qu'en faisant disparaître le clergé cathare, le culte disparaîtrait avec lui.

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Sceau du Pape Innocent III

*°*°* Hauts-Lieux du catharisme *°*°*

La forteresse de Montségur

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A 1060 mètres d’altitude, perchée sur un piton calcaire (le pog), le château de Montségur a été construit entre 1205 et 1211 à la demande du clergé cathare, qui en a fait un centre spirituel et une place forte. C’est une forteresse imprenable : de 1243 à 1244, 150 hommes seulement tiennent en échec plusieurs milliers d’assaillants. Tout y est conçu pour la défense mais respecte également le symbolisme cathare. Un large portail invite les âmes à entrer, l’orientation du bâtiment suit les points cardinaux et son plan adopte la forme d’un pentagone, figure au symbole puissant dans la pensée cathare.

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Non seulement l'endroit est d'une beauté magique, mais le Château est nourri et soutenu par les forces telluriques, ainsi que les liens avec d'autres hauts-lieux spirituels. Certaines théories soutiennent que Montségur, comme les châteaux de Quéribus et Cabaret, serait également un observatoire et un temple solaire. A partir de 1240, Montségur abrite une communauté qui s’élève jusqu’à 500 personnes. Pour l’Eglise catholique autant que pour le roi de France Louis IX (Saint Louis), Montségur constitue un outrage intolérable à leur autorité.

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En mai 1243, une armée de 10 000 hommes fait le siège du château. Pendant 10 mois, les défenseurs repoussent tous les assauts. En mars 1244, l’eau commence à manquer à Montségur. Les assaillants proposent aux cathares d’avoir la vie sauve s’ils adjurent. Ils refusent, préférant mourir plutôt que de renoncer à leur foi. Le 16 mars 1244, les cathares se rendent et ouvrent les portes. Une cohorte de 215 hommes et femmes descend vers le bas de la montagne en se tenant par la main et en chantant des hymnes. Un immense bûcher les attend. Ils y montent de leur plein gré et leurs corps réduits en cendre donnent au lieu son nom sinistre : le Prat dels Cremats (le Champ des Brûlés).

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L'histoire de Montségur est ponctuée de mystères qui font le bonheur des écrivains et le désespoir des historiens. Le trésor des cathares fait partie de ces énigmes. Les hypothèses sont nombreuses sur sa nature et sur le lieu de sa cachette. De secrets en mystères, de mystères en fictions, les innombrables variations proviennent d'une même source : une série de questions qui se posent à l'examen des faits.
Selon la déposition d'Imbert de Salat, l'un des survivants de la tragédie, il y aurait eu, effectivement, un trésor qui aurait été enlevé, entre Noël et début janvier, par Pierre Bonnet et Mathéus, pour être déposé dans une grotte du Sabarthès appartenant à Pons-Arnaud de Castelverdun, peut-être dans la grotte fortifiée d'Ornolac. Composé d'or, d'argent et d'une grande quantité de monnaie, ce "trésor de guerre" était destiné à financer l'envoi de renforts, alors que la situation de Montségur devenait critique.

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Mais d'autres dépositions font état de l'existence d'un trésor dont le contenu aurait justifié de prendre des risques démesurés. En effet, la nuit même où le château et ses occupants furent remis entre les mains du roi et de l'Eglise, tandis que sur l'esplanade, les cendres du gigantesque bûcher fumaient encore, deux hommes, Amiel Aicart et Hugo, s'évadèrent de la forteresse, suspendus par un filin au-dessus de l'abîme, le long de l'effrayante paroi verticale.
Que pouvait être ce trésor qu'il fallait sauver à tout prix ? Très probablement, s'agissait-il d'un trésor tout à fait différent du premier. On imagine mal,en effet, trois ou quatre parfaits, qui avaient depuis longtemps renoncé aux biens de ce monde, se soustraire au sort de la communauté de leurs frères, pour quelques dizaines, voire quelques centaines de pièces d'or. On ne pouvait avoir tenté une telle entreprise que pour sauver un trésor auquel les Cathares accordaient une valeur inestimable, sacré entre tous. Sa valeur ne pouvait être que d'ordre spirituel, mais en même temps, c'était un vrai trésor, une relique, un objet tangible puisqu'il était caché dans la forêt. Peut-être une somme de parchemins sur lesquels étaient écrits des secrets ? Par exemple, celui de la projection de l'esprit hors du corps, une technique dont les parfaits gardaient jalousement le secret. Ceci n'est, bien sûr, qu'une hypothèse ; des écrivains imaginatifs en proposent d'autres : le quatrième livre de Flavius Josèphe qui aurait contenu la pure doctrine de Jésus, des inédits de Platon, des manuscrits de Mares, etc...

Le château de Peyrepertuse

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Niché sur un éperon rocheux avec son donjon et ses deux kilomètres de remparts, Peyrepertuse (pierre percée) constitue l'ensemble les plus aboutis de l'architecture médiévale. Du haut de ses remparts la vue porte des Corbières jusqu'à la mer. Le château a très peu souffert des croisades contre les albigeois, son seigneur Guilhem de Peyrepertuse s'étant soumis à Simon de Montfort, devenu duc de Narbonne en 1217. Le château devient néanmoins le refuge de nombreux chevaliers faidits (nobles dépouillés de leurs terres qui continuent cependant le combat contre les croisés) partisans de Trencavel.

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Le château de Puivert

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Puivert domine le pays de Quercorb ou pays de Chalabre. Au moment des croisades, le château appartient à Bernard de Congost qui refuse de faire allégeance à Simon de Montfort et s'enfuit à Montségur par un souterrain qui reliait à l'époque les deux places fortes. Le château de Puivert est certainement l'un des mieux conservé de la région mais seule l'aile Ouest date du siège de Simon de Montfort (1210), la grande majorité du bâtiment ayant été édifiée du XIVème siècle. Son immense cour nous rappelle les tournois et les joutes alors que ses splendides salles décorées de chapiteaux évoquent les grands moments où Puivert accueillait l'élite des troubadours du pays d'Oc.


Le château de Puylaurens

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Depuis son piédestal de 697 mètres, la forteresse de Lapradelle-Puilaurens verrouille le pays de Fenouillèdes à la limite de la Catalogne et du Languedoc. Durant la croisade contre les Albigeois il accueille de nombreuses personnalités cathares mais il résiste à Simon de Montfort qui ne parvient pas à le faire tomber. Modifié et agrandi du XIème au XIIIème siècle, Puilaurens est l'image la plus aboutie de ces nids d'aigles, impressionnants par leur puissance défensive et harmonieux par leur équilibre architectural.

Le château de Quéribus

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Bâti sur un impressionnant piton rocheux (728m) c’est le dernier îlot de résistance de la croisade contre les albigeois. En effet, il donne encore asile en 1241 à des diacres cathares. Son siège en 1255, onze ans après Montségur, marque la fin de la croisade. Quéribus constitue avec ses voisins Puilaurens et Peyrepertuse, des sites de défense de la frontière franco-aragonaise.

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La voie Cathare était en avance sur son temps.
Tandis que l'Europe vivait sous le système féodal, gardant la vaste majorité dans la misère et la famine, les Cathares enseignaient l'abolition des castes et du système de valeurs basé sur l'argent. Les Juifs, considérés à l'époque comme des parias, étaient bienvenus dans l'ordre. Les Cathares croyaient en la réincarnation, l'astrologie et célébrait les équinoxes. Les Parfaits savaient que l'univers est seulement formé d'Amour et de Lumière, et pratiquaient l'art de «Chevaucher la Lumière». Dans la Tradition occulte, cela signifie Etre et Agir en dehors du temps, et donc lire les Archives Akhashiques, voyager interdimensionnellement, et donc vivre dans la confiance et le detachement.
Les Cathares s'inspiraient, dit-on, de la tradition Druidique ainsi que du Manichéisme : le prophète Manès enseignait que la création est soumise aux lois de la dualité. La terre est le champ de bataille des forces de la Lumière et des forces des ténèbres. L'âme est connecte à la Lumière, à l'Esprit, tandis que le corps est l'incarnation du mal. L'illumination serait possible après avoir domine le corps et ses passions.

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