Rennes le Château 3

Publié le par NightWind

Le confessionnal et son bas-relief

Ce confessionnal en chêne massif fait face au maître-autel. Les détails de la gravure sur son fronton rappellent la légende du berger Paris, qui en 1645, en recherchant l'une de ses brebis égarées, aurait découvert un fabuleux trésor. Sur le confessionnal la tête de la brebis prend les traits d'un diable.
Le grand bas-relief au-dessus du confessionnal représente le Christ au Mont des Béatitudes. En bas de la montagne se trouve un sac troué contenant du pain qui se transforme en roses (miracle de Ste Germaine).


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Ce mont fleuri pourrait faire allusion aux seigneurs de Fleury. L'un d'eux a deux tombes dans le cimetière de Rennes-les-Bains. Douze personnages sont représentés, dont le Christ au centre et Marie-Madeleine à sa droite, pleurant à ses pieds. Le paysage en arrière plan passe pour être le lieu de cache du trésor.

Le bas-relief sous l'autel

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Le bas-relief de l'autel représente une grotte dans laquelle Marie-Madeleine contemple une croix brute, un livre ouvert à son côté(symbole de la Connaissance), un crâne (symbole de la vanité) et un pommier (symbole de l'éternité). Marie-Madeleine croise les doigts d'une façon très curieuse.

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Une inscription figurait autrefois sous le tableau, mais elle a disparu depuis. Curieusement certaines lettres portent des accents, chose étrangère au latin. "JÉSU.MEDÈLA.VULNÉRUM+SPES.UNA.PŒNITENTIUM.
PER.MAGDALENÆ.LACRYMAS+PECCATA.NOSTRA.DILUAS", "Jésus, remède des blessures, unique espoir du pénitent, par les larmes de la Madeleine, efface nos péchés".

La sacristie

Elle fut reconstruite en 1879 sur un petit terrain jouxtant l'entrée du cimetière. Entre la fin 1891 et le début 1892, Saunière y aménagea une pièce secrète. Puis, en 1894, il fit placer un placard à fond truqué afin d'en dissimuler l’accès. L'hypothèse la plus probable est qu'il se servait de cette pièce pour cacher les fouilles entreprises sous l'église, qui lui avaient révélé l'existence d'une crypte.

Les vitraux

L'abbé fit placer dans la nef, en 1897, quatre vitraux mosaïques et fit exécuter cinq vitraux à thèmes. Nous trouvons :
- La rosace du sanctuaire, où Marie-Madeleine oint les pieds du Christ.
- Le vitrail de Marthe et Marie
- La résurrection de Lazare
- La mission des apôtres
- Un magnifique vitrail de la crucifixion dans la sacristie. Ce dernier n'est malheureusement pas visible, la sacristie ne se visitant pas.
Le 17 janvier, un étrange phénomène se produit sur les vitraux bleus côté sud. A midi juste heure solaire, les rayons du soleil passent à travers les motifs de ces derniers et sur le mur opposé, apparaissent des pommes bleues, visibles que durant un laps de temps très court.

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Le pilier de la Vierge

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L'abbé Saunière fit placer dans un petit jardin attenant à l'église, une statue de Notre Dame de Lourdes. Pour lui servir de socle il prit le pilier sculpté qui soutenait l'ancien autel. Ce pilier de 0,75 m de hauteur, 0,40 m de largeur et 0,40 m de profondeur, est de facture carolingienne (VIIIème - IXème siècle). Il est orné d'une croix pattée, de motifs végétaux ainsi que d'un Alpha et Oméga, fut retourné, l'Alpha et l'Oméga se retrouvant alors inversés. Il fit graver sur sa partie supérieure : "PENITENCE PENITENCE" et sur sa partie inférieure : "MISSION 1891". La Vierge fut placée sur le pilier le 21 juin 1891, après avoir été portée en procession dans le village.

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La Dalle des Chevaliers

La Dalle fut découverte dans l'église en 1891, lors des travaux de restauration. Elle recouvrait apparement le tombeau des Seigneurs de Rennes, que Saunière découvrit à ce moment-là. Le registre de la paroisse des années 1694 à 1726 mentionne la présence du tombeau des seigneurs de Rennes à cet endroit. La face sculptée de cette dalle funéraire était posée contre terre. Cette dalle mesure 1,31 m de long pour 0,72 m de large et 8 cm d’épaisseur. Elle daterait du VIIIème - IXème siècle et serait de facture carolingienne.

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Deux Seigneurs, selon toute vraisemblance, sont représentés à cheval. Ils semblent partir à la chasse. A gauche une femme montant en amazone est vêtue d'une robe d'apparat. Elle sonne le cor de sa main droite. A droite un homme tient une lance dans sa main droite et un objet de forme ronde dans sa main gauche. Certains ont crut y reconnaître un enfant ou un autre cavalier. C'est pour cette raison que cette dalle fut souvent assimilée au sceau des Templiers. Toutefois cette hypothèse ne peut être retenue, car la dalle date du VIIIème ou IXème siècle.

La grotte

Dans le jardin du calvaire, l'abbé Saunière construisit une grotte avec des pierres qu'il allait lui-même ramasser dans la vallée des Bals. On raconte qu'il se livrait en fait à des fouilles discrètes autour de Rennes et qu'il dissimulait ses trouvailles dans sa hotte au milieu des pierres, afin de conserver son secret. Il plaça dans cette grotte une statue de Marie-Madeleine, qui a malheureusement été volée. A l'intérieur de la grotte se trouve un banc en pierre sur lequel on peut lire (difficilement) l’inscription "KXSLX".

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Cette grotte fut reconstituée après avoir été détruite et on ne peut dire avec certitude si elle est la représentation fidèle de celle construite par l'abbé Saunière. A l'origine il semble que cette grotte possédait une double entrée, comme c'est le cas de plusieurs grottes de la région, par exemple à Campagne sur Aude ou à Alet-les-Bains, ces grottes doubles ayant une fonction initiatique.

Les parchemins

Deux parchemins codés auraient été trouvés par Saunière lors de la destruction de l'ancien maître-autel de l'église. Selon la légende, ils se trouvaient cachés dans le pilier carolingien sculpté soutenant ce dernier. A l'origine deux calques auraient été faits par Saunière, l'un destiné au maire de Rennes-le-Château (ce calque sera détruit lors d'un incendie) et le second réservé pour leur déchiffrage à Paris. Une reproduction de ces parchemins fut publiée pour la première fois dans le livre "Le trésor maudit de Rennes-le-Château" de Gérard de Sède, qui aurait obtenu ces copies par Philippe de Chérisey. Le premier parchemin ou grand parchemin est un passage de l'Evangile selon Saint Jean, chapitre 12, versets 1 à 12.

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Si l'on compare ce texte latin à celui des Evangiles, on remarque que 128 lettres ont été rajoutées. Son décodage donne ce message : "BERGERE PAS DE TENTATION QUE POUSSIN TENIERS GARDENT LA CLEF PAX DCLXXXI PAR LA CROIX ET LE CHEVAL DE DIEU J'ACHEVE DE DAEMON DE GARDIEN A MIDI POMMES BLEUES".
Les mots Bergère et Poussin renverraient au célèbre tableau de Nicolas Poussin intitulé "Les bergers d'Arcadie" et tentation et Teniers feraient allusion à une peinture de David Teniers "La tentation de Saint Antoine". Saunière au retour de son hypothétique voyage à Paris se serait procuré une reproduction de ces deux tableaux. Ce Daemon de gardien pourrait être Asmodée. Quant aux pommes bleues, elles font évidemment référence au phénomène d'un des vitraux de l'église de Rennes, ayant lieu le 17 janvier.

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"les Bergers d'Arcadie" N. Poussin - le tombeau d'Arques - "La tentation de St Antoine" D. Ténier

Ce parchemin porte une signature, si on la retourne, les lettres font apparaître le mot "SION", faisant alors penser au Prieuré de Sion. En bas de ce parchemin, nous retrouvons la phrase qui se trouvait encore il y a quelques années sur le bas-relief de l'autel de l'église de Rennes-le-Château :

"JÉSU.MEDÈLA.VULNÉRUM + SPES.UNA.PŒNITENTIUM.
PER.MAGDALENAE.LACRYMAS+PECCATA.NOSTRA.DILUAS".

Le second parchemin

 

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Ce parchemin, plus court, appelé aussi petit parchemin, regroupe trois versions des évangiles canoniques de Saint Luc, Saint Matthieu et Saint Marc sur le thème de la "Parabole des épis de céréales". Dans ce document, certaines lettres se détachent du texte, formant un message: "A DAGOBERT II ROI ET A SION EST CE TRESOR ET IL EST LA MORT", que l’on peut lire de deux façons : soit "A Dagobert II Roi et à Sion est ce trésor, et il est la mort", soit "A Dagobert II Roi et à Sion est ce trésor et il est là, mort".

Les autres textes codés de l'affaire

Le manuscrit du Sot Pêcheur aurait été retrouvé parmi les papiers de Bérenger Saunière en 1963. Il fut publié pour la première fois par Gérard de Sède en 1967. Ce document sera réédité dans deux autres de ses livres mais, à chaque publication, le cryptogramme diffère quelque peu. Ce document comporte des lettres incohérentes et des mots formant un petit message.

"SOT PECHEUR A L'EMBOUCHURE DU RHONE, SON POISSON SUR LE GRIL DEUX FOIS RETOURNA. UN MALIN SURVINT ET LE GOUTA. IL NE LUI RESTA QUE L'ARETE. UN ANGE VEILLAIT ET EN FIT UN PEIGNE D'OR. B.S."

Les lettres B.S. seraient les initiales de Bérenger Saunière. Le décryptage de ce manuscrit permettrait de décoder un rebus. Un chercheur a mis à jour ce message :"TRESOR ROI ENFOUI AUX LAGASTOUS AVEN 1785". Par une étude plus approfondie il vit apparaître un deuxième message: "OR NATIF ROMAIN- HAUTPOUL- DEPOTS : WISIGOTHIQUE, ALARIC, ROYAL, TEMPLIERS BEZU, ACCES KARST SUD AVEN RAYONS : LLLLLLXV. M POINTS AVEN, P.CARLA- ROI MORT- MMLLLLXLV. M-"

La dalle de Coumesourde

Cette dalle fut découverte en 1928 au lieu-dit de Coumesourde par M. Ernest Cros, archéologue et ami de Saunière. Elle serait d'origine templière, Coumesourde étant la propriété des Templiers. A ce jour, personne n'a pu la déchiffrer. Cette pierre aurait été gravée des deux côtés. Toutefois dans les relevés de Cros, seule la face de gauche apparaît. La face de droite fut publiée par Gérard de Sède. Des doutes subsistent sur l’authenticité de cette dalle. Sur le relevé de gauche nous retrouvons deux croix templières, mais aussi les mots P.S PRAECUM, comme sur la dalle horizontale de Marie de Nègre d'Ables.

La tombe de Marie de Nègre d'Ables

Cette stèle se trouvait dans le cimetière de Rennes-le-Château, comme l’atteste un relevé de la Société d’étude scientifique de l’Aude. Le 25 juin 1905, des membres de cette société découvrent dans un coin du cimetière, une dalle brisée en son milieu, où on peut lire une inscription gravée très grossièrement. Cette dalle mesure 1, 60m sur 0,65m. Lorsque la S.E.S.A. revint en 1908, elle ne parla plus de cette épitaphe. L’abbé Saunière semble l’avoir faite disparaître entre temps. Cette dalle aurait été conçue et codée par l’abbé Bigou, curé de Rennes-le-Château au temps de la marquise. Cette dernière lui aurait révélé un secret de famille et l’abbé l’aurait dissimulé dans la pierre afin qu’il ne se perde pas.

Ce texte comporte de curieuses anomalies :
- CT GIT au lieu de CI GIT
- NOBLe : un e minuscule à la fin du mot
- M ARIE : le M de Marie est sur la ligne supérieure, coupant ainsi le nom en deux
- NEGRe : un e minuscule à la fin du mot
- DARLES au lieu de D’ABLES
- HAUPOUL sans T, mais il semble que d’après les anciens registres, le nom de cette famille s’écrivait bien sans T.
- De : le e est en minuscule
- SOIX ANTE : le mot soixante est coupé en deux
- SEpT : le p est en minuscule
- L’année de sa mort est (1781) or il est inscrit MDCOLXXXI, le deuxième C devenant un O.
- REQUIES CATIN PACE: On aurait dû lire REQUIESCAT IN PACE, qui signifie repose en paix.

L’ensemble des anomalies formerait les mots «mort épée». Si l’épitaphe de la tombe de Marie de Nègre d’Ables est attestée, la dalle horizontale est par contre sujette à caution. En effet on trouve sa description dans un seul et unique ouvrage datant de 1884 "Pierres gravées du Languedoc", d’Eugène Stublein, document édité par le Prieuré de Sion. Personne n’aurait réellement vu cette dalle.

Selon certains elle daterait du XIIIème siècle et serait donc largement antérieure à la sépulture de la marquise. Elle pourrait avoir une origine templière. Les mots exprimés sur cette dalle sont en latin, mais chose curieuse, certaines lettres sont en grec. Les deux ensembles de lettres verticales à gauche et à droite se traduisent par "ET IN ARCADIA EGO", faisant allusion au célèbre tableau de Nicolas Poussin, "Les Bergers d’Arcadie".

Au centre de la dalle nous trouvons quatre mots latins :
- REDDIS : "Rennes-le-Château" ou le verbe "rendre".
- REGIS : "roi", "régner".
- CELLIS : "cave", "tenir secret", "cacher".
- ARCIS : " abri", " refuge", "arche".

Les lettres P-S dans la partie supérieure sont reliées par une flèche au mot PRÆ-CUM en bas de la dalle. L’ensemble P-S PRÆ-CUM pourrait signifier "Je prierai pour toi". Mais on peut lui donner d’autres significations. Les mots PRÆ-CUM peuvent aussi être traduits par "devant avec"et les lettres P-S par "Pecunia Sua" signifiant "sa fortune". En bas de la dalle est représentée une araignée, qui pourrait être un jeu de mot, "araignée" pouvant se lire en phonétique "A REGNES EST", Regnes étant l’ancienne appellation de Rennes-le-Château au XVIème siècle.

Autres remarques :
- Les quatre mots du centre se terminent tous par IS, formant ainsi ISIS ISIS.
- Dans les deux phrases latérales verticales sont dessinées des croix templières.
- La phrase latérale de droite commence par un A (Alpha) et se termine par un Oméga.
- La mort de Marie de Blanchefort aurait eu lieu un certain 17 Janvier (1781) ... fête de Saint-Antoine l'ermite, représenté à l'intérieur de l'église Saint-Marie Madeleine, jour où apparaissent les pommes bleues...

Publié dans Les Enigmes

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baron de synclair 30/06/2009 08:13

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