Glastonbury

Publié le par NightWind

Glastonbury est une petite ville du Somerset, en Angleterre, située à 50km au sud de Bristol.

Image hébergée par servimg.com Image hébergée par servimg.com

Cette ville pleine de vie possède un patrimoine ancien et a bien su affirmer de nos jours un caractère et un goût uniques. Elle attire des visiteurs et des pèlerins du monde entier. La population de Glastonbury compte environ 10.000 habitants.

Image hébergée par servimg.com

Historiquement, Glastonbury fut le site d'une abbaye médiévale dont l'importance fut établie à travers les traditions selon lesquelles Jésus et Joseph d'Arimathie y seraient venus, et le Roi Arthur avec son épouse Guenièvre y seraient enterrés.
Déjà pendant la période mégalithique (il y a 4-5000 ans), c'était un lieu sacré. Ce lieu était jadis une île, Avalon, dominée par une colline sacrée, le Tor.
Aujourd'hui, c'est un centre pionnier mondial du New Age, ou mouvement alternatif, le site d'un festival rock de renommée internationale, et le foyer de trois générations de ‘gens alternatifs'.
C'est un lieu de pèlerinage. Des gens de tout le Royaume Uni ainsi que du monde entier s'y rendent. Ils sont nombreux à se souvenir de Glastonbury bien après leur venue. Ils sont bien plus encore à y revenir ou à y rendre visite régulièrement.

Des racines anciennes

Bien avant l'époque chrétienne, Avalon était le foyer d'un collège druidique et elle abritait un des trois chœurs perpétuels d'Angleterre comme le mentionnent les Triades Celtiques. Les deux autres étaient sur les îles d’Anglesey et d’Iona. Si l'on remonte encore davantage dans le temps, c'était un centre mégalithique tel Avebury ou Stonehenge.
Les traditions millénaires, affiliées à la Déesse survécurent à travers le Moyen Age, et sont réapparues aujourd'hui sous une forme nouvelle - des femmes locales jouent un rôle prédominant en ville.

La «Terre la plus sainte» d'Angleterre

Image hébergée par servimg.com

Au Moyen Age, l'abbaye de Glastonbury (ci-dessus) était l'un des lieux de pèlerinage les plus importants d'Europe et la ville se développa afin d'y pourvoir. Le roi Arthur et Guenièvre y seraient soi-disant enterrés et de nombreux Saints y vécurent - Patrick, David, Brigitte, Bénédicte, Dunstan.
La tradition veut que Joseph d'Arimathie et les premiers Chrétiens aient trouvé refuge en Avalon pour y fonder la première église du monde construite à dessein. Chrétienne pendant cinq siècles avant Canterbury, Glastonbury devint la «terre la plus sainte» d'Angleterre.
L'abbaye de Glastonbury fut finalement détruite en 1539 pendant la purification culturelle sous le règne d'Henri VIII: la dissolution des monastères.

Les temps modernes

Depuis 1900, un nombre grandissant de visionnaires, d'occultistes, d'artistes, de musiciens, de guérisseurs et d'autres personnes uniques en leur genre y ont emménagé. Depuis les années soixante, une nouvelle génération est arrivée : les «gens alternatifs» qui forment aujourd'hui 30% de la population.

Le paysage

Image hébergée par servimg.com

On trouve à l'ouest de Glastonbury, les Somerset Levels (ci-dessus), une terre de marécages en grande partie asséchée, pourvue de plusieurs grandes réserves naturelles - une véritable cité aviaire de hérons, de cygnes, d'oies sauvages, de canards et en hiver des vagues entières d'étourneaux sansonnets.
La ville est surplombée par le Tor, une colline sacrée. Glastonbury se tient sur une ancienne île (en fait un isthme), l'Ile d'Avalon. Les Levels furent drainés à partir de 1620 sous l'impulsion du tsunami de 1607. Jusqu'alors Avalon était isolée, un endroit à part.

Image hébergée par servimg.com

L'esprit du lieu

Pour certains, c'est une petite ville ordinaire de province. Pour d'autres, c'est un centre spirituel cher aux esprits indépendants tout comme aux Chrétiens - un centre multiconfessionnel. S’y retrouvent des Protestants, des Catholiques, des Orthodoxes celtiques et des Chrétiens libres penseurs, des Spiritualistes, des Bouddhistes, des Krishna, des chamans, des dévots de la Déesse et encore bien d'autres esprits libres.
C'est un peu fou de temps en temps, mais c'est bon pour l'âme. C'est un endroit coloré, vibrant - parfois chaleureux, ouvert et amical, parfois un défi. C'est tout ce qui rend Glastonbury fascinante.

Joseph et les premiers chrétiens

D’après la tradition, en 37 après JC, Joseph d’Arimathie, un Essénien qui avait offert sa tombe à Jésus, vint se réfugier à Glastonbury après la Crucifixion. Il débarqua à Wearyall Hill, où il planta son bâton, qui prit racine et devint un arbre. Cette vieille tradition chamanique signifie que «cet endroit est le bon».
Un descendant de cet arbre est encore aujourd’hui présent sur Wearyall Hill. (ci-dessous)

Image hébergée par servimg.com

Les Celtes avaient un dieu nommé Esus qui mourait et revenait à la vie. Quand ils entendirent Joseph parler de Jésus, ils y virent le retour d’Esus et ils offrirent à Joseph une partie d’Ynys Witrin. Joseph et ses 12 compagnons y construisirent la première église chrétienne.

Image hébergée par servimg.com

La Chapelle St Mary (ci-dessus), le point le plus occidental de l’Abbaye, marque le site de l’église originelle de Joseph. Depuis Wearyall Hill on peut voir la ville et l’Abbaye.
On peut également voir les autres collines sacrées de Glastonbury : le Tor, Chalice Hill et St Edmund's Hill (aujourd’hui nommée Windmill Hill).

Les jardins du Chalice Well

Image hébergée par servimg.com

La vesica pisces (ci-dessus, bassins en forme de vesica pisces) est un symbole géométrique sacré dans lequel la circonférence d’un cercle passe par le centre de l’autre cercle. La partie centrale est appelée vesica.
La vesica pisces sur le couvercle de Chalice Well (ci-dessous) fut dessinée par celui qui mit à jour les ruines de l’Abbaye, Frederick Bligh Bond. Elle symbolise l’entremêlement des principes mâle et femelle, de la lumière et des ténèbres.

Image hébergée par servimg.com

Les eaux rouges chargées de fer de ce puits sacré sont fort connues pour leurs propriétés curatives et pour leur lien avec la Terre Mère. Elles ne se sont jamais taries, et la source a été maintes fois la seule source active de Glastonbury lors des sécheresses de 1921-22 et plus récemment au début des années 90.

Image hébergée par servimg.com

L’Aubépine Sacrée

L’arbre qui se trouve au-dessus de la Tête de Lion (ci-dessus) est un rejeton de l’aubépine sacrée (Crateagus Monogyna Praecox) que Joseph d'Arimathie avait apportée de la Terre Sainte. Cette espèce pousse normalement au Liban.
Il y a plusieurs aubépines sacrées à Glastonbury, les plus célèbres étant à Wearyall Hill et dans l’Abbaye (ci-dessous). Elles fleurissent début Janvier et portent à la fois leurs fruits et leurs fleurs, évoquant ainsi un symbole puissant : la vie et la mort en même temps, la transformation.

Image hébergée par servimg.com

Bride's Mound

Image hébergée par servimg.com

Bride's Mound est une petite butte à l’ouest de Glastonbury, à Beckery, juste au pied de Wearyall Hill. Petite sans doute, mais son histoire est grande, car la légende dit que c’est une entrée d’Avalon et que le chemin processionnel y débutait.
Récemment, des femmes de Glastonbury ont proposé que soit reconstruit un sanctuaire à cet endroit.

Image hébergée par servimg.com

Le Tor

Il y a de nombreux mythes et légendes associés au Tor. Ce qui est indéniable, c’est la puissance des éléments sur le Tor. Certains la décrivent comme un tourbillon, un vortex ou un point de rencontre d’énergies dans leurs formes les plus pures et les plus sauvages ; d’autres la décrivent comme un dragon primordial qui se tord, tourne et rugit pour qu’on le libère. De nombreux visiteurs du Tor y ont eu d’étranges expériences psychiques : l’impression d’être désorientés, d’être légers comme l’air ou d’être engloutis dans des passages souterrains...

Image hébergée par servimg.com

Le Tor est ancien. L’archéologie moderne est d’accord avec le folklore sur ce point. Il y a plusieurs milliers d’années, le Tor aurait été une des sept îles émergeant après une grande inondation. Ce point en ferait un centre de régénération et de vie, à la fois symboliquement et matériellement. Les légendes racontent que le sommet portait un cercle de pierres comme à Stonehenge.
Dans les années 70, une visionnaire qui préfère ne pas être nommée, a décrit sa vision comme suit : "Le Tor n’est plus le même aujourd’hui. Une portion du sommet a été enlevée, là où il y avait un temple circulaire." Or, le 22 février 2002, les archéologues Nancy et Charlie Hollinrake annoncèrent qu’ils avaient mis à jour au sommet du Tor les fondations de ce qui ressemblait fortement à un antique temple circulaire !

Les terrasses

Image hébergée par servimg.com

Une indication physique de ce qui a pu être un antique rituel se trouve dans le chemin terrassé qui forme une spirale autour du Tor. Bien qu’il soit aujourd’hui très abîmé, on peut encore le suivre. Des études scientifiques estiment qu’il a pu être tracé il y a 4 ou 5000 ans, à peu près à la même époque que Stonehenge.

Image hébergée par servimg.com

L’examen de ce chemin montre qu’il se termine avant d’arriver au sommet. L’endroit où il disparaît soudain est marqué par une grosse pierre ovale, localement connue sous le nom de pierre-oeuf ou "eggstone" (ci-dessus). Il n’y a que peu de grosses pierres sur le Tor et d’après leur positionnement, elles semblent être des marqueurs délibérés.
Geoffrey Russell puis Geoffrey Ashe ont avancé l’idée que les terrasses du Tor sont les restes d’un labyrinthe néolithique, un chemin cérémoniel dédié à l’ancienne Déesse britannique.

Image hébergée par servimg.com

Le schéma en forme de labyrinthe, semblable aux labyrinthes de Crète (ci-dessus), fut créé bien avant que les Druides ne l’utilisent pour leurs rites et leurs cérémonies d’initiation. Les labyrinthes en spirale sont fortement symboliques, leur interprétation la plus courante étant le voyage de l’âme à travers la vie, la mort et la renaissance.
Depuis que cette signification a été suggérée, plusieurs milliers de personnes ont parcouru le chemin processionnel (ci-dessous), ce qui n’est pas une mince affaire puisqu’il faut entre 4 et 6 heures d’efforts physiques et de concentration pour entrer et ressortir du labyrinthe.

Image hébergée par servimg.com

Des Lignes de Pouvoir

La radiesthésie a depuis longtemps redécouvert les nombreuses lignes de pouvoir tellurique qui étaient connues par le folklore depuis des centaines d’années. Ce sont des lignes géomagnétiques, les “ley lines” qui parcourent la terre comme les méridiens de l’acupuncture parcourent le corps.
Les églises chrétiennes furent d’ailleurs placées sur les anciens sites sacrés qui étaient bâtis sur ces lignes. La ligne St Michael s’appelle ainsi car la plupart des églises qui se trouvent dessus sont dédiées à St Michel, la version chrétienne de la déité protectrice mâle qui était associée à cette ligne.
De la même façon, les églises Ste Marie suivent la St Mary line et remplacent les sanctuaires plus anciens dédiés à la Terre Mère.
Les lignes St Michael et St Mary se rejoignent au sommet du Tor et y combinent leurs forces. C’est peut-être cette énergie combinée qui est la source du fort mysticisme associé à ces lieux depuis des centaines d’années.

Image hébergée par servimg.com

Le sommet du Tor fut aplani au Xe ou au XIe siècle pour y bâtir une église de pierre, ce qui a pour effet d’avoir éliminé la plupart des traces archéologiques des périodes antérieures. Auparavant, il y avait apparemment une retraite monacale au sommet du Tor, probablement fondée à l’époque de St Patrick au milieu du Ve siècle.
Au début de XIIe siècle, une chapelle St Michael de Torre fut édifiée. Le 11 septembre 1275, il y eut un tremblement de terre et la chapelle s’écroula. Une autre église fut construite en 1323 dont la tour (qui est tout ce qui reste) date du XIVe siècle (ci-dessus).
Les marques sur la tour St Michael montrent St Michel tenant une balance et Ste Brigitte en train de traire une vache (ci-dessous). Ste Brigitte était à l’origine la déesse celte Brighid qui, à Imbolc, présidait à la traite des animaux domestiques, notamment les brebis.

Image hébergée par servimg.com

Les habitants de Glastonbury parlent de la façon dont ils se sentent parfois obligés d’escalader les pentes du Tor, alors que d’autres fois, ils ne peuvent pas s’en approcher. Des siècles de légendes se sont accumulés autour de ce lieu. A leur façons, toutes ces légendes démontrent une chose : le Tor est un endroit où le voile entre les mondes est mince.

Image hébergée par servimg.com

Publié dans Autour d'Avalon

Commenter cet article

anne 20/06/2012 23:06

Bonsoir à vous,
Vous remercier pour toutes ces informations qui parlent à mon coeur, quelque part...dans l’infini univers.
Je suis aussi heureuse de vous partager l’annonce d’un voyage prochain à Glastonbury et autour des énergies des Crop Circle avec comme guide Patrice Marty (savoirperdu.com)
Cordialement et Unitairement !
Anne