Le crash de Roswell

Publié le par NightWind

Dans le mois qui a précédé le crash de Roswell, il y a eut 88 apparitions d’OVNI dans 24 Etats des USA. Le soir du mercredi 2 juillet 1947 vers 22h, un violent orage s’abat sur le Nouveau Mexique. Le fermier William "Mac" Brazel, dont le ranch se trouve au nord-ouest de la ville, entend soudain une violente déflagration. Dès le lendemain, au petit matin du 3 juillet, alors qu’il inspecte ses moutons, William Mac Brazel découvre dans sa pâture une grande quantité de débris au sol, répandus sur une zone de 1200m de long et une centaine de mètres de largeur, provenant d'un objet qu'il ne peut identifier. Une dépression d'environ 3 m de large dans le sol part d'une des extrémités et s'étend sur environ 150 m. Après avoir récupéré quelques-uns des matériaux, Brazel se rend chez ses voisins, Floyd et Loretta Proctor, et leur fait part de sa découverte.



Image hébergée par servimg.com

Le dimanche 6 juillet, Mac Brazel prévient le shérif George Wilcox, qui se rend sur les lieux. Celui-ci déclarera avoir vu de nombreux débris ainsi qu’une zone de sable noirci et vitrifié. Ensemble, ils appellent les responsables de la base militaire de Roswell qui envoient immédiatement 3 hommes au bureau du shérif. L'un d'eux est le colonel Blanchard, commandant de la base, accompagné du major Jesse Marcel, officier de renseignement, et du capitaine Sheridan Cavitt, agent du contre-espionnage.

Ils découvrent un très grand nombre de fragments légers, rigides et extrêmement résistants, et en récupèrent un grand nombre. Certains de ces débris portent des symboles indéchiffrables. Blanchard rentre à la base en emportant avec lui quelques-uns des debris apportés par Brazel, puis en réfère à son supérieur hiérarchique, le général Robert Ramey de la base de Carswell, à Fort Worth (Texas). Le soir-même, les débris sont envoyés à Washington, à l'adresse du général Clements Mac Mullen, puis ré-expédiés pour identification à la base de Wright Field, près de Dayton (Ohio).

Le lundi 7 juillet, comme le confirment les archives du Pentagone, le général Hoyt Vandenberg rencontre le général Curtis LeMay au sujet des "soucoupes volantes". A plusieurs centaines de kilomètres de là, le major Marcel et le capitaine Cavitt se rendent sur le site où Mac Brazel dit avoir trouvé les débris. Lors de son retour à la base, Marcel fait une halte à son domicile, dans la ville de Roswell. Il est 2 h du matin, mais l'incident lui semble suffisamment extraodinaire pour qu'il réveille sa femme et son fils, fier de pouvoir leur montrer les vestiges d'une "soucoupe volante".


Image hébergée par servimg.com

Les événements s'accélèrent le mardi 8 juillet. Le colonel Blanchard ordonne au major Edwin Easley de placer des postes de garde sur les routes accédant au champ de Brazel. A 7 h 30, il organise une réunion avec les principaux officiers de la base afin de discuter de l'affaire des débris. A 9 h 30, il dicte une dépeche de presse annonçant la capture d'une soucoupe volante à l'officier chargé des relations publiques, le lieutenant Walter Haut. Celle-ci est communiquée à la presse aux environs de 12 h. Le jour-même, le Roswell Daily Record publie la nouvelle en couverture, précédant de peu des dizaines de journaux du monde entier.


Image hébergée par servimg.com

La Force Aérienne Capture un Disque Volant dans la Région de Roswell : Le bureau des renseignements du 509ème groupe de bombardement de la base de l'Air Force de Roswell a annoncé aujourd'hui à midi que la base était entrée en possession d'une soucoupe volante.
Selon des informations rendues publiques par ce département, sous l'autorité du major Jesse A. Marcel, officier des renseignements, le disque a été recueilli dans un ranch proche de Roswell, après qu'un fermier non identifié ait prévenu le sheriff George Wilcox, qu'il avait trouvé l'objet sur ses terres. Le major Marcel et un employé de son département se sont rendus au ranch et ont recueilli le disque, a-t-il été dit.
Après avoir été étudié par le bureau des renseignements, on l'a transporté au quartier général. Le bureau des renseignements a déclaré qu'aucun détail sur la construction de la soucoupe ou sur son apparence n'a été révélé.
M. et Mme Dan Wilmot sont apparemment les seules personnes vivant à Roswell à avoir vu ce qu'ils pensent être un disque volant. Ils étaient assis devant chez eux, au 105 South Penn, jeudi soir dernier à dix heures moins dix lorsqu'un grand objet lumineux s'est mis à grossir dans le ciel du sud-est, se dirigeant en direction du nord-ouest à grande vitesse.
Wilmot a attiré l'attention de Mme Wilmot et tous les deux se sont précipités dans le jardin pour l'observer. Il est resté en vue moins d'une minute, peut-être quarante ou cinquante secondes, estime Wilmot. Wilmot dit qu'il lui semblait être à une altitude de 500 mètres et aller vite. Il a estimé la vitesse entre 650 et 800 kilomètres à l'heure. Il avait l'air de forme ovale comme deux soucoupes renversées l'une sur l'autre, ou comme deux bassines placées de la même façon.
L'objet entier brillait comme si une lumière diffusait depuis l'intérieur et non pas seulement comme s'il y avait une lumière sur le dessous.
D'où il était, Wilmot dit que l'objet avait une taille de 5 mètres et, en tenant compte de la distance à laquelle il se trouvait par rapport à la ville, il déduit qu'il devait faire 5 ou 7 mètres de diamètre, bien qu'il ne s'agisse que d'une estimation.
L'objet est devenu visible en direction du sud-est et a disparu au-dessus des arbres dans les environs d'une colline distante d'une dizaine de kilomètres.

Pendant ce temps, les militaires, accompagnés de Mac Brazel, effectuent une opération de reconnaissance aérienne et repèrent le site du crash proprement dit. Selon toute vraisemblance, l’engin aurait été touché par la foudre, aurait perdu ses débris au-dessus de la pâture de Mac Brazel où il aurait touché le sol, puis aurait rebondi pour repartir puis finalement s’écraser plusieurs kilomètres plus loin.

Vers 15 h, un bombardier B-29 décolle de la base de Roswell avec à son bord le major Jesse Marcel et des sacs de débris. Un 2e appareil emporte un conteneur scellé, également chargé de l'étrange marchandise. Arrivé à Fort Worth, ce conteneur est aussitôt transféré dans un autre avion en partance pour Washington. (En avril 1991, le général Thomas DuBose déposera devant notaire un témoignage selon lequel un appel téléphonique du général Mac Mullen avait ordonné que le container soit immédiatement transféré à Washington pour être ensuite acheminé à la base de Wright.)

Quelques heures plus tard, les radios et les journaux de Roswell reçoivent un coup de téléphone de Washington, leur demandant de ne pas diffuser le communiqué de Haut ni de donner d’informations sur l’incident.

Une conférence de presse est organisée dans le bureau du général Ramey, à Fort Worth. Jesse Marcel y montre les débris de réflecteurs radars en aluminium. L'explication officielle est donnée : la soucoupe volante n'était qu'un ballon-sonde.

Image hébergée par servimg.com 

Image hébergée par servimg.comImage hébergée par servimg.com

le général Ramey et Thomas DuBose (photo de gauche) et le major Marcel (photo de droite) montrent les débris du ballon sonde.

En fin d'après-midi, le Colonel Blanchard visite le site du crash et la zone des débris et une caisse fermée hermétiquement est envoyée dans le 4ème vol partant de Roswell.

En début de soirée, l'employé des pompes funèbres de la ville ,Glenn Dennis, est questionné par téléphone par les militaires de la base sur les techniques de conservation des corps ainsi que de la disponibilité de petits cercueils.

Le mercredi 09 juillet, dans la matinée, le ramassage des débris continue et 3 avions C-54 sont chargés de caisses de débris. En fin de matinée, Mac Brazel est envoyé à la base de Roswell pour y être interrogé.

En début d'après-midi, des officiers de la base récupèrent leur dépêche dans les bureaux du journal et de la radio de Roswell. Brazel est emmené par des militaires à la station de radio KGFL où il change sa version des faits.

En fin d'après-midi, les 3 avions C-54 transportent leurs cargaisons à Los Alamos au Nouveau Mexique.Le journal de Roswell publie la nouvelle version de Mac Brazel.
Le jeudi 10 juillet : Mac Brazel est envoyé à la base de Roswell où il reste quelques jours. Pendant ce temps, le nettoyage du site continue. Le lendemain, tous les militaires impliqués dans la récupération des débris recevront l'ordre d'oublier tout ce qui s'est passé.


Les autres témoins

Il existe d’autres témoins de l’incident de Roswell, qui n’ont commencé à parler qu’une trentaine d’années plus tard.

L’ingénieur Grady Barnett, qui résidait à Roswell au moment des faits, affirme qu’il effectuait des relevés sur le secteur du crash. Il rencontre sur place les membres d’une équipe de recherche archéologique de l’université de Pennsylvanie, et ils tombent alors sur un disque de 8 à 10 mètres de diamètre, autour duquel se trouvent quatre cadavres humanoïdes de petite taille. Mais les militaires qui gardent le secteur les écartent de l’objet et leur intime de ne pas parler de ce qu’ils ont vu.


Image hébergée par servimg.com
Image hébergée par servimg.com

deux reconstitutions du site du crash 

En 1947, Glenn Dennis travaillait aux pompes funèbres Ballard, à Roswell, où il faisait également office d’ambulancier. Dans l’après midi du 8 juillet, il dit avoir reçu plusieurs appels téléphoniques de l’hôpital de la base aérienne, lui demandant, entre autres, comment préparer des corps qui seraient restés longtemps dans le désert, comment ne pas modifier la composition chimique du sang de ces corps, et s’il avait en stock des cercueils étanches pour enfants de 1m ou 1.20m.

Plus tard dans la journée, en ramenant à l’hôpital un pilote accidenté, il vit de nombreux débris portant des inscriptions dans les jeeps militaires. En sortant, il demanda s’il y avait eu un crash, pensant à un accident d’avion, et il fut fort surpris de la réaction de deux officiers de la police militaire qui, affirme t-il, le menacèrent des «pires problèmes» s’il révélait quoi que ce soit.

Le fils du major Marcel, Jesse Marcel Jr, fit en 1978 d’étonnantes révélations. Selon lui, son père serait rentré à la maison le soir de la découverte avec des débris métalliques, et les aurait montrés à sa femme et à son fils.

«Ce qui différenciait les pièces, c’était une série d’inscriptions. La poutrelle en « I », longue de 30 à 45 cm, comportait des symboles et des formes géométriques de couleur violette. Ces symboles n’étaient visibles que sous un certain angle. Une de ces pièces ressemblait à quelque chose comme de la feuille d'aluminium, sauf que ça n'en était pas. Vous pouviez la plier et ensuite elle reprenait sa forme initiale immédiatement. Elle était très facilement pliable, mais vous ne pouviez pas la tordre ou l'étirer. Cela ressemblait à du plastique mais c'etait métalique.»

Dans les jours qui suivirent, le major Marcel demanda à sa femme et à son fils de ne pas reparler de ces débris.

Image hébergée par servimg.comImage hébergée par servimg.comImage hébergée par servimg.comImage hébergée par servimg.com

diverses reconstitutions de ces inscriptions 

Le colonel Philip Corso a travaillé plusieurs années au Pentagone, où il faisait partie du National Security Council. C’est certainement l’un des témoins les plus influents. Dans son livre intitulé « Au lendemain de Roswell » publié en 1997, il affirme avoir été responsable de l’implantation de technologies extraterrestres au sein de l’armée américaine.

Corso dit également qu’à l’époque il a vu 5 caisses dans un hangar. Dans l’une des caisses, il y avait un corps qui flottait dans une substance liquide. Le corps ne faisait pas plus d’1,20 m. Il décrit l’extraterrestre ainsi :
« La poitrine était relativement étroite. La peau avait une teinte grisâtre. La tête était grande par rapport au reste du corps. Les yeux étaient légèrement obliques et recouverts d’une sorte de membrane »

En 90, le phénomène ne s’essoufflant pas, le congrès Americain décide de faire un rapport sérieux sur l’affaire. Ce rapport s’intitulera «The Roswell Report : fact vs fiction».

Dans ce rapport, on apprend que l’armée travaillait sur un projet top secret appelé «Mogul», qui consistait à contrôler les essais nucléaires soviétiques en lançant des ballons de haute altitude munis d’équipements acoustiques, et que les soi-disant OVNIs n’étaient en fait que ces ballons. La structure des équipements était en balsa et en feuille d’aluminium, et certaines baguettes portaient de l’adhésif à fleurs.

L’armée, dans une autre version officielle, affirme qu’elle a réalisé des essais d’impact en utilisant des mannequins qui pouvaient ressembler à de petits cadavres. Le problème est que ces mannequins mesurent 1,80 m et pèsent 85 kg pour simuler les pilotes.

Le moins que l’on puisse dire est que les hautes instances américaines ont beaucoup de mal depuis 50 ans à concocter une version unique et convaincante.

Dans tous les cas, si le projet Mogul était top secret, c’était pour son but et non pour le matériel utilisé. De même pour les mannequins. D’autres ballons Mogul sont tombés ailleurs sans que l’armée s’en préoccupe. Rien dans ces versions officielles ne justifie le bouclage de la zone et la récupération des débris sous garde armée.


Matériau inconnu et inscriptions étranges

L’enquête la plus sérieuse qui a été menée sur l’affaire Roswell provient des Dr Jean Sider et Leonard Stringfield.

Lors de leur enquête, ils ont pu récolter les témoignages de chercheurs ayant travaillé sur les débris récupérés. La composition des débris n’a jamais été identifiée. Il a été impossible de découper cette tôle, ni d’y faire une entaille, ni de la brûler.

Pour ces deux hommes qui ont mené une enquête et interrogé de nombreux témoins, il s’est incontestablement passé quelque chose d’important et de tout à fait insolite au Nouveau-Mexique. Quelque chose de si décisif que c’est à la suite de cette affaire qu’il fut décidé de classer «ultra top secret» tous les cas attesté d’OVNIS.

Plusieurs témoins de 1947 avaient affirmé que certains débris comportaient d’étranges inscriptions. Les témoignages directs ne sont cependant intervenus qu’en 1978. Il s’agit notamment du témoignage du fils du major Jesse Marcel.

Ces inscriptions ont suscité l’attention d’un grand nombre de chercheurs. Les efforts entrepris pour essayer de les déchiffrer ont abouti à des résultats peu probants car il est difficile de se faire une réelle idée sur ces symboles qui n’ont été analysés qu’à partir de quelques fragments.

Quoiqu’il en soit, aucun ballon-sonde ne comporte sur sa structure de telles inscriptions. De plus, leur descriptif ne ressemble en rien au soi-disant adhésif à fleurs retrouvé dans les débris dont parle l’armée américaine dans un de ses rapports.


Roswell : OVNI ou non ?

L’affaire Roswell est loin d’être aussi simple que certains sceptiques et de nombreux médias veulent bien le dire.

La question que tout le monde se pose est : Qu’est-ce qui est tombé du ciel le 2 juillet 1947 ?

Seule l’armée de l’air pourrait répondre à cette question et nous connaissons leurs différentes versions contradictoires et peu convaincantes.

60 ans après les évènements, de nombreuses personnes poursuivent leur enquête et continuent à chercher des réponses aux différentes questions.

Publié dans Les Enigmes

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article