Les Crop Circles
AGROGLYPHES - CROP CIRCLES
Le terme agroglyphe est un néologisme synonyme de "crop circle" (CC dans le reste de l'article), parfois traduit de l'anglais par cercle de culture ou cercle de récolte.
Un agroglyphe est la zone d'un champ de blé ou d'autres céréales similaires dont certains épis ont été recourbés ou couchés pour former diverses formes géométriques, allant du simple cercle de quelques mètres à la composition de plusieurs centaines de mètres impliquant de nombreuses sections.
Les premiers CC sont apparus dans le sud de l'Angleterre (Hampshire, Wiltshire et contrées avoisinantes) au milieu des années 1970. Au fil du temps, en même temps que le nombre des CC croissait, les motifs sont devenus de plus en plus complexes. Il y a eu également une évolution de la distribution géographique, le phénomène sortant de son aire d'origine.
Il existerait également des indices de CC antérieurs à 1978. Dès les années 1960, des CC seraient également apparus en Australie. Au Canada, un fermier de Duhamel, Alberta, a trouvé des CC le 5 août 1967 ; pendant les semaines précédentes, plusieurs personnes avaient déclaré qu'ils avaient vu des ovnis. Au Ministère de la Défense Nationale, ce dossier reste "non résolu". On retrouverait aussi des témoignages de formes étranges dans les champs en Hollande ou en Angleterre dès le XVIIe siècle, telle la représentation d'un "diable faucheur" dans une gazette anglaise de l'époque.
Les CC sont devenus un phénomène de société étudié comme tel par les scientifiques, car d'une part les motifs sont réalisés avec une précision étonnante, ils ne contiennent jamais d'erreur et les symétries éventuelles sont toujours parfaites. De plus, tous sont apparus en un temps très bref. D'autre part sur les plans physique, géologique et botanique, certains posent de véritables énigmes. Suite à la répétition et la qualité du phénomène, les chercheurs prirent l'affaire au sérieux et se mirent à collecter des informations sur ces phénomènes.
Qu'a-t-on découvert en analysant les CC ?Au cours des premières analyses on découvrit une constante dans tous ces phénomènes : sur le site on constata que la base des plants, qu'il s'agisse de maïs, de colza, de blé, de froment ou d'orge, était pliée mais n'était jamais cassée, froissée ou brûlée et que les fleurs, le cas échéant, étaient restées intactes. L'enquêteur Busty Taylor a également mis en évidence que la terre ou les extraits de plants prélevés sur plusieurs sites présentaient une attraction magnétique inhabituelle. Des analyses microscopiques de la terre prélevée sur les lieux révélèrent que le site fut exposé à une chaleur intense et forma de petites sphérules vitrifiées alors que les plants eux-mêmes n'avaient pas été brûlés.
Dans certains cas, l'enquêtrice Lucy Pringle a retrouvé un oiseau dans un CC dont le corps avait littéralement explosé "comme s’il avait été cuit vivant dans un four à micro-ondes", dixit l'auteur et ailleurs "des hérissons desséchés". Au Canada, on a également découvert dans certains CC des porcs-épics écrasés ou plutôt compressés et ne présentant plus qu'une épaisseur de 5 à 10 cm comme s'ils avaient été immobilisés et avaient dû supporter une masse très importante.
Sur plusieurs sites les enquêteurs ont découvert des grains de blé déshydratés et "croustillants", d'autres où les espaces intercellulaires des plantes étaient dilatés et avaient subi une forte température, la plante était brûlée. Ailleurs la germination des plants ou le taux de croissance était altéré (plus lent ou 45% plus rapide que la normale
Hypothèses
L'explication la plus simple est une action humaine délibérée : production artistique, publicité, vandalisme. La méthode de réalisation utiliserait un ou des plans sur papier et des moyens de report sur le terrain comme des cordes, pieux, décamètres ainsi que des planches ou rouleaux pour abaisser les tiges. Des CC ont été produits selon ces procédés, prouvant leur faisabilité. Mais si les formes simples peuvent se réaliser rapidement en aplatissant devant soi une planche et en prenant des repères, dès qu'il faut aligner plusieurs motifs et plus encore s'ils sont complexes, leur conception pose le problème du temps de réalisation. La méthode de la planche et des cordes ne s'applique pas non plus aux plants qui furent entrelacés.
En aucun cas, même en organisant des compétitions patronnées par de grandes sociétés, les intéressés sont parvenus à reproduire exactement les caractéristiques des CC originaux. Des formations artificielles ont été réalisées pour essayer de duper les scientifiques mais ici encore il semble que ces dessins ne soient jamais aussi précis que les formations originales. Des associations ont réalisé des films au cours de ces simulations révélant qu'il est possible de créer des CC complexes en l'espace de quelques heures, même la nuit, mais il leur manque toujours un détail d'importance, la "signature en spirale" notamment. En effet, les ingénieurs ont mis en évidence que dans de nombreux cas, les plants sont aplatis dans le sens horloger depuis le centre et parfois en suivant une méthode assez complexe (en zigzag, décalage angulaire précis, etc). Ce phénomène plus ou moins intense et complexe donne un indice sur le caractère "fabriqué" et artificiel de la formation. Mais en aucun cas il n'explique de quelle manière ni en combien de temps elle a été réalisée.
Plusieurs théories pour expliquer l'origine non humaine (naturelle, surnaturelle, extraterrestre) de ces CC ont été avancées depuis les années 1960.
Certaines ont été émises attribuant aux CC une origine naturelle (tourbillons de vent, "éclairs en boule", vortex de plasma, etc.). On pense entre autres à des champs magnétiques. Cette hypothèse a été avancée pour plusieurs raisons : des personnes peuvent se sentir mal sur un CC, avoir des maux de tête ou des nausées. De plus, certains appareils électroniques sont défaillants. Enfin, on mesure aussi sur certains CC des champs magnétiques plus élevés que la normale. Cependant cette hypothèse perd toute vraisemblance au regard de la perfection et de la complexité des formes géométriques produites par le phénomène, lequel se caractérise tant par des formes circulaires ou elliptiques, généralement multiples et symétriques, que par des motifs radiaux ou angulaires, parfois symétriques, parfois asymétriques. Ce double constat, de complexité et de perfection, écarte également la possibilité d'une origine humaine.
Seule une approche scientifique rigoureuse pourra permettre de trancher en faveur d'une des quatre hypothèses émises à ce jour (humaine, naturelle, surnaturelle, extraterrestre). Le placement de caméras de surveillance dans les zones les plus concernées par ces phénomènes (tel le Wiltshire en Angleterre) devrait permettre d'avancer dans cette investigation.






