L'Atlantide

Publié le par NightWind

L’Atlantide… Une terre légendaire qui ne laisse personne indifférent. Nombreux sont ceux qui croient qu’elle a réellement existé et nombreux sont ceux qui refusent absolument de le croire et affirment que Platon a simplement utilisé ce mythe pour illustrer ses propos. Personnellement, j’ai choisi de croire à une théorie toute personnelle que je vais exposer ici, n’en déplaise aux incrédules.

Mais avant d’aller plus loin, revenons un peu à Platon. Ce philosophe grec né à Athènes vers 426 avant JC est souvent considéré comme l’un des plus grands philosophes occidentaux. Platon s’est tourné aussi bien vers la philosophie politique que vers la philosophie morale, la théorie de la connaissance, la cosmologie ou vers l’esthétique.
La caractéristique la plus évidente des textes platoniciens est qu'ils sont écrits sous forme dialoguée.
Platon a développé toute une philosophie des Idées. Selon lui, les Idées sont la vraie réalité, celle dont dérive l’être des choses dans le monde. Notre pensée implique un niveau qui ne provient pas de l’expérience, mais qui va influencer notre perception de l’expérience. Notre connaissance des Idées provient de ce que Platon appelle la réminiscence. Selon Platon, notre âme perd à sa naissance le clair souvenir des Idées. Cette thèse suppose l'immortalité de l'âme qui, en séjournant dans un monde intelligible supérieur au monde empirique, se souvient des réalités divines qu'elle y a vues.
Les deux œuvres où Platon parle de l’Atlantide sont le Timée et le Critias. Dans ces deux oeuvres, il s'attache à la description d'une cité idéale pour mettre en garde contre une décadence possible de la cité grecque, pour peu qu'elle abandonne les principes qui ont fait sa force.

LE TIMEE

Critias (grand-père de l'un des trente tyrans que Sparte avait nommés au gouvernement d'Athènes, en 450 avant Jésus-Christ) rapporte dans le Timée ce qu'a dit Solon le Sage :
«Il y a en Égypte, dans le Delta, vers la pointe duquel le Nil se partage, un certain pays, qu'on appelle Saitique, et dont la plus grande ville est Sais…»
Solon a entendu, de la bouche «des prêtres les plus savants», une étrange prophétie :
«Une déviation se produit parfois dans les corps qui circulent au ciel, autour de la terre. Et à des intervalles de temps largement espacés, tout ce qui est sur Terre périt alors par la surabondance du feu. (...) Oui, Solon, il fut un temps, avant la grande destruction par les eaux, où la cité qui est aujourd'hui celle des Athéniens, était de toutes la meilleure dans la guerre et singulièrement la mieux policée à tous égards. Y furent accomplis les exploits les plus beaux, et il y eut les organisations politiques les meilleures.»

Le prêtre décrit alors ce qu'était l'organisation sociale d'Athènes (que les philosophes appelleront la cité platonicienne), neuf mille ans avant qu'elle soit engloutie par une grande catastrophe. C’est alors qu’apparaît l’île d’Atlantide…
«En effet, les monuments écrits disent que votre cité détruisit jadis une immense puissance qui marchait insolemment sur l'Europe et l'Asie tout entières, venant d'un autre monde situé dans l'océan Atlantique. Car, en ce temps-là, on pouvait traverser cette mer. Il y avait une île devant ce passage que vous appelez, dites-vous, les colonnes d'Hercule [le détroit de Gibraltar]. Cette île était plus grande que la Libye [la partie de l'Afrique située à l'ouest de l'Égypte] et l'Asie réunies. Et les voyageurs de ce temps-là pouvaient passer de cette île sur les autres îles, et, de ces îles, ils pouvaient gagner tout le continent, sur le rivage opposé de cette mer qui méritait vraiment son nom. Car d'un côté, en dedans de ce détroit dont nous parlons, il semble qu'il n'y ait qu'un havre au goulet resserré, et de l'autre, au-dehors, il y a cette mer véritable et la terre qui l'entoure et que l'on peut appeler véritablement un continent.
Or, dans cette île Atlantide, des rois avaient formé un empire grand et merveilleux. Cet empire était maître de l'île tout entière et aussi de beaucoup d'autres îles et portions du continent. En outre, de notre côté, il tenait la Libye jusqu'à l'Égypte et l'Europe jusqu'à la Tyrrhénie
[Italie occidentale]. Cette puissance entreprit d'asservir votre territoire, le nôtre et tous ceux qui se trouvent de ce côté-ci du détroit.
Mais la puissance de votre cité fit éclater aux yeux de tous son héroïsme et son énergie. Car elle l'a emporté. D'abord à la tête des Hellènes puis, abandonnée par les autres, elle vainquit les envahisseurs, libéra tous les autres peuples et nous-mêmes qui habitons à l'intérieur des colonnes d'Hercule.
Mais, dans le temps qui suivit, il y eut des tremblements de terre effroyables et des cataclysmes. Dans l'espace d'un seul jour et d'une nuit terribles, toute votre armée fut engloutie d'un seul coup sur la terre et, de même, l'île Atlantide s'abîma dans la mer et disparut. Voilà pourquoi, aujourd'hui encore, cet océan de là-bas est difficile et inexplorable, par l'obstacle des fonds vaseux et très bas que l'île, en s'engloutissant, a déposés.»

LE CRITIAS

Dans le Critias, Platon apporte des précisions sur l'organisation du royaume de l'Atlantide. En outre, il précise que les Égyptiens ont été les premiers à écrire cette histoire.
«Avant tout, rappelons-nous qu'en somme il s'est écoulé neuf mille ans depuis la guerre qui, d'après les révélations des prêtres égyptiens, éclata entre les peuples qui habitaient au dehors, par-delà les colonnes d'Héraclès et tous ceux qui habitaient en deçà. C'est cette guerre qu'il me faut maintenant raconter en détail. En deçà, c'est notre ville, dit-on, qui eut le commandement et soutint toute la guerre ; au-delà, ce furent les rois de l'île Atlantide, île qui, nous l'avons dit, était autrefois plus grande que la Lybie et l'Asie, mais qui, aujourd'hui, engloutie par des tremblements de terre, n'a laissé qu'un limon infranchissable, qui barre le passage à ceux qui cinglent d'ici vers la grande mer. (...)
Autrefois les dieux se partagèrent entre eux la terre entière, contrée par contrée et sans dispute ; car il ne serait pas raisonnable de croire que les dieux ignorent ce qui convient à chacun d'eux, ni que, sachant ce qui convient mieux aux uns, les autres essayent de s'en emparer à la faveur de la discorde.
Ayant donc obtenu dans ce juste partage le lot qui leur convenait, ils peuplèrent chacun leur contrée, et, quand elle fut peuplée, ils nous élevèrent, nous, leurs ouailles et leurs nourrissons, comme les bergers leurs troupeaux, (...)

C'est ainsi que Poséidon, ayant eu en partage l'île Atlantide, installa des enfants qu'il avait eus d'une femme mortelle dans un endroit de cette île que je vais décrire. Du côté de la mer, s'étendait, par le milieu de l'île entière, une plaine qui passe pour avoir été la plus belle de toutes les plaines et fertile par excellence. Vers le centre de cette plaine, à une distance d'environ cinquante stades [8.88 km, 1 stade=177.6m], on voyait une montagne qui était partout de médiocre altitude. Sur cette montagne habitait un de ces hommes qui, à l'origine, étaient, en ce pays, nés de la terre. Il s'appelait Evénor et vivait avec une femme du nom de Leucippe. Ils engendrèrent une fille unique, Clito, qui venait d'atteindre l'âge nubile, quand son père et sa mère moururent. Poséidon, s'en étant épris, s'unit à elle et fortifia la colline où elle demeurait, en en découpant le pourtour par des enceintes faites alternativement de mer et de terre, les plus grandes enveloppant les plus petites.

dessin de l'Atlantide Image hébergée par servimg.com

Il en traça deux de terre et trois de mer et les arrondit en partant du milieu de l'île, dont elles étaient partout à égale distance, de manière à rendre le passage infranchissable aux hommes ; car on ne connaissait encore en ce temps là ni vaisseaux ni navigation. Lui-même embellit l'île centrale, chose aisée pour un dieu. Il fit jaillir du sol deux sources d'eau, l'une chaude et l'autre froide, et fit produire à la terre des aliments variés et abondants.

Il engendra cinq couples de jumeaux mâles, les éleva, et, ayant partagé l'île entière de l'Atlantide en dix portions, il attribua au premier né du couple le plus vieux la demeure de sa mère et le lot de terre alentour, qui était le plus vaste et le meilleur ; il l'établit roi sur tous ses frères et, de ceux-ci, fit des souverains, en donnant à chacun d'eux un grand nombre d'hommes à gouverner et un vaste territoire. Il leur donna des noms à tous. Le plus vieux, le roi, reçut le nom qui servit à désigner l'île entière et la mer qu'on appelle Atlantique, parce que le nom du premier roi du pays à cette époque portait le nom d'Atlas. Le jumeau né après lui, à qui était échue l'extrémité de l'île du côté des colonnes d'Héraclès, jusqu'à la région qu'on appelle aujourd'hui Gadirique en ce pays, se nommait en grec Eumélos et en dialecte indigène Gadire, mot d'où la région a sans doute tiré son nom. Les enfants du deuxième couple furent appelés, l'un Amphérès, l'autre Evaimon. Du troisième couple, l'aîné reçut le nom de Mnéseus, le cadet celui d'Autochthon. Du quatrième, le premier né fut nommé Elasippos, le deuxième Mestor ; à l'aîné du cinquième groupe on donna le nom d'Azaès, au cadet celui de Diaprépès. Tous ces fils de Poséidon et leurs descendants habitèrent ce pays pendant de longues générations. Ils régnaient sur beaucoup d'autres îles de l'Océan et, comme je l'ai déjà dit, ils étendaient en outre leur empire, de ce côté-ci, à l'intérieur du détroit, jusqu'à l'Egypte et la Tyrrhénie.
La race d'Atlas devint nombreuse et garda les honneurs du pouvoir. Le plus âgé était roi, et, comme il transmettait toujours le sceptre au plus âgé de ses fils, ils conservèrent la royauté pendant de nombreuses générations. (...) »

Suit alors la description matérielle du royaume :
«L'île leur fournissait (…) tous les métaux durs ou malléables que l'on peut extraire des mines, et en particulier une espèce dont nous ne possédons plus que le nom, (…) l'orichalque, le plus précieux, après l'or, des métaux alors connus. L'île fournissait avec prodigalité tout ce que la forêt peut donner de matériaux propres au travail des charpentiers. De même, elle nourrissait en suffisance tous les animaux domestiques ou sauvages. Elle donnait encore et les fruits cultivés, et les graines qui ont été faites pour nous nourrir et dont nous tirons les farines. Ainsi, recueillant sur leur sol toutes ces richesses, les habitants de l'Atlantide construisirent les temples, les palais des rois, les ports. (…)
Ils commencèrent par jeter des ponts sur les fossés d'eau de mer qui entouraient l'antique métropole, pour ménager un passage vers le dehors et vers le palais royal. Ce palais, ils l'avaient élevé dès l'origine à la place habitée par le dieu et par leurs ancêtres. Chaque roi, en le recevant de son prédécesseur, ajoutait à ses embellissements et mettait tous ses soins à le surpasser, si bien qu'ils firent de leur demeure un objet d'admiration par la grandeur et la beauté de leurs travaux. Ils creusèrent depuis la mer jusqu'à l'enceinte extérieure un canal de trois plèthres de large
[~90m, 1 plèthre=29.6m], de cent pieds de profondeur [~30m, 1 pied=30.8cm] et de cinquante stades de longueur [~9 km], et ils ouvrirent aux vaisseaux venus de la mer une entrée dans ce canal, comme dans un port, en y ménageant une embouchure suffisante pour que les plus grands vaisseaux puissent y pénétrer. En outre, à travers les enceintes de terre qui séparaient celles d'eau de mer, vis-à-vis des ponts, ils ouvrirent des tranchées assez larges pour permettre à une trière de passer d'une enceinte à l'autre, et par-dessus ces tranchées ils mirent des toits pour qu'on pût naviguer dessous ; (...)

carte de la cité royale Image hébergée par servimg.com

Au centre même de l’acropole il y avait un temple consacré à Clito et à Poséidon. L’accès en était interdit et il était entouré d’une clôture d’or. C’est là qu’à l’origine ils avaient engendré et mis au jour la race des dix princes. (...) Le temple de Poséidon lui-même était long d’un stade [178m], large de trois plèthres [90m] et d’une hauteur proportionnée à ces dimensions ; mais il avait dans son aspect quelque chose de barbare. Le temple tout entier, à l’extérieur, était revêtu d’argent, hormis les acrotères, qui l’étaient d’or ; à l’intérieur, la voûte était tout entière d’ivoire émaillé d’or, d’argent et d’orichalque ; tout le reste, murs, colonnes et pavés, était garni d’orichalque. (...)
Il y avait aussi un autel dont la grandeur et le travail étaient en rapport avec tout cet appareil, et tout le palais de même était proportionné à la grandeur de l’empire, comme aussi aux ornements du temple. (...)

A présent il me faut essayer de rappeler quel était le caractère du pays et la forme de son organisation. Tout d’abord, on m’a dit que tout le pays était très élevé et à pic sur la mer, mais que tout autour de la ville s’étendait une plaine qui l’entourait et qui était elle-même encerclée de montagnes descendant jusqu’à la mer ; que sa surface était unie et régulière, qu’elle était oblongue en son ensemble, qu’elle mesurait sur un côté trois mille stades
[~530km] et à son centre, en montant de la mer, deux mille [~355km]. Cette région était, dans toute la longueur de l’île, exposée au midi et à l’abri des vents du nord. (...)
Chacun des dix rois dans son district et dans sa ville avait tout pouvoir sur les hommes et sur la plupart des lois : il punissait et faisait mettre à mort qui il voulait. Mais leur autorité l’un sur l’autre et leurs relations mutuelles étaient réglées sur les instructions de Poséidon, telles qu’elles leur avaient été transmises par la loi, et par les inscriptions gravées par les premiers rois sur une colonne d’orichalque, placée au centre de l’île dans le temple de Poséidon. (...)
Pendant de nombreuses générations, tant que la nature du dieu se fit sentir suffisamment en eux, ils obéirent aux lois et restèrent attachés au principe divin auquel ils étaient apparentés. (...) Mais quand la portion divine qui était en eux s’altéra par son fréquent mélange avec un élément mortel considérable et que le caractère humain prédomina, incapables dès lors de supporter la prospérité, ils se conduisirent indécemment, et à ceux qui savent voir, ils apparurent laids, parce qu’ils perdaient les plus beaux de leurs biens les plus précieux, tandis que ceux qui ne savent pas discerner ce qu’est la vraie vie heureuse les trouvaient justement alors parfaitement beaux et heureux, tout infectés qu’ils étaient d’injustes convoitises et de l’orgueil de dominer. »


Ce dialogue s'interrompt brutalement, sans que l'on sache si Platon écrivit jamais la suite, dans laquelle il devait détailler la guerre des Athéniens contre les Atlantes, ou si celle-ci fut perdue. Le même doute subsiste quand à l'existence du troisième dialogue, l'Hermocrate, qui devrait en toute logique compléter le triptyque.


Ma théorie perso…

Je me suis depuis longtemps documentée sur l’Atlantide et je pense qu’elle a bel et bien existé dans l'océan Atlantique, il y a environ 12000 ans. Cette datation se retrouve non seulement dans le texte de Platon, qui semble inspiré de textes antiques égyptiens, mais aussi dans les divers mythes du monde qui mentionnent cette île et son engloutissement.
Les coïncidences sont trop nombreuses pour qu'elles ne soient que le fruit du hasard. L'Egypte, l'Amérique Centrale, l'Afrique et l'Europe préhistoriques font toutes mention d'un cataclysme ayant englouti une grande île sur laquelle vivait une civilisation très évoluée.
Le Plan de la cité royale Les Atlantes avaient bâti une grande cité qui leur servait de capitale. Cette cité royale s'appelait Cerné (prononcé Kerné), nom dont on retrouve la sonorité dans des noms de lieux comme Carnac en Bretagne ou Karnak en Egypte.
Poséidon fortifia la colline en en découpant le pourtour par des enceintes faites alternativement de mer et de terre, les plus grandes enveloppant les plus petites. Il en traça deux de terre et trois de mer.»


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Le plan défensif de cette cité est resté dans la mémoire collective et on retrouve des cités bâties sur le même modèle à divers endroits de la planète, par exemple, le plan de Tenochtitlan, la capitale des Mayas.


Tenochtitlan Image hébergée par servimg.com


Un peuple initiateur

Les Atlantes avaient une civilisation nettement plus avancée que les autres peuples de la Terre. Selon Platon, ils avaient une grande influence sur les peuples des côtes occidentales de l’Europe et de l’Afrique avec lesquelles ils pratiquaient le commerce, mais on peut aussi supposer qu’ils les initièrent à leur science. Atlantis est d’ailleurs souvent considérée comme étant le berceau de la connaissance, et des traces de ces sciences se retrouvent chez certains peuples anciens. Je pense notamment aux civilisations précolombiennes, où la médecine était la Reine des Sciences : ils soudaient des os brisés et pratiquaient la trépanation, mais au-delà de ça, les Aztèques et les Olmèques pratiquaient la chirurgie esthétique pour réparer les visages de leurs guerriers, et les Mayas aussi, pour satisfaire à la mode. En effet, les crânes des enfants nobles étaient déformés et allongés pour leur donner une apparence particulière et les faire ressembler à leurs divinités… Qui étaient ces divinités ?


crâne maya Image hébergée par servimg.com


Par ailleurs, on peut aussi noter que les divinités mayas portaient des coiffures très allongées, tout comme les anciennes divinités égyptiennes. Rapprochement qui ne fait que devenir plus étrange lorsqu’on songe que ces deux civilisations étaient toutes deux des civilisations à pyramides, de chaque côté de l’Atlantique. Coïncidence ?


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D’ailleurs, je ne peux m’empêcher de rapprocher ces «dieux», cette race Atlante primordiale, au récit de l’arrivée en Irlande des mythiques Tuatha de Danann (tribu de la déesse Dana… Poséidon, Dana, encore des ressemblances phonétiques). Selon les diverses versions, ils sont venus du ciel ou des lointaines îles australes, en tous cas de quatre villes magiques nommées Findias, Gorias, Murias et Falias, où ils avaient acquis leurs pouvoirs divins et les quatre possessions les plus précieuses au monde : de Findias, l'invincible épée du roi Nuada, à laquelle nul ne peut échapper ou survivre ; de Gorias, la lance magique qui trouve toujours sa cible, rayon du dieu solaire Lugh ; de Murias, le chaudron magique qui nourrit tout homme sans jamais se vider, propriété du dieu protecteur Dagda ; et, de Falias, la Lia Fail ou pierre magique du couronnement, qui crie dès que le roi légitime la touche. La flotte des Tuatha De Danaan atteint l'Irlande le premier mai et un phénomène étonnant se produit alors : la brume matinale se met à épaissir et l’Irlande se couvre d'impénétrables nuages jaunes, qui permettent aux Tuatha De Danaan de passer inaperçus. Etrange que tout cela, de drôles d’objets et une drôle de brume…
Mais je m’égare, revenons à nos Atlantes d’Atlantide…

Un temple bien étrange Venons-en maintenant au palais temple, consacré à Poséidon, qui avait fait bâtir la cité royale de Cerné autour de lui.
«L’accès en était interdit et il était entouré d’une clôture d’or. Il avait dans son aspect quelque chose de barbare. Le temple tout entier, à l’extérieur, était revêtu d’argent, hormis les acrotères, qui l’étaient d’or»
Un palais protégé des intrus, à l’aspect barbare (=étranger), entièrement recouvert d’argent… Voilà qui me fait penser à tout autre chose qu’à un bâtiment tel que nous l’entendons. N'était-ce pas en fait un vaisseau spatial qui aurait amené les premiers Atlantes, «la race des dix princes» ? Tout me porte en effet à croire que des colons extra-terrestres sont venus s'installer sur l'île d'Atlantide, soit par accident, soit volontairement. Par leurs connaissances et leurs techniques, ils furent rapidement pris pour des magiciens, des dieux, et ils purent ainsi s'installer et prospérer en harmonie avec les peuples de la Terre. Ils initièrent ensuite les sages des civilisations terriennes avec lesquelles ils commerçaient.
Ils se mêlèrent aussi aux peuplades indigènes de l'île et des territoires environnants. Peut-être est-ce pour cela que le peuple Guanche, peuple autochtone des Canaries, est de haute stature, avec une peau claire et des cheveux clairs, alors que les Canaries se trouvent au large de l'Afrique du Nord.


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La catastrophe finale

Il se produisit alors un terrible cataclysme qui allait détruire la civilisation Atlante et l'île d'Atlantis. Les mythes égyptiens d'Edfou racontent qu'un mystérieux objet, l'Oeil du Son ou Oeil Sonore, tomba sur terre et provoqua l'immersion de la région tout entière. Cet objet céleste, certainement une météorite, qui s'abattit sur la Terre, percuta le globe dans l'Océan Atlantique et créa par la même occasion la fosse de Porto Rico.

la dorsale mid-atlantique Image hébergée par servimg.com


Il s'ensuivit un énorme raz-de-marée et un déchirement de la croûte terrestre au niveau de la dorsale atlantique, qui provoqua de nombreuses éruptions volcaniques et des secousses sismiques de chaque côté de l'Atlantique. D'autre part, cela provoqua le soulèvement du continent américain (une preuve possible étant la présence, dans la Cordillère des Andes, de fossiles marins et de constructions portuaires à des altitudes voisinant les 3000 m.) Ce cataclysme provoqua également la fin brutale de la glaciation de Würm, libérant ainsi le nord de l'Europe de ses glaces.

Survivants ou survivance ?

Quelques rescapés réussirent-ils à gagner les côtes est et ouest de l'Atlantique, se mêlant définitivement aux peuples terriens, et transmettant aux générations suivantes le souvenir d'une île bienheureuse dans l'Océan Atlantique ? Cela expliquerait l'Aztlàn des civilisations précolombiennes, l'Emain Ablach des Gaéliques, etc... De la même façon, lorsqu’on regarde une carte des plus anciens monuments mégalithiques en Europe, on se demande bien pourquoi ils sont situés sur la façade atlantique.

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Serait-ce là une survivance des majestueuses constructions atlantes, un hommage que les bâtisseurs de mégalithes auraient voulu faire à ces antiques initiateurs ?

Publié dans Les Enigmes

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