Carnac

Publié le par NightWind


 

Les alignements de Carnac, en Bretagne, constituent le plus grand site mégalithique du monde. Datant d’environ 4500 ans avant J.-C., pas moins de 3000 menhirs s’élèvent en différents endroits. La comparaison des différents ensembles conservés permet de dégager quelques constantes :
- une série de "files" plus ou moins parallèles au sein desquelles les monolithes sont assez régulièrement espacés. Leur longueur est variable (d'une centaine de mètres à un kilomètre),
- une "enceinte" de dimensions et de forme variables, délimitée par des pierres dressées, en général à leur extrémité occidentale.

 

- Les blocs utilisés sont restés bruts, même s'ils sont parfois très irréguliers. Ils proviennent en général d'affleurements naturels et non d'une exploitation en carrière. Les plus volumineux se regroupent en tête des files, au voisinage de l'enceinte où certains peuvent dépasser 3m de haut. La taille diminue ensuite mais de façon assez irrégulière jusqu'à moins d'un mètre.
- L'installation sur le terrain n'est pas aléatoire. Typiquement, l'enceinte couronne un petit mamelon dont les files dévalent un versant (quitte éventuellement à escalader plus loin une autre pente).

 

 

Le Menec.

 

Le "champ du Menec" est le plus occidental des grands ensembles carnacois. Il rassemble environ 1050 menhirs répartis sur 950m de long selon une orientation générale sud-ouest/nord-est.
Le complexe commence au sud-ouest par une enceinte ovoïde de 70 x 90m. Onze files réparties sur 100m de large partent de cette enceinte.

 

 

Quelques particularités méritent d'être soulignées dans cet ensemble du Menec :
- A une centaine de mètres de l'enceinte occidentale, dans la partie nord du champ, un menhir se détache de ses voisins par sa forme élancée et sa hauteur (plus de 3m) ; c'est le "géant du Menec", que l'on présume être un menhir préexistant, incorporé au système actuel.
- Deux des files les plus méridionales, aux blocs particulièrement serrés et réguliers, arrivent à une brèche dans l'enceinte. Il n'est pas impossible que ce soit là une via sacra privilégiée pour accéder à l'intérieur du sanctuaire.

 

 

Kermario.

L'ensemble de Kermario est le plus développé des "champs de menhirs" carnacois puisqu'il atteint 1100m de long avec plus de 980 pierres. Comme au Menec, l'orientation générale est sud-ouest/nord-est mais la disposition des files y est moins régulière.

 

A l'extrémité occidentale, on reconnaît 10 files sur 100m de large, avec des blocs souvent considérables (plus de 3m de haut). De nombreux manques plus ou moins anciens viennent perturber la régularité de l'ensemble.

 

L'ensemble de Kermario est remarquable par la concentration de monuments que l'on observe à ses abords :
- le dolmen de Kercado, à quelque distance au sud de la partie orientale,
- les cinq tertres du Manio autour de la partie orientale; l'un est "enjambé" par les alignements tandis qu'un autre, complètement arasé, n'est plus marqué que par son enceinte de petits blocs dressés, le fameux quadrilatère du Manio.
- le "géant du Manio", le plus grand menhir de Carnac (6,5m de haut) se trouve en position de "serre-file" par rapport à l'extrémité orientale des alignements.

 


le quadrilatère  le géant du Manio.

 

Kerlescan.

 

Ce troisième champ de menhirs de Carnac, le plus oriental, le plus petit mais semble-t-il le mieux préservé, se distingue par plusieurs points :
- son orientation générale est franchement est-ouest et non plus sud-ouest/nord-est,
- le dispositif est beaucoup plus trapu (350m de long seulement pour 13 files sur 140m de large au départ),
dans la partie centrale, deux des files les plus longues semblent tracer une "allée principale" en direction du coin nord-ouest de l'enceinte.
L'environnement mégalithique du "champ" de Kerlescan est particulièrement digne d'intérêt :
* Le grand menhir dit "le géant du Manio" se dresse à 300m à l'ouest de l'enceinte de Kerlescan.
* Une grande enceinte en fer à cheval (280m de diamètre), largement ouverte à l'est, rassemble une quarantaine de blocs immédiatement au nord du tertre de Kerlescan.

 

Commenter cet article