Mardi 18 novembre 2008 2 18 /11 /Nov /2008 17:01

Par Kat-NightWind - Publié dans : Humeurs et Autres

Je ne résiste pas, étant donné que je jubile depuis ce matin... J'ai enfin résolu mon problème d'assurance !
Que je vous explique un peu.
Les années 2005 à 2007 ont été pour moi une catastrophe financière, pour des raisons diverses et variées que j'assume pour certaines, et qui sont également dues à une arnaque au loyer (mais bon, ce n'est pas là le but de cet article.) Suite à ces difficultés, mon assurance auto (que tout le monde aura reconnue par rapport au titre de l'article, mais que je ne nommerai pas pour ne pas risquer un procès en diffamation...) a résilié mes contrats d'assurances pour non paiement. Jusque là, normal.
Ce qui l'est moins, c'est que depuis la résiliation fin juillet 2006, je me bats avec la **** pour obtenir le relevé d'informations qu'elle était censée (selon la loi) m'envoyer pour que je puisse me réassurer ailleurs.
Entre temps, j'ai fait le yoyo d'assurance temporaire en assurance temporaire, de périodes avec assurance en périodes sans assurance (pas bien, je sais, mais comment faire ?), à chercher désespérément un assureur qui voudrait bien m'assurer sans le relevé d'informations...

Un peu têtue (mais si, mais si), j'ai dit de nombreuses fois que je ne paierai la somme que je leur dois encore que lorsque j'aurais le fameux relevé, étant donné que la loi dit que le RI doit être fourni même si la dette n'est pas réglée. Hier soir, je tombe sur un comparateur d'assurances dont le slogan est "il y a toujours une solution" et, toujours optimiste, je tente le coup. La dame m'appelle ce matin, je lui expose le souci et elle me répond "Mais n'importe quoi ! Ils sont obligés de vous le fournir ! Je les appelle !"

S'engage alors un marathon téléphonique (j'ai l'oreille brûlante) dont il ressort :
- que la **** continue de refuser de fournir le RI, envers et contre la loi
- que lorsque la dame a parlé de plainte, étrangement, un arrangement amiable a été évoqué
- que je suis désormais assurée définitivement ailleurs qu'à la ****

et que je vais porter plainte : je l'aurai un jour, je l'aurai !!!!!!!!!!

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Mercredi 5 novembre 2008 3 05 /11 /Nov /2008 20:01

Par NightWind - Publié dans : Mes Pensées Païennes

A ce stade de ma traduction de l'ouvrage d'Esra Free, beaucoup d'idées me traversent l'esprit et je ne peux empêcher mon esprit de vagabonder en quête de réponses. J'avoue que le dernier chapitre que j'ai traduit (chapitre 6 : le Problème du Dieu) m'a particulièrement intéressée et me pousse à m'interroger sur la nature du Dieu Cornu. Je reconnais que jusqu'à présent, comme beaucoup, je pense, je n'ai pas cherché à aller plus loin dans cette tentative de définition de ce qu'Il est, mais après la lecture de ce long chapitre, plusieurs pistes de réflexion me sont venues. Je n'ai pas la prétention d'apporter une réponse, loin de là ! Je n'ai pas assez d'expérience en la matière, ni assez de connaissances pour prétendre détenir une réponse, et encore moins toutes ! Mais ce chapitre a agacé mes connexions neuronales...

 

Voici donc ces pistes de réflexion qui, en grande partie, sont une reformulation du texte traduit, dont le style est parfois assez obscur (à lire et encore plus à traduire !), car j'ai besoin de dire les choses avec mes propres mots pour pouvoir réellement en comprendre le sens. J'ai essayé d'y ajouter des images qui me parlent, ainsi que les informations dont je manquais sur la naissance de l'Univers, informations que je suis allée chercher sur le net, sur divers sites de vulgarisation scientifique, vu que cette partie de la connaissance humaine n'est pas un de mes points forts...

 

Nous sommes liés physiquement et émotionnellement à la Terre Mère, alors que le Dieu Père reste distant, davantage intellectuel. Nous n’avons pas de lien physique avec lui, sans doute parce que, comme un nouveau-né, nous sommes trop proches de notre Mère

 

Au niveau humain, le foetus débute son existence dans le ventre de sa mère, relié à elle par le cordon ombilical, grâce auquel il se nourrit des nutriments qu’elle ingère. Au bout de neuf mois, il ne se sépare qu’en partie du corps physique de sa mère, car en tant que nourrisson, il reste en contact quasi-permanent avec sa peau, son odeur, son image. Le lien physique est donc omniprésent dans les premières semaines de la vie, et de ce lien physique naît un lien émotionnel très fort.
A l’inverse, le rôle de géniteur n’est pas quelque chose de physique et ne peut être compris par le nouveau-né. Ce n’est que bien plus tard, une fois la parole acquise, que l’enfant pourra appréhender ce rôle physique. Son lien avec le père avant cela est uniquement émotionnel, créé par la présence et l'affection du père, par son investissement dans l'évolution émotionnelle du bébé

 

Il en va de même pour le lien que nous avons avec la Terre Mère : le contact physique avec elle, à moins d'être astronaute, est permanent. Nous sommes totalement dépendants de l'environnement terrestre : nous nous nourrissons de ses fruits, buvons son eau, respirons son air.
Le fait que nous ne soyons jamais séparés de la Terre Mère nous empêche de percevoir clairement le rôle du Père. Notre vision du monde et de l'univers qui nous entourent est forcément géocentrique : nous percevons tout depuis la Terre, et par conséquent, tout ce que nous percevons est en quelque sorte déformé par la présence de la Terre

 

Il nous faut donc chercher intellectuellement à définir le Dieu Père. Un de ses rôles (et de ses Mystères) est exprimé dans la Charge du Dieu Cornu :

Je provoque la vie dans la matrice qui est une tombe,
Car Je suis la graine qui fertilise.
Je suis la vie qui abonde, car Je suis le grain qui pousse
Et Je suis la mort, la récolte de l’automne.
Et Je suis la renaissance après les ténèbres,
Car Je suis la graine qui germe à nouveau.

 

L’observation de la Nature nous permet d’avoir un aperçu de ce Mystère : la Graine de vie germe, grandit pour devenir un être vivant (quelle que soit sa forme) qui à son tour produit d’autres Graines de vie, et le cycle naturel se poursuit : fertilisation, germination, croissance, récolte…

 

Mais lorsque nous essayons de projeter ce schéma au niveau supra-terrestre, cela se complique, car il nous faut alors envisager le Dieu Père comme étant la Graine de Vie qui fertilise l’Univers (=le corps de la Grande Déesse).

 

Un peu de cosmologie… la naissance de l’Univers.

 

 

Selon l'astronome belge G.Lemaître, l'Univers serait né à partir d'un "atome originel", c'est-à-dire d'une sphère instable où toute la matière et l'énergie de l'Univers étaient comprimées.
L’univers primordial a commencé son existence par l’explosion de cette sphère (explosion communément nommée le Big Bang) il y a 15 milliards d’années, ce qui a marqué le début d’une expansion qui continue aujourd’hui.

 

Juste après le Big Bang , c’est le noir absolu, car la lumière et la matière sont intimement liées, empêchant les photons de s’échapper. À ce stade d'évolution, la matière n’est pas encore née, seul règne le vide au sens quantique du terme (apparition et disparition de particules virtuelles).

 

10-43 s après le Big Bang, la superforce (appelée aussi gravité quantique) se scinde en deux forces : la gravitation (à laquelle on devra, beaucoup plus tard, le phénomène d'accrétion des planètes, leur organisation en régions denses et donc la formation des galaxies) et la force électronucléaire.

 

Une seconde après l’explosion primordiale, les protons apparaissent et, dans les quelques minutes suivantes, nommées parfois les "trois premières minutes", les protons et les neutrons s’assemblent pour former les premiers noyaux atomiques.

 

Vers 300 000 ans, la température de l’Univers passe sous la barrière des 4 000 K. Dans ces nouvelles conditions de température et de densité, les électrons sont enfin captés par les noyaux atomiques, donnant naissance aux premiers atomes d'hydrogène et d'hélium. La formation de ces atomes s’accompagne du découplage entre les photons et la matière. C’est la toute première lumière de l’univers, appelée aussi rayonnement fossile. 

 

Si on considère tout ceci d’un point de vue spirituel, l’atome originel, la sphère instable qui est à l’origine de l’Univers, pourrait correspondre à l’Un, l’androgyne primordial, contenant à la fois le masculin et le féminin. Le Big Bang correspondrait donc à la séparation des deux polarités.

 

La dissociation matière/lumière, qui est à l’origine de la naissance des premiers atomes, elle-même à l’origine de la formation des corps célestes, pourrait bien, dans ce cas, représenter la dissociation Déesse/Dieu… Si l’on suit cette hypothèse, la Déesse serait donc matière et le Dieu serait lumière. De mon point de vue personnel, cela s’accorde plutôt bien avec l’image du yin-yang taoïste (yin féminin sombre = matière, yang masculin clair = lumière), avec le fait qu’en tant qu’êtres matériels, nous avons davantage de liens avec la Déesse qu’avec le Dieu, et même avec la représentation symbolique chrétienne du Dieu de Lumière (et de son "Que la Lumière soit") !

Au niveau terrestre, la vie enfouie dans la Terre ne peut éclore sans la lumière du Soleil, et la lumière serait donc bien le déclencheur de la vie, ce qui anime la Graine…

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Mardi 4 novembre 2008 2 04 /11 /Nov /2008 20:00

Par NightWind - Publié dans : Au delà des Bases

Une fois passées les couches superficielles de la Wicca, lorsque les symboles et les fêtes font partie de notre vie et que l’on se sent prêt(e) pour quelque chose de plus intime spirituellement, on se retrouve face à ce qui est, pour la plupart, un problème : pour chaque prière exaucée, pour chaque sort réussi, un sacrifice doit être fait. 

 

On ne peut recevoir sans donner. Une relation saine, quelle qu’elle soit, doit marcher dans les deux sens. Evidemment, quand je dis "sacrifice", je ne parle pas de sacrifier des animaux ou pire ! On se calme ! Quand je dis "sacrifice," je veux simplement dire que deux objets ne peuvent pas occuper le même espace en même temps. Si vous voulez quelque chose de nouveau et de magnifique vienne dans votre vie, il faut faire de la place pour l’accueillir. Il faut dégager et préparer le terrain; s’il est rempli de racines et de rochers, vous n’obtiendrez pas une bonne récolte. Si l’on veut être en meilleure santé, il ne suffit pas de s’asseoir et de se remplir de lumière blanche, il faut aussi faire de vrais changements dans sa vie réelle, celle qu’on veut voir transformée. La vie ne se passe pas uniquement sur le plan astral; la magie non plus. Montrez aux dieux que vous êtes prêts à accomplir les sacrifices nécessaires, et à accepter les conséquences des changements demandés.

 

Bien sûr, cela signifie aussi de faire attention à ce qu’on demande. Au final, est-ce que votre but vaut ce que vous devez abandonner ? Etes-vous vraiment prêts à laisser de côté votre ancien mode de vie pour le nouveau ? Si ce n’est pas le cas, vous ne réussirez pas. 

 

Voilà un point précis où je ne suis pas d’accord avec la Charge de la Déesse, dans ce vers "et je ne demande aucun sacrifice."  Je suis sûre que ça a été écrit avec l’intention d’affirmer clairement que les Sorcières ne zigouillent pas des lapins ou des chatons ou des bébés dans leurs rituels, mais si l’on creuse un peu, ce vers est trompeur. Aucune évolution spirituelle n’est gratuite. Je suppose que l’idée est que la Déesse ne nous oblige à rien ; au bout du compte, c’est nous qui décidons si nous sommes prêts à donner ce qui doit être donné. Nous avons toujours l’option de ne rien faire, de laisser la vie se dérouler jusqu’à ce qu’elle devienne insupportable. Malheureusement, ce qui tend à se passer si l’on n’est pas prêt à faire volontairement un sacrifice lorsqu’on en a l’occasion, c’est qu’en fin de compte, les choses deviennent si horribles que l’on est obligé de faire des choix bien plus difficiles. La vie change, c’est sa nature. Notre liberté et notre responsabilité est de créer le changement nous-mêmes au lieu d’attendre que les circonstances nous dictent nos histoires.

 

Le point important est de ne pas confondre "sacrifice" et "souffrance." Faire un sacrifice n’est pas nécessairement douloureux. Pourtant, généralement, nous nous accrochons tant à nos possessions et à notre passé que nous nous infligeons des douleurs inutiles. Le sacrifice ne concerne pas la souffrance mais le sens. A cette période de l’année, les dieux nous demandent souvent : Que désires-tu ? Et que nous offres-tu en échange?

 

Vous seuls connaissez la réponse.

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Samedi 1 novembre 2008 6 01 /11 /Nov /2008 10:41

Par NightWind - Publié dans : Mes Pensées Païennes

Avant toute chose, je vous souhaite une heureuse nouvelle année sorcière !

 

Samhain est le moment de faire le bilan et de mettre en route de nouveaux projets pour l'année qui vient, et je dois reconnaître que la nouvelle lune s'est ajoutée à l'influence de cette période de l'année pour me pousser en avant. Ceux et celles qui me connaissent savent peut-être que certains de mes projets ont été ou sont en passe d'être abandonnés. Le mois d'Octobre a été un mois de grande lassitude : à la fatigue physique, accumulée au niveau du travail et des trajets, s'est peu à peu ajouté une lassitude et un agacement profond par rapport aux divers forums.

 

J'ai mis un terme au projet EsoWatch. L'idée d'un site répertoriant les blogs et forums ésotériques sérieux (ceux qui ne brillent pas de mille feux et qui ne parlent pas des couleurs de la magie, notamment) nous semblait pourtant intéressante. Mais nous nous sommes vite aperçues que les rares sites qui se proposaient étaient tous sur le même modèle, tous païens et répétant les mêmes choses. Cela ne correspondait décidément pas au projet initial, qui était de proposer des sites de diverses spiritualités...

 

L'Atelier, quant à lui, ne décolle pas ! Trois commandes, venant de deux personnes. Merci à vous les filles ! Bon, je ne me décourage pas, je continuerai d'ajouter des petites choses au fur et à mesure de mes phases de boulimie créative. Si ça peut intéresser quelqu'un, tant mieux. Le but premier n'était pas de devenir riche, de toutes manières...

 

Au niveau des blogs, les choses tournent à peu près bien. Celui-ci est moins visité que l'autre, mais en même temps, c'est normal... Les gens qui s'intéressent à ma vie et à mes humeurs ne sont pas légion (et ça me va bien comme ça). Je suis passée à la vitesse supérieure pour l'autre, et je me suis offert un nom de domaine, qui me permet, entre autres, d'héberger des fichiers doc ou pdf pour les faire partager. Tiens, je vois des yeux qui brillent, tout à coup, et j'entends pleurer les imprimantes... ;-) 

 

Ensuite il y a les forums...

L'ancien tourne en rond, plombé par un certain nombre de 'boulets' et par le fait que le public est principalement composé de débutants ou de simples curieux. Le résultat est que ces membres là se contentent de lire et, je pense, trouvent réponse à leurs interrogations sans trop de problème, ce qui ne les incite pas à participer. Globalement on a fait le tour des questions basiques, et même les modos s'ennuient ferme et ont tendance à laisser un peu tomber. Je ne les blâme pas, il m'arrive bien souvent de lire en diagonale les rares nouveaux messages, et de ne pas prendre le temps de répondre en me disant que d'autres le feront... Bref, ce n'est plus un forum de discussion et j'envisage de plus en plus sérieusement une fermeture partielle. Il ne me reste plus qu'à trouver comment...

 

Le nouveau forum n'est pas très actif non plus, mais le problème vient sans doute du fait que je me refuse à faire la même chose et que j'ai mis la barre un peu haut... Il est possible que je modifie un peu les sections, d'ailleurs, pour permettre à chacun de trouver sa place. Mais pour l'instant ce n'est pas une priorité.

 

Et puis il y a le nouveau bébé...
Un projet un peu fou, sans doute ambitieux, qui nécessite un certain nombre de questionnements et un certain nombre de précautions aussi. C'est un forum, mais un forum un peu spécial, car il est en même temps le point de rassemblement 'virtuel' d'un futur groupe de pratique. (Ouh la, j'en vois dont les cheveux se dressent ! Je vous rassure, je n'ai pas l'intention de devenir gouroute... mais j'ai envie de partager autre chose que du papotage et des questions/réponses.) Je crois que je suis arrivée à un point de mon cheminement personnel où, s'il reste quand même une préférence personnelle, le travail en solitaire a besoin d'être complété par un travail de groupe.

 

Le pas est difficile à franchir, d'autant qu'en tant qu'initiatrice du projet, j'en ai la responsabilité. Mon métier et mon expérience d'Admin me permettent sans nul doute de gérer le fonctionnement d'un groupe. Là où les choses sont plus difficiles pour moi, c'est dans la confiance que je peux avoir en mes connaissances. Loin de moi l'idée de clamer que je détiens la vérité ! Je ne suis qu'un petit grain de sable dans l'immensité de l'Univers, et j'en suis pleinement consciente. Malgré tout, je sais qu'un certain nombre de personnes ont suffisamment confiance en moi, et je leur en suis infiniment reconnaissante car grâce à elles j'ai pu progresser.

 

Je crois que c'est là le point primordial de cette idée naissante : progresser ensemble, chacun permettant aux autres d'avancer. Et pour avancer, je crois sincèrement qu'il faut partager, non seulement des idées, mais des expériences, un contact...
C'est pour cela que le groupe de pratique se réunira périodiquement, en virtuel et en réel. Evidemment, il n'est pas aisé de se réunir en réel aussi souvent que souhaité, les kilomètres sont un facteur physique que l'on ne peut contourner.

 

Le groupe pratiquera donc virtuellement pour commencer : nous préparerons en commun les rituels, choisirons une date et une heure, et à l'heure choisie, chacun des membres du groupe pratiquera le rituel de son côté, mais en sachant que les autres font la même chose en même temps. C'est quelque chose que j'ai déjà fait à deux reprises... ça fonctionne, car l'énergie n'a que faire de la distance.
Mais le coeur du projet réside dans des rencontres réelles. A l'heure actuelle, aucun calendrier n'est établi, mais je pense que Samhain et Beltane sont des dates plus qu'appropriées (qui en plus correspondent à des jours fériés... ;-) ça devrait aider).

 

Voilà, vous savez tout ou presque. Volontairement, je ne publie pas le lien du forum. Ceux et celles qui sont intéressés savent où me contacter. Sachez toutefois que, si le forum peut accueillir nu nombre de personnes relativement important, le groupe 'physique' sera en nombre restreint (actuellement je vois le maximum à 7 personnes, et plus tard éventuellement à 9 ou 13 personnes... des nombres qui devraient 'parler' à certains).

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Mercredi 29 octobre 2008 3 29 /10 /Oct /2008 10:40

Par NightWind - Publié dans : Mes Pensées Païennes

D'où vient le "trick or treat", cette tradition où les enfants vont faire du porte à porte pour récupérer des bonbons ?

 

En fait c'est une habitude assez récente, mais qui mélange plusieurs traditions un peu plus anciennes :

 

- au Moyen-Age, dans les Iles Britanniques, les parades costumées sont une habitude le jour de May Day, de Halloween et de Yule (avec des thèmes différents, bien sûr, mi-païens, mi-chrétiens). Les gens qui défilent sont des adultes, jeunes ou moins jeunes, et ils vont de maison en maison, proposant leurs chants et leurs danses contre de la bière et des choses à grignoter. Pour les habitants médiévaux, le fait de se montrer avare porte malheur, puisque cela viole les lois ancestrales de l'hospitalité (et comme à Halloween, les ancêtres et le petit peuple rôdent, mieux vaut ne pas les offenser... )

 

- au milieu du 19e siècle, aux Etats-Unis, les enfants des immigrants irlandais (enfin les garçons, car les filles restent à la maison...) vont quémander "des pommes et des noix" dans leur voisinage le jour de Halloween.

 

- A la même époque, les "raggamuffins" (des jeunes déguisés) vont de maison en maison en demandant quelques pièces, le jour de Thanksgiving (dernier jeudi de Novembre), et jouent des tours (en déposant des choses malodorantes sur le pas de leur porte, notamment, oeuf pourris ou autres gentillesses...) à ceux qui ne leur donnent rien. Dans les années 1930, après le crack de Wall Street, les choses deviennent moins bon-enfant, car l'extrême pauvreté pousse de nombreux ragamuffins au vandalisme. L'expression "trick or treat" (un tour ou une aumône) sera d'ailleurs officialisée en 1939 à la rubrique faits divers d'un journal.

 

Voilà qui règle la question des bonbons.
Mais pourquoi les costumes d'Halloween sont-ils, traditionnellement, effrayants ?

 

De nombreux détracteurs de la fête d'Halloween disent : "Si cette fête n'est pas malsaine, pourquoi les symboles et costumes qui y sont associés (fantômes, squelettes, chats noirs, horribles sorcières, démons, monstres, etc) représentent le mal ?".

 

Réglons tout de suite le problème du "mal", puisqu'il s'agit d'un concept culturel : ce qui est "mal" pour une culture ne l'est pas forcément pour une autre !

 

Les fantômes et les squelettes sont bien évidemment liés à Samhain, où les portes entre le monde des vivants et celui des morts étaient grandes ouvertes, et où les disparus venaient rendre visite à leurs familles. Les gens accueillaient leurs ancêtres et les conviaient aux célébrations. Rien de mauvais là-dedans, sauf, évidemment, pour ceux qui avaient causé du tort à un défunt... Ceux-là avaient de bonnes raisons de craindre la visite des esprits !

 

Sans raison apparente (peut-être à cause de leurs yeux luisants, allez savoir) les chrétiens du Moyen-Age craignaient les chats (et plus encore les chats noirs). C'est assez ironique de penser qu'ils ont massacré des quantités de chats, se privant ainsi de défense contre les rats et les souris qui véhiculaient la peste... Mais bien sûr, ils accusèrent le diable d'être responsable de la Peste Noire, pas leur propre bêtise !

 

A partir de la fin du Moyen-Age, l'Église et les élites sociales vont créer le mythe de la sorcière démoniaque. La chasse aux sorcières du 16e siècle, à l'origine (avant que l'hystérie collective ne prenne la relève) est davantage une manoeuvre politique que religieuse : pour l’élite, la perpétuation des traditions païennes maintenaient les masses populaires dans l'immobilisme moyenâgeux qu'ils tentaient de combattre.
Dans les Iles Britanniques, Halloween (héritière de Samhain et donc nettement païenne) devient donc une cible de choix.  L'Eglise commence donc à faire courir le bruit que ce sont les portes de l'enfer qui sont ouvertes cette nuit-là, et que les esprits et les fées qui viennent rendre visite aux vivants ne sont en fait que des démons !

 

A partir de là, Halloween devient associé au "Mal" et à ce qui fait peur, et au fur et à mesure, d'autres images viennent gonfler les rangs des costumes : le vampire, la momie, le loup-garou, et, bien entendu, toutes les personnages hollywoodiens des films d'horreur.

 

Un peu de psychologie

 

Contrairement à de nombreux peuples anciens (et aux spiritualités qui croient en la réincarnation) qui avaient  (ont)avec la mort une relation somme toute harmonieuse, la plupart des sociétés occidentales répugnent à en parler. Certains, qui ne croient pas à l'après-vie, n'envisagent la mort que comme une fin et la craignent précisément pour cette raison. D'autres, qui croient au Paradis et à l'Enfer, la craignent car ils vont devoir affronter le jugement divin. La plupart des psychiatres et psychologues s'accordent sur le fait que Halloween, avec sa célébration de la mort, nous permet, en dédramatisant la mort, permet de lever un peu le tabou culturel qui l'entoure, et de discuter de ses croyances sur la question.

 

Et que font les Néo-païens à Halloween ?

 

La question est souvent posée à mi-voix, un peu craintivement...
Eh bien soyez rassurés ! On ne boit pas de sang, on ne sacrifie pas les bébés, on n'égorge pas les animaux... Rien de tout ça.

 

En fait, ceux qui ont des enfants les accompagnent dans leur chasse aux bonbons, ceux qui n'en ont pas distribuent des bonbons emballés industriellement aux petits monstres qui viennent sonner à la porte (nombre d'entre nous préféreraient distribuer des confiseries faites maison, mais la paranoia ambiante interdit cette éventualité). Nous décorons nos maisons et nos autels d'éléments naturels (feuilles mortes, châtaignes, pommes, cucurbitacées en tous genres). Nous faisons parfois de la divination, honorons nos disparus et méditons sur notre propre mortalité. Nous disons au revoir à l'année écoulée et accueillons la nouvelle. Et surtout, nous laissons notre enfant intérieur s'amuser, en partageant avec nos amis la joie et les rires.

 

 

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Mardi 28 octobre 2008 2 28 /10 /Oct /2008 10:39

Par NightWind - Publié dans : Mes Pensées Païennes - Communauté : Wicca et Voies Paiennes

Allez, à mon tour de mettre le noir et l'orange à l'honneur !
Cette fin de semaine est un jour pas comme les autres, c'est Samhain... Halloween si vous préférez, bien que ce ne soit pas (mais alors pas du tout) la même chose. Malgré tout, pour une fois que les sorcières sont à l'honneur dans l'année, on ne va pas s'en priver !

 

Mais d'où vient la fête d'Halloween ?
Posez la question autour de vous et immanquablement on vous répondra : "des Etats-Unis". Bin non, enfin un peu, mais pas tout à fait.

 

La fête d'Halloween telle qu'on la connaît (avec ses déguisements du style film d'horreur, ses citrouilles, et les enfants qui vont dévaliser les voisins de leurs bonbons), vient effectivement des U.S.A., où c'est la fête la plus populaire après Noël. Enfants et adultes se déguisent (et pas seulement en sorcières ou en fantômes ! Il y a aussi des pirates, des personnages célèbres, etc. comme un carnaval en fait...), décorent la maison et font la fête.
C'est le 20e siècle qui a rendu Halloween populaire, mais cette fête a une histoire très mouvementée !

 

Allez hop, tout le monde dans la machine à remonter le temps !

 

Nous voici donc dans les Iles Britanniques, il y a plus de 2000 ans, chez les Celtes. Ils célèbrent 4 fêtes sacrées : Samhain, Oimelc, Beltane et Lughnasadh (graphie moderne). Ces quatre fêtes sacrées sont aussi appelées des fêtes du feu (fire festivals dans la langue de William) depuis une centaine d'années parce que, pour les Celtes -et la plupart des peuples païens Indo-Européens- les feux jouent un rôle important dans les célébrations.

 

Samhain (ou Samhuinn) se prononce "sowenn" ou "sowinn" et non "sam-enn" ou "sam-eïnn", parce qu'en irlandais, mh en milieu de mot se prononce w. (Ne me demandez pas pourquoi, mon gaélique est très rudimentaire...). En irlandais moderne, Samhain se dit Lá Samhna, en gallois Nos GalenGaeaf (c'est-à-dire "Nuit des Calendes d'Hiver"), et sur l'Ile de Manx Laa Houney, Sauin ou Souney. On dit souvent que Samhain était la fête la plus importante parce qu'elle marquait le nouvel an celtique.

 

Que ce soit le cas ou pas, Samhain était le début de l'Hiver, la moitié sombre de l'année, tandis que Beltane marquait le début de l'Eté, la moitié lumineuse de l'année. Se situant "entre" les saisons, ces deux fêtes étaient considérés comme des périodes magiques où le voile entre les mondes pouvait être levé et franchi (entre le monde des vivants et celui des défunts, mais aussi entre le passé, le présent et l'avenir).

 

De nombreux événements mythologiques sont situés à Samhain : c'est à cette date que les Nemediens capturent la terrible Tour de Verre des Fomoires, c'est à Samhain aussi que les Tuatha de Danann remportent la victoire finale contre les mêmes Fomoires, entre autres. La plupart des événements mythologiques liés à Samhain ont un lien avec le combat entre les forces du mal et celles du bien, c'est-à-dire entre les ténèbres de l'hiver et la lumière de l'été.

 

L'arrivée du christianisme, bien évidemment, vient chambouler les cultes païens autochtones. Mais les traditions folkloriques, elles, sont plus difficiles à éradiquer, et les gens ne veulent pas abandonner leur fête des morts. Par conséquent, le pape Grégoire IV, en 837, fixe la date de la Toussaint (All Hallows en anglais) au 1er Novembre, rendant un peu moins dérangeantes les célébrations. Le nom de Halloween est une évolution de All Hallows Even (even comme dans evening, c'est-à-dire, en French : veille de Toussaint) : de All Hallows Even à Hallows Even (ou Hallows E'en, l'anglais ancien aimant beaucoup les apostrophes) et enfin Hallowe'en, qui a récemment perdu son apostrophe pour devenir Halloween. 

 

OK, me direz-vous, mais comment cette fête est-elle arrivée aux Etats-Unis ?
Eh bien tout simplement, elle a suivi les Irlandais ! Au milieu du 19e siècle, il y a eu une grande famine en Irlande, et près de 2 millions d'Irlandais ont émigré aux Etats-Unis, emportant avec eux leurs traditions, dont celle d'Halloween.

 

Allez, c'est tout pour aujourd'hui. Dans un prochain article, je vous expliquerai le pourquoi du comment des bonbons...

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Mercredi 1 octobre 2008 3 01 /10 /Oct /2008 16:59

Par Kat-NightWind - Publié dans : Humeurs et Autres

Avis à la population !

 

Si quelqu'un parmi vous connaît le moyen de rallonger les journées, je suis preneuse !!!

Je ne sais pas si vous avez le même genre de problème, mais par moments, j'ai l'impression de n'avoir le temps de rien faire. Et là, depuis quelques jours, je suis dans une de ces périodes où l'horloge s'obstine à tourner plus vite que la normale. L'hyperactive du net que je suis n'a même pas le temps de se consacrer à ses divers "bébés" avant 10h du soir... et à ce moment-là, j'ai sommeil ! (Pas bon, le changement de saison... Et quand je pense qu'à la fin du mois on va changer d'heure !!!)

 

Bref, je cours comme le lapin blanc d'Alice au Pays des Merveilles, entre le boulot au collège et le boulot à la maison, et ça commence à m'agacer sérieusement. Je n'aurais pas dû finir mon horloge, en fin de compte, vu que je cours après le temps depuis que je l'ai terminée...

 

Image hébergée par servimg.com

 

J'espère que cette phase va vite céder la place à une période plus calme, et que je vais de nouveau pouvoir me consacrer à mes activités de prédilection.

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Dimanche 21 septembre 2008 7 21 /09 /Sep /2008 16:57

Par Kat-NightWind - Publié dans : Créativité

Et voilà, ça devait arriver... je suis accro au modelage ! Mes trois créations de la semaine sont enfin sèches et poncées, et je peux donc vous les montrer...


Celle qui m'a pris le plus de temps : la sorcière, avec son chat et son chaudron.

Même si je l'aime bien, je ne suis pas satisfaite de mon travail : il y a beaucoup trop de défauts à mon goût, et en plus ils sont très difficiles à récupérer au ponçage !


Dans un autre style, beaucoup plus symbolique, une petite Déesse Mère, toute en rondeurs.

Et encore dans ce style épuré (finalement je lui trouve beaucoup d'avantages!), une Déesse assise, enveloppée dans sa cape.

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