Mercredi 27 mai 2009 3 27 /05 /Mai /2009 18:58

Par Kat-NightWind - Publié dans : Humeurs et Autres

Histoire de me ressourcer un peu, je suis allée faire quelques photos dans le terrain...

 


le thym est en fleurs, dommage que les photos n'aient pas encore l'option "odeur"...

 


la partie sauvage du terrain,
parce que la nature offre tellement de merveilles qu'il est dommage de vouloir les couper

 


pentagrammes solaires

 


là aussi, bien dommage que le parfum ne puisse pas être ajouté

 


le soleil gourmand caresse les cerises Napoléon

 


un des rares bigarreaux (le pauvre arbre est envahi de pucerons cette année)

 


et d'une visiteuse vorace, mais tellement belle que j'en oublie volontiers les dégâts,
d'autant qu'elle deviendra d'ici peu un superbe machaon 
(note pour Minerva : ne clique pas sur le lien, c'est une photo grand format de ce que deviendra la chenille !)

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Mercredi 27 mai 2009 3 27 /05 /Mai /2009 08:35

Par Kat-NightWind - Publié dans : Au delà des Bases

L'autre jour sur le forum, je n'ai pas pu m'empêcher de répondre à la question d'une membre de 23 ans qui demandait : que faire quand on a fait le tour côté pratique ? Voici la réponse que j'ai faite :

 

C'est aussi une question que je me suis posée à un moment, pas tant du côté de la pratique que du côté de la théorie, en fait. Et en fin de compte, j'ai trouvé une partie de la réponse en reprenant de zéro et en "refaisant le tour" de la question en me demandant quels point particuliers j'avais zappés (on le fait toujours, c'est naturel, il y a des choses qui nous "parlent" plus que d'autres). Et je suis certaine que pour la pratique, c'est la même chose. Il y a certainement des domaines que tu n'as pas explorés, des expériences rituelles que tu n'as pas faites. Pourquoi ne pas chercher de ce côté là ?

Maintenant, une petite question qui me travaille : comment peut-on avoir "fait le tour" à 23 ans ? Attention, je ne dis pas cela pour te rabaisser, loin de là ! Simplement, tu n'as pas vécu la moitié de ta vie, il y a des tas de choses (heureuses ou moins heureuses) qui vont encore t'arriver et lorsque ces choses se présenteront à toi, elles viendront s'ajouter à ton expérience personnelle, enrichir ou bouleverser ce que tu savais ou croyais savoir, ouvrir d'autres portes et te pousser à chercher dans d'autres directions. L'expérience de la vie, à mon sens, apporte beaucoup dans notre manière de pratiquer, et en cela, je crois que la pratique est indissociable de la théorie et de la théologie. Je ne sais pas si je suis bien claire, aussi vais-je poser quelques questions, certaines "extrêmes", pour illustrer mon propos et donner quelques pistes de réflexion qui, je l'espère, te seront utiles et pourront servir à d'autres.

- As-tu déjà eu un enfant ? L'as-tu vu grandir, devenir adolescent puis adulte ? En quoi ce changement dans ta vie a modifié ta pratique ?
- As-tu déjà accompagné rituellement un proche mourant ? As-tu perdu des êtres chers et en quoi ceci a modifié ta pratique ?
- Plus simple, mais pas inutile : as-tu déjà pratiqué un rituel sans cercle ? Qu'est-ce que ça t'a appris, en quoi ta pratique a été modifiée ensuite ?
- As-tu déjà pratiqué un rituel pour le monde plutôt que pour toi même ou pour une personne que tu connais ? (par exemple pour la paix, pour la nature, pour les espèces en voie de disparition ou les peuples qui meurent de faim ?)
- As-tu déjà fait un rituel sans aucun ustensile, sans aucun ingrédient ?
En ce qui me concerne, certaines expériences que j'ai vécues ont radicalement bouleversé ce que je pensais savoir, et c'est la raison pour laquelle je dis qu'on ne peut jamais avoir fait le tour de la pratique. Je pars du principe qu'on apprend toujours de la vie, et que l'on ne cesse d'apprendre que lorsqu'on meurt (et encore, je n'en suis même pas sûre). Maintenant si ton côté "papillon" te pousse à apprendre d'autres choses, à explorer d'autres domaines, alors bien sûr, fais-le. Cela ne fera qu'ajouter à ton expérience de vie, et cela te permettra de faire de ta pratique un chemin tout particulier : le tien.

 

J'avoue que la question a continué à tourner dans ma tête, et je pense qu'elle mérite que je m'y attarde un peu. Cela fait une éternité que je n'ai rien écrit de consistant pour ce blog, et il y a plusieurs raisons à cela.

La première, bien sûr, est toujours ce problème de temps qui fait qu'il est difficile de faire tout ce qu'on voudrait faire. Je me suis lancée l'été dernier dans l'aventure de l'Atelier et je dois reconnaître que, les commandes se succédant, je consacre la majeure partie de mon temps libre à mes petites créations. Quel rapport avec la question, vous demandez-vous peut-être ? Je crois de plus en plus que la spiritualité païenne pousse à l'expression créative. Il n'y a qu'à faire le tour du net pour voir combien de païens se lancent dans le dessin, la peinture, le modelage ou l'écriture (et j'en passe). Comment expliquer ce besoin de créer qui accompagne notre "éveil" spirituel ? Peut-être, tout simplement, parce que lorsqu'on crée, l'inspiration et l'intuition prennent la place de l'intellect et de la raison. L'inspiration et l'intuition font partie, à mon sens, de cette étincelle divine qui est en nous tous, et que notre société intellectuelle et rationnelle, esclave du rendement et du profit, cherche à étouffer et à juguler au sortir de l'enfance.

L'imagination, la créativité, l'intuition, le ressenti, l'inspiration, sont des valeurs premières dans la communauté païenne. Les druides contemporains chantent l’Awen, l'Esprit sacré du Druidisme, que l'on peut traduire en tant qu'inspiration, muse, génie ou même frénésie poétique. Combinaison de deux mots : "aw" signifiant un fluide, quelque chose qui coule, et "en" signifiant un principe vivant, un être, un esprit essentiel, l’Awen peut être décrite en tant qu’essence fluide, ou esprit débordant. L'Awen est tout autour de nous, et peut être expérimentée dans la sensation que l'on a au sommet d’une colline balayée par les vents, dans la forêt une nuit de pleine lune, ou au bord de la mer. Elle est ressentie comme cette étrange sensation, ce frisson qui nous parcourt lorsqu’on entend pour la première fois un morceau de musique inspirée, une poésie, ou que l'on voit une peinture magnifique. Cette sensation, ce frisson, on les retrouve lorsqu'on crée, lorsqu'on laisse à ses mains la possibilité de montrer ce qu'elles savent faire, lorsqu'on laisse à notre étincelle divine (quel que soit le nom qu'on lui donne) la possibilité de s'exprimer.


J'en vois déjà certain(e)s qui pensent "Oui mais moi je n'ai aucun talent, je dessine comme un enfant de maternelle, je fais trop de fautes pour écrire correctement, etc...". Et alors ? Qui a dit que vos créations devaient être parfaites ou que votre créativité devait s'exprimer par des moyens classiques (dessin, peinture, écriture...) ? Il existe des milliers de façons d'être créatif : couture, cuisine, jardinage, collage, qu'importe ! Ce qui compte, à mon avis, c'est de réapprendre l'inspiration, sans se préoccuper des conventions artistiques (elles aussi intellectuelles et raisonnées). Les couleurs, les textures, les odeurs, les sons, les goûts, font appel à nos sens et non à notre raison !


La seconde raison qui fait que j'ai un peu délaissé le blog, c'est aussi ce sentiment d'avoir "fait le tour" de ce qu'il y avait à écrire sur la Wicca. C'est une spiritualité simple, naturelle, et je pense qu'un de ses attraits vient précisément du fait que l'on parvient relativement vite à la maîtrise de ce qu'il faut savoir, d'où cette impression que beaucoup éprouvent de tourner en rond. Nous sommes tellement habitués à voir autour de nous des choses complexes, intellectuelles et raisonnées (encore et toujours) que, lorsque nous avons fait le tour des concepts de base de la Wicca, nous nous demandons "comment passer au niveau supérieur ?". La réflexion que j'ai pu avoir à ce sujet, les livres que j'ai lus, et les discussions diverses qui ont suivi cette interrogation, m'amènent tous à penser qu'il n'y a pas de niveau supérieur. Au-delà des bases, de l' "A.B.C.", du "101" cher aux anglo-saxons, il y a simplement le fait de VIVRE cette spiritualité au jour le jour. La clef de la Wicca, c'est que c'est une spiritualité qui célèbre la vie, et qu'on ne peut approfondir qu'en faisant de cette philosophie un mode de vie. Le cran supérieur, c'est l'expérience qu'on acquiert au jour le jour, en vivant simplement selon ces concepts.

Du côté de la pratique, j'avoue sans honte que, en dehors des célébrations des sabbats et esbats (et encore, souvent de façon fort peu conventionnelle), je n'aime pas ritualiser. J'ai tendance à trouver le côté cérémoniel comme une obligation qui m'entrave, et qui ne correspond pas du tout, en fait, à ce qui a fait que j'ai choisi cette voie. Par contre, je m'aperçois que, de plus en plus, ma spiritualité influence ma vie et mes choix, que je ressens davantage les cycles naturels, et que le fait de suivre mes intuitions (plutôt que ce que dictent les livres et les conventions) m'apporte beaucoup. En fait, j'ai l'impression de pratiquer tous les jours : lorsque j'ai planté mes noisetiers, c'était pour moi un acte magique ; lorsque je masse les épaules nouées de mon homme pour lui permettre de se détendre, c'est un acte magique ; lorsque je joue avec mes chiens ou que je parle à Môsieur Sherkan, c'est un acte magique ; lorsque je regarde le ciel bleu ou les nuages chargés de pluie et que je les remercie d'être aussi beaux, c'est un acte magique... La magie est tout le temps et partout, pas seulement devant un autel, pas seulement 8 fois par an, pas seulement lorsqu'on veut en obtenir quelque chose. La vie est magique, pour peu qu'on se donne la peine de vivre pleinement chaque instant, pour peu qu'on ressente l'énergie qui nous entoure. Peut-être bien que "quand on a fait le tour", on se rend compte que suivre le flot de ces énergies, les écouter, les ressentir, s'y accorder, est plus magique que de chercher à les manipuler pour les faire se plier à notre volonté humaine ? Peut-être qu'admettre que la nature sait mieux que nous ce qui est bon pour nous, c'est enfin avancer ?

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Mercredi 20 mai 2009 3 20 /05 /Mai /2009 20:53

Par Kat-NightWind - Publié dans : Humeurs et Autres

... cinq petites photos prises ce soir dans mon jardin.


un petit coing


un compagnon blanc et son compagnon


une fleur de lavande prête à éclore


une photo spéciale pour ma "tite soeur"


boutons floraux de millepertuis, eux aussi prêts à éclore

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Vendredi 8 mai 2009 5 08 /05 /Mai /2009 18:15

Par Kat-NightWind - Publié dans : Les Enigmes

La saison 2009 ayant commencé, j'avoue que je me suis replongée avec délices dans le suivi des crop circles, à la recherche, sinon d'une solution à l'énigme, au moins de coïncidences troublantes et d'éventuelles explications au phénomène. Une des premières choses qui saute aux yeux lorsqu'on cherche un peu et qu'on essaie de situer les différents CC sur une carte, c'est le fait que, dans leur grande majorité, ils apparaissent près de sites anciens.

Jetez un coup d'oeil à la carte ci-dessous (en bleu les sites, en vert les CC de 2008, en rouge les CC de ce début de saison 2009)

Etonnant, n'est-ce pas ? A partir de cette constatation, les petites cellules grises s'agitent, et on cherche à savoir le lien qu'il peut y avoir entre ces sites et les crop circles...

D'abord, quelques renseignements sur les chevaux blancs qui ornent les collines du Wiltshire.
Il y a (ou il y a eu) au moins 13 de ces représentations dans le Wiltshire, et un autre cheval, le pus vieux de tous, se situe juste à la limite avec le comté voisin, dans l'Oxfordshire. Sur les 13 chevaux qui ont existé, 8 sont toujours visibles, les autres ayant disparu par manque d'entretien.
Contrairement à ce que la plupart des gens pensent, les chevaux blancs, dans l'ensemble, ne sont pas très anciens. Seul le cheval d'Uffington est préhistorique, datant probablement de l'Age de Bronze. On pense que l'idée de départ pourrait bien avoir dérivé d'un ancien culte du cheval. La déesse-cheval Epona était vénérée par les Celtes en Gaule, et avait sont équivalent en Grande Bretagne, Rhiannon, aussi est-il possible que le cheval d'Uffington ait été gravé par des adeptes du culte de cette déesse. Les autres chevaux blancs ont été créées lors des 3 derniers siècles, bien que les origines de certains soient impossibles à établir avec certitude.
Ces représentations se situent souvent juste en dessous des collines fortifiées de l'Age de Fer, au sommet des escarpements crayeux. Elles sont créées en coupant et en ôtant l'herbe pour révéler la craie en dessous, et généralement l'excavation est ensuite remplie de gravillons de craie. Un entretien régulier est indispensable pour que les gravures survivent. Il faut enlever l'herbe qui repousse à la surface, compléter le remplissage de gravillons de craie, redéfinir le pourtour, etc. Si cet entretien n'est pas fait régulièrement (tous les 7 ans environ), le cheval est envahi et finit par disparaître. 

 

Le cheval blanc d'Alton Barnes a été gravé en 1812. Curieusement, dans le village voisin d'Alton Priors, il y a une pierre levée près de la route qui porte une réplique en miniature du cheval blanc d'Alton Barnes.


 

Le cheval blanc de Broad Town aurait été créé en 1864 par William Simmonds, mais d'autres sources disent qu'il existait déjà en 1813.



 

Le cheval blanc de Cherhill ou Oldbury est le 2e plus ancien des chevaux du Wiltshire horses. Il est situé juste en dessous du "hill fort" d'Oldbury Castle. Il a été créé en 1780 et à l'origine son oeil était fait de bouteilles de verre plantées dans le sol de sorte qu'elles reflètent le soleil. Depuis le 19e siècle, les bouteilles ont toutefois disparu, l'oeil actuel est fait de pierre et de béton.


 

Devizes a un tout nouveau cheval blanc, créé en 1999, mais il en existait un plus ancien sur Roundway Down, juste en dessous d'Oliver's Castle, qui avait été créé en 1845. Mais à partir du 19e siècle, il n'était plus visible.



 

Le cheval blanc de Hackpen ou Broad Hinton ou Winterbourne Bassett se situe près du Ridgeway et son origine est incertaine (il pourrait avoir été créé en 1838).




 

Pewsey a un nouveau cheval depuis 1937, mais le précédent avait été créé vers 1785. Mais le propriétaire du terrain ne voyait pas d'un bon oeil les festivités qui accompagnaient l'entretien du cheval et en interdisit l'accès. Dès 1930, la craie n'était plus visible, même si on pouvait encore deviner la forme générale.


 

Le cheval blanc de Westbury ou Bratton est le plus vieux des chevaux du Wiltshire. Il se situe juste en dessous du fort connu sous le nom de Bratton Camp. Il y a eu un cheval blanc à cet endroit depuis au moins 300 ans (il est mentionné pour la première fois en 1742, il est possible qu'il ait été créé à la fin du 17e siècle). Ce cheval avait une apparence différente (peut-être Saxonne) mais il fut redessiné en 1778 puis en 1873 (la forme actuelle date de cette dernière restauration). A la fin des années 1950, on décida que les coûts d'entretien seraient considérablement réduits en couvrant le cheval de béton peint en blanc.

 

Le cheval blanc d'Uffington se situe dans l'Oxfordshire depuis la modifications des limites des comtés dans les années 1970. C'est de loin le plus ancien (entre 1400 et 600 avant l'ère chrétienne) et sa forme est totalement différente, en longues lignes stylisées.

 

 

Symbolisme du cheval
Le cheval a eu un grand rôle religieux pour les tribus celtes, pour qui le cheval était de nature divine. Animal magique et mystérieux, il est associé aux ténèbres du monde chthonien : il peut surgir des entrailles de la terre ou des abysses de la mer. Mais il est aussi bien porteur de vie que de mort, associé au Feu vivifiant ou destructeur, et à l'Eau nourricière ou asphyxiante. Symbole du désir, de l'ardeur, de la fécondité, c'est la puissance créatrice, à la fois sexuelle et spirituelle. Quand il quitte ses origines chthoniennes pour s'élever vers les cieux, vêtu d'une robe blanche, il devient ouranien ou solaire, représentant l'instinct maîtrisé et sublimé. Il est alors la monture des héros, des saints et des conquérants spirituels.

 
Voyons maintenant ce qui concerne les autres sites notés sur la carte.
J'ai déjà consacré un long article sur le complexe mégalithique d'Avebury ici et , et Stonehenge a eu également droit à un article complet ici. Je ne reviendrai donc pas sur ces sites là. Il reste à explorer les quelques sites qui n'ont jamais été mentionnés sur ce blog :

 

Liddington Castle, aussi nommé Liddington Camp, est une colline fortifiée (oppidum) de la fin de l'Age du Bronze Age et du début de l'Age de Fer. Situé non loin du Ridgeway, il couvre une surface de 3ha. Liddington Castle est un de plus anciens "hill forts" de Grande Bretagne, avec une première occupation datant du 7e siècle avant J.C. Les fragments de poteries découverts sur le site suggèrent qu'il fut abandonné au 5e siècle avant J.C. Avec ses 277 m. de hauteur, c'est le point le plus haut du Borough de Swindon.

 

Barbury Castle est un "hill fort" de l'Age de Fer. Le site fut occupé pour la première fois il y a environ 2500 ans.

Oliver's Castle, anciennement appelé Roundway ou Rundaway Castle, doit son nom actuel de la tradition populaire qui dit qu'Oliver Cromwell aurait occupé, voire même construit, le camp. C'est en fait une colline fortifiée de l'Age de Fer qui s'étend sur 1.2 ha.

 

Adam's Grave Long Barrow est un tumulus d'environ 60m de long et 6m de haut, situé sur Walker's Hill.  De chaque côté se trouvent des fossés de 6m de large sur 90cm de profondeur. Au 19e siècle, la pierre située au bout du tumulus était couramment appelée "Little Eve', le tumulus lui-même étant nommé "Old Adam". Avant cela, le site était appelé Wodnesbeorg (le tumulus de Woden (Odin).

 

Merlin`s Mount est une colline artificielle située sur le domaine privé de Marlborough College. "Marlborough" pourrait dériver du nom "Merlin's Barrow" . C'est une colline conique autour de laquelle s'enroule un chemin en spirale. Ce chemin en spirale date de 17e siècle, mais le tumulus lui-même est bien antérieur, peut-être de la même époque que Silbury Hill.

 

Wayland's Smithy est un tumulus long néolithique situé à Ashbury dans le comté d'Oxfordshire (historiquement dans le Berkshire). Le site fut construit en 2 phases : un tumulus ovale de 20m de long, soutenu par des linteaux de bois, construit vers 3700 avant J.C., et un second tumulus, en pierre cette fois et plus long, vers 3400 avant J.C.
Ce deuxième tumulus comporte deux chambres opposées et une chambre terminale, ce qui donne une apparence cruciforme sur le plan. Le tumulus trapézoïdal de 60m de long est fait de craie, et était entouré de pierres et flanqué de deux fossés. A l'extrémité sud se dressaient 6 mégalithes (il en reste 4) de 3m de haut.
Wayland's Smithy est associé à Wayland ou Wolund, le dieu forgeron Nordique et Saxon. D'après la légende, un voyageur dont le cheval perdait un fer pouvait laisser l'animal la nuit près du tumulus en déposant une pièce d'argent. Lorsqu'il revenait le lendemain matin, le cheval avait été ferré et l'argent avait disparu.

 

Maintenant que tous ces sites n'ont plus de secrets, il est temps de passer à la grande question : pourquoi la majorité des CC se forment-ils dans les environs immédiats de ces sites ? Quel point commun peut-il y avoir entre les chevaux blancs, les "hill forts", les tumulus et les mégalithes ?

 

Un premier point commun à bon nombre de ces sites, c'est qu'ils se trouvent sur ou à proximité du Ridgeway.

Le Ridgeway existe depuis plus de 4000 ans. C’est une ancienne route (aujourd’hui un sentier de randonnée balisé) qui s’étend sur une ligne est-ouest à travers le pays. Il commence à Alton Priors sous la forme d’un sentier bordé d’arbres qui longe East Field, le champ qui a accueilli plus de crop circles que partout ailleurs dans le monde. De là, il remonte vers le nord, traverse le Sanctuary et longe Avebury en direction de Barbury Castle. Il tourne ensuite à droite et continue à travers l’Oxfordshire, traverse la Tamise à Goring et rejoint le Icknield Way jusqu’au Cambridgeshire, près d’Ickleton, où la fractale de Mandelbrot s’est formée en 1991.
A l’origine il continuait vers le Sud au-delà d’Alton Priors, à travers la Vallée de Pewsey jusqu’à la Plaine de Salisbury et Stonehenge. On pense qu’il continuait vers le sud jusqu’au Dorset et à la Manche. A l’autre extrémité, l’Icknield way continuait jusqu’à Grimes Grave dans le Norfolk pour atteindre la côte de la Mer du Nord.

 

 

Les crop circles se produisent sur ou près de ces anciennes routes qui remontent à la préhistoire. On sait qu’ils se forment aussi à côté des sites sacrés : Stonehenge en 1996, Silbury Hill en 1997 et la région autour d’Avebury en sont des exemples de choix.

Lorsqu’on regarde le tracé du Ridgeway et de l’Icknield Way, on voit clairement qu’ils suivent le flot des courants Michael/Mary d’Avebury à Royston. Les courants d’énergie tellurique sont de véritables flots d’énergie détectable qui parcourent le sol, serpentant comme des rivières et traversant invariablement les anciens sites sacrés. Ces courants sont puissants autour d’Avebury, qui se situe à mi chemin de la ligne Michael/Mary, et qui se trouve au centre d’un énorme complexe de sites sacrés : Silbury Hill, Merlin's Mound, Morgan's Hill, le Sanctuary, West Kennett Long Barrow, Windmill Hill et le henge d’Avebury lui-même. Les courants d’énergie tissent une toile complexe autour de ces sites, et ne laissent aucun doute quant à l’importance énergétique de cette région. Quelqu’un a dit un jour que Stonehenge était à Avebury ce qu’une petite église était à une cathédrale. Avebury était, et est toujours, le centre énergétique de l’Angleterre.

 

Malgré tout, cette énergie tellurique n’est pas la seule cause à la formation des crop circles dans une région donnée. Il n’y a pas, par exemple, de crop circles autour de Glastonbury, qui possède pourtant de puissants courants telluriques. En regardant les archives des crop circles des années passées, et en se renseignant sur les routes préhistoriques, un mot se répète inlassablement : la craie.

Le Wiltshire est principalement rural et les ¾ du comté environ reposent sur de la craie. La craie est une des formations rocheuses les plus récentes dans la région de Swindon, elle s’est formée au Crétacé, il y a environ 74 millions d’années. Au début de cette période, la région était couverte par la mer et des millions de petits organismes y vivaient. Leurs microsquelettes en carbonate de calcium s’accumulèrent sur le fond marin, se compactèrent et durcirent pour former la craie. Le Ridgeway, l’Icknield Way, les routes des North Downs et des South Downs sont toutes sur des sols crayeux. Les bordures d’East Field sont parsemées de pierres de craie et nombre de champs qui ont vu se produire plusieurs formations au cours des années sont couverts de poussière blanche en hiver, lorsque la charrue fait remonter la craie à la surface. Lorsqu’on place les crop circles sur une carte géologique de l’Angleterre, on s’aperçoit que 71% de tous les crop circles du Royaume Uni se produisent sur de la craie.

 

 

 

Pourquoi la craie attire-t-elle les crop circles ? La réponse devient évidente quand on s’aperçoit que cette région crayeuse est l’aquifère principal de l’Angleterre du Sud (Voir Wikipédia pour la définition d'Aquifère) : l’eau est la clé ! Tous les sites sacrés du monde sont situés au-dessus de poches d’eau souterraines. Nos ancêtres, qui ont bâti ces sites, le savaient parfaitement et ont consciemment utilisé cette énergie. Les courants telluriques sont aussi associés aux eaux souterraines.

Il y a presque toujours des eaux souterraines là où se produisent les crop circles : 87% de tous les CC britanniques se produisent au-dessus d’un aquifère. Il semble donc que la combinaison des eaux souterraines et des courants telluriques soit ce qui attire ou permet la formation des crop circles.

 

L’eau des principaux aquifères d’Angleterre est lourdement chargée de minéraux, ce qui la rend ainsi hautement conductrice pour les courants électromagnétiques qui parcourent le sous-sol. L’énergie électromagnétique, comme l’électricité, se dirige rapidement vers le le plus proche conducteur. En outre, la craie est alcaline. Mais l’argile qui se trouve sous la craie contient beaucoup de silicone ou de quartz, et est acide, de même que la couche d’argile qui se trouve en haut des Downs. On se trouve donc en présence d’une solution alcaline prise en sandwich entre deux couches acides, ce qui attire et ‘charge’ les puissants courants d’énergie qui parcourent la terre. Cette région est comme un tableau magnétique sur lequel les Faiseurs de Cercles peuvent dessiner leurs crop circles.

 

La craie est une roche hautement poreuse. L’eau de pluie du printemps qui s’infiltre lentement à travers la craie pendant les mois d’été fait augmenter la charge électrique du sol au fur et à mesure que l’été progresse. Cette augmentation de la charge électrique du sol pourrait être suffisante pour attirer le plasma de la haute atmosphère que W.C. Levengood tient pour être l’agent responsable des crop circles. Des mesures répétées ont été faites pendant plusieurs étés au début des années 1990, dans les régions où les crop circles sont fréquents. Elles ont montré que la charge électrique du sol avait effectivement augmenté au fur et à mesure de l’avancée de l’été (et au fur et à mesure que la nappe phréatique en dessous baissait). En outre Burke découvrit que, lors de deux années spécifiques, la British Water Authority avait commencé à pomper l’aquifère pendant les mois d’été, et que c’est pendant ces 2 années, lorsque l’aquifère était au plus bas, que le plus grand nombre de crop circles avait été rapporté.

 

Le noyau de notre planète est très probablement constitué de minerai de fer. Lorsqu’on soumet le minerai de fer à une rotation, il émet un champ magnétique. Ce champ magnétique traverse plus facilement la craie que les autres minéraux dont la planète est constituée. Les hommes préhistoriques étaient probablement plus sensibles que l’homme moderne à ces variations de champ magnétique, et c’est la raison pour laquelle ils ont choisi cette région pour bâtir ces sites. Le fait que les crop circles se forment plus fréquemment dans cette région, où le champ magnétique de notre planète est plus perceptible, n’est sans doute pas un hasard.

 

Source principale :  http://www.sacredbritain.com/research-underground.html

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Vendredi 24 avril 2009 5 24 /04 /Avr /2009 18:17

Par Kat-NightWind - Publié dans : Les Enigmes

Pour pouvoir mettre à jour régulièrement, je crée une page à part pour la saison 2009 des crop circles, que vous pouvez voir en haut du menu à droite.
 

Crop Circles 2009

14 et 19 avril : les deux premiers
  
23 et 24 avril : n° 3 et 4
 

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Dimanche 19 avril 2009 7 19 /04 /Avr /2009 21:48

Par Kat-NightWind - Publié dans : Lieux Sacrés et Histoire

Les Vierges noires sont des représentations de la Vierge Marie qui appartiennent au Moyen Âge européen. La plupart sont des sculptures produites entre le 11e et le 15e siècle (parfois aussi des icônes de style byzantin des 13e et 14e siècles). Elles tirent leur nom de la couleur sombre de leurs visages et de leurs mains.

Portrait type d'une Vierge noire
La statue mesure environ 70 cm de hauteur (certaines ne font pas plus de 30 cm de haut, d'autres dépassent le mètre). Elle est en bois, généralement du chêne, du poirier, du tilleul, plus rarement du cèdre, du genévrier ou de l’ébène. La plupart du temps, le bois n'est pas identifiable car la statue est marouflée et peinte. Ses vêtements sont peints en bleu ou vert, blanc et rouge, avec des garnitures dorées.
C'est une Vierge en Majesté : elle est assise dans une pose princière sur une cathèdre (siège sans dossier ou avec un dossier court) et elle porte un enfant dans son giron ou sur son genou gauche. Son visage est noble, souverain, et ne reflète aucune tendresse. Le visage de l’enfant est souvent moins soigné.


reproduction de la Vierge Noire du Puy en Velay

Selon l’Église catholique, il n’existe aucun fondement théologique à la couleur noire de ces statues. Jusqu’au milieu du 20e siècle, cette couleur était expliquée par la fumée des cierges, par le choix du matériau (ébène, acajou ou bois local), par l’âge et l’oxydation ou par la noirceur des pêchés des fidèles ! Dès qu’elle le peut, l’Eglise escamote les Vierges Noires et, depuis le 19e siècle, beaucoup ont été remplacées par des représentations plus conformes, ou simplement repeintes en blanc.

 

Le culte marial
Le culte de la Vierge Marie n’aurait probablement pas connu un tel succès s’il ne s’était appuyé sur différents cultes féminins, venus du plus profond de notre histoire.
Dans les débuts du christianisme, il n'était guère question de la Vierge Marie. Dans le Nouveau Testament, son rôle est secondaire : elle n'est que la mère biologique de Jésus. La dévotion mariale apparaît timidement à partir du IIe siècle, et les premières églises consacrées à la Vierge datent de la fin du 4e siècle et du début du 5e.
A partir du Moyen-Age, la Vierge Marie prend une place considérable dans la spiritualité chrétienne. Entre 1170 et 1270, pas moins de 80 cathédrales dédiées à Notre-Dame et 500 églises seront édifiées à sa gloire.


gravure de la Notre Dame de Sous Terre à Chartres

Mais la plus grande partie de ces monuments seront bâtis sur des sites déjà consacrés par la présence d’une statue de Madone, le plus souvent noire et généralement préchrétienne. Ces vierges majestueuses, tenant un enfant de face sur leurs genoux, sont l’objet de pèlerinages et sont liées à des rites de fertilité, de fécondité et de sexualité. Ce ne sont pas là les attributs ordinaires de la Mère de Dieu ! L'Église tente donc de promouvoir une Marie plus conforme à son idée de la femme : pure, immaculée, chaste et asexuée. Terrestres, liées au monde souterrain et à la sexualité, dotées de pouvoirs miraculeux fort peu chrétiens, les Vierges noires seront ainsi associées à Marie-Madeleine, la compagne de Jésus.

 

Les Vierges Noires paraissent avoir été vénérées comme des symboles des courants souterrains d'énergie tellurique. Cette énergie et les courants qui la portaient avaient un nom : la Wouivre, le "serpent". Les Anciens ne choisissaient pas leurs lieux de culte au hasard, et les points de rencontre de plusieurs de ces courants devenaient des lieux sacrés, signalés par un menhir ou une statue sacrée, qui étaient censés agir comme des condensateurs d'énergie. Dans leur forme première, les pèlerinages n'étaient donc pas d'essence religieuse, mais avaient comme objectif un contact privilégié avec les énergies de la Terre.
L'Église ne pouvant pas détruire les anciens lieux sacrés, il fallait donc se les réapproprier en construisant des églises et des cathédrales sur les anciens lieux où se manifestait la Wouivre, sur l'emplacement de temples païens, de pierres levées, ou de tables de sacrifice.
L'Eglise romaine a eu bien du mal à éliminer ces cultes païens et finalement, elle a dû en intégrer quelques-uns dans ses dogmes. La Vierge, par syncrétisme, s'est substituée naturellement aux déesses Mères païennes, blanches ou noires.


Vierge Noire de Rocamadour

Symbolisme
Avec les Vierges noires, nous sommes dans le domaine des symboles. Au Moyen-Age, et de surcroît dans le domaine du sacré, tout à un sens, un but précis, une fonction, une signification. Les couleurs notamment ne sont pas choisies au hasard, chacune a un impact symbolique.
Les cultes antiques s'accompagnaient souvent d’initiations. Les déesses mères étaient les maîtresses de l'initiation, dont la symbolique est double : mort puis renaissance à l'état d'initié.
Le noir symbolise la mort initiatique, l'hiver, la putréfaction. Elle a lieu dans une caverne ou une grotte, une crypte ou un tombeau. C'est le retour dans l'utérus de la mère. C'est d’ailleurs pour cela que le Christ est né la nuit de Noël à minuit, à l'heure la plus noire de la nuit la plus longue.
Puis vient le temps de la résurrection. L'épouse intervient, elle va chercher l'homme-dieu dans la caverne, l'utérus. Seule l'épouse peut arracher un homme à sa mère. Sinon, il n'y a pas d'évolution possible, pas de résurrection, la mère dévore l'enfant et le grain ne germe pas, il meurt à tout jamais. La Vierge noire symbolise le passage de la Mère à l'Epouse. Lorsqu'on observe ces statues, on remarque que l'enfant n’est pas un nouveau né, mais un jeune homme, ou un homme sans âge, de la taille d'un enfant. L'enfant ne représente pas le Christ, mais celui qui, par l'initiation, devient le fils de la vierge noire. Il est noir comme elle parce qu’il a acquis la connaissance des mystères, et il est assis dans son giron parce qu'il sort de ses entrailles. Il n'y a pas de sentimentalité exprimée dans ce couple car ce n'est pas une scène familiale. Les liens qui les unissent sont ceux de l'esprit, non ceux de chair.


Vierge Noire d'Orcival

Les couleurs présentes sur les statues des Vierges Noires s’apparentent également aux couleurs alchimiques. Dans les opérations alchimiques, la matière première (materiae prima) se transforme en se colorant : oeuvre au noir, oeuvre au blanc et oeuvre au rouge. Le bleu nuit est assimilé au noir (putréfaction), le blanc, phase suivante (purification) et le rouge (rubification, action du feu secret). Quant à la couleur dorée correspond la transmutation des métaux vulgaires en or (symbole de la perfection initiatique).

 

Sources : wikipedia, dinosoria, onnouscachetout.com, marie-madeleine.com, viergesnoires

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Mardi 14 avril 2009 2 14 /04 /Avr /2009 15:17

Par Kat-NightWind - Publié dans : Humeurs et Autres - Communauté : Wicca et Voies Paiennes

Dimanche 12 avril 2009, 10h45

A l'heure où les cloches sonnent le début de la messe de Pâques, appelant les fidèles couchois à venir communier avec l'esprit saint, il se passe quelque chose de bizarre dans la bourgade. Des têtes se tournent, des regards légèrement apeurés perçoivent l'étrangeté de ces deux femmes vêtues de noir qui sont venues du Sud, accompagnées par une cohorte de corbeaux, et qui arpentent à présent la rue principale.

S'écartant par instants de la rue pour mieux s'imprégner des lieux, les deux femmes s'arrêtent finalement en face de la mairie, restant éloignées de l'église vers laquelle se presse une foule endimanchée.
L'une des deux scrute la route qui monte vers le centre du village, ses yeux cherchant le véhicule qui doit amener les renforts venus du Nord. Les voilà enfin !
Le véhicule s'immobilise, libérant trois autres femmes et une adolescente qui en descendent, l'air un peu hagard. Un sourire étrange aux lèvres, le petit groupe se rassemble. Accolades et embrassades accompagnent les premiers rires au centre de la bourgade jusque là paisible.

D'un pas un peu hésitant, les cinq femmes et l'enfant partent explorer les petites rues du village, cherchant on ne sait quoi, prenant en photo les chats et les troncs torturés des vieux arbres.

Bavardant sans vergogne dans les rues presque désertées, elles se laissent guider par leur instinct, tombant sans le savoir sur des lieux chargés d'histoire, au hasard des ruelles.


S'intéressant aux puits et aux vieilles maisons, elles tentent de percer les mystères qui se dissimulent derrière les portes centenaires.


Attirées comme un aimant vers l'eau, comme si elles cherchaient à retrouver la Vouivre, elles font une halte auprès d'une petite rivière qui serpente au pied des maisons.

Dessinant de leurs pas un pentagramme autour du lieu de leur rencontre, elles finissent par y revenir pour un repas rituel dont sont témoins les vieilles bâtisses.

Mais en sorcières qu'elles sont, elles ne résistent pas longtemps au carillon des cloches et à l'architecture d'une époque où leurs semblables étaient conduites au bûcher.

Aussi, dès leurs agapes terminées, quittent-elles le village bourguignon en direction des vestiges païens méconnus auxquels elles sont venues rendre hommage.

Tournant autour des menhirs, faisant fuir les curieux par leur étrange manège, elles prennent peu à peu possession des lieux.


Portées par les énergies des mégalithes qu'elles caressent avec ferveur, elles parlent aussi aux arbres qui se dressent sur le site, avant de dresser un bien curieux autel autour duquel elles se regroupent.

Là elles finissent par signer le grimoire qui porte la trace de leur pacte magique, tout en partageant d'étranges nourritures colorées, autour de surprenantes idoles.


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Mardi 14 avril 2009 2 14 /04 /Avr /2009 13:12

Par Kat-NightWind - Publié dans : Lieux Sacrés et Histoire - Communauté : Wicca et Voies Paiennes

L'alignement de menhirs
de la Pièce aux Tourteaux (ou Tourtereaux),
à Epoigny , près de Couches

 

Juste au sud de la D978, au nord ouest du village de Couches, à environ un kilomètre de la route principale,  plusieurs menhirs se dressent au milieu d’un champ, près d’un embranchement. Les pierres forment sans doute le plus bel alignement de l'Est de la France, et sont dressés à proximité de voies anciennes et à la limite de la ligne de partage des eaux séparant les bassins de la Saône et de la Loire.

 

 

L’ensemble est constitué de 7 pierres, dont 5 ont été redressés dans les années 1980 à proximité des emplacements où elles gisaient, mais les connaissances actuelles ne permettent pas d'établir si les menhirs formaient un alignement ou un cromlech, car seuls les emplacements des menhirs 2 et 3 ont été retrouvés.
L'alignement actuel forme un V dont la pointe Sud est occupée par le menhir 1. Sur la branche du V orientée Nord-Est sont disposés les menhirs 2 et 3. Sur l'autre branche sont disposés le menhir 6, les pierres 4 et 5 et au bord de la route le menhir 7. Les menhirs 1, 2 et 3 ont été gravés par les hommes du néolithique. Ces gravures ont cependant subi l'outrage des ans et sont difficilement visibles.

 

 

Le menhir 1

Il a une hauteur de 7,3m et un poids estimé de 30 tonnes. Il est enfoncé de 1,6m dans un massif de béton, à plusieurs mètres de l'emplacement où il gisait. Un examen du menhir avant son redressement a permis de déterminer que les néolithiques ne l'avaient enterré que de 1,2m. Il est gravé d'un trait faisant le tour du sommet. Sur sa face Sud, il y a une représentation anthropomorphe de 70cm, au-dessous de laquelle il y a 5 cupules. Plus bas, il y a une hache emmanchée de 35cm de hauteur. Enfin, sur sa face Est, on peut voir une cupule contenue dans un cercle. La représentation anthropomorphe du menhir 1 se rapproche des gravures rupestres de la crête des Barmes dans le Valais suisse ou de Val Camonica en Italie, gravures qui datent du néolithique moyen. Quant à la hache emmanchée, on en retrouve de nombreux modèles sur les mégalithes bretons.

 

Le menhir 2

Il a une hauteur de 5,85m et reposait à 50m au Nord-Est du menhir 1. Il a été redressé à 4m à l'Ouest de son emplacement d'origine, où il était moins enterré et tourné dans l'autre sens. Le menhir 2 a été taillé en forme d'ogive, rappelant ainsi les stèles en écusson renversé de Bretagne. Ce menhir est orné de deux grosses cupules dont la plus haute est pédonculée. Ce genre de cupule se rencontre fréquemment sur les statues-menhirs du Rouergue.

 

Le menhir 3

Il mesure 5,8m et est dressé à quelques mètres à l'Ouest de l'endroit où ont été découverts, à un mètre de profondeur, son trou d'implantation et le système de calage. Le menhir 3 possède des cupules et, sur une des faces, des signes elliptiques entourant une représentation anthropomorphe.

 

Le menhir 6

Il mesure 5,6m et a été redressé dans un bloc de béton à peu près à l'emplacement de sa découverte.

 

Le menhir 7

Il a été dressé en bord de la route. Auparavant, ce menhir servait de parapet à un pont, mais la tradition orale affirmait qu'il provenait d'Epoigny. Il a donc été réimplanté à proximité des autres menhirs, mais l'absence de données archéologiques sur son emplacement original a motivé son implantation le long de la route.

 

La pierre 4

C'est un gros bloc de 2m de long pour 0,7m de large, fragment d'un menhir plus grand qui a été débité.

 

La pierre 5

C'est un bloc régulier de 3,95m de longueur, qui présente à une extrémité une entaille de 15cm de profondeur sur trois de ses faces. Les pierres 4 et 5 ont été découvertes dans la prairie voisine et regroupées à proximité du menhir 6. Elles proviennent de grands monolithes qui ont été débités (l'entaille de la pierre 5 a été réalisée à l'aide d'outils en pierre, ce travail inachevé étant préhistorique). Ces pierres ne se raccordent pas entre elles et proviennent de blocs plus importants, ce qui laisse supposer la présence d'un grand ensemble mégalithique.

 

 

Contrairement à ce que l’on peut trouver sur nombre de sites consacrés aux mégalithes, ce ne sont pas les Celtes qui les ont érigés. Le mégalithisme est une forme d'architecture pratiquée un peu partout dans le monde à différentes époques et en particulier en Europe par les peuples de la Préhistoire récente, au Néolithique (environ 5000 à 2000 avant J-C.). La culture celte, quant à elle, est proto-historique et a connu son apogée entre les 8e et 3e siècles avant l'ère chrétienne. Il est toutefois possible que les Celtes aient inclus certains mégalithes dans leur système religieux.

 

Au niveau du peuplement celtique, la région était occupée par les Éduens (Haedui en latin), puissante tribu de la Gaule centrale, qui était établie dans les départements actuels de l'Allier, la Côte-d'Or, la Nièvre et la Saône-et-Loire. Ils étaient voisins (et ennemis) des Séquanes à l'est et des Arvernes au sud-ouest.
L’étymologie de leur nom provient d'une même racine qui donna aussi bien des termes grecs que des mots de langues celtiques : aithô (enflammer, brûler) en grec ancien, aed (le feu) en irlandais, aidd (le zèle) en gallois.
Ainsi, les Éduens seraient Les Ardents, les hommes de feu. Bibracte fut leur capitale de la fin du 2e siècle à la fin du 1er siècle avant notre ère. Centre névralgique du pouvoir éduen, c'était aussi un important lieu de commerce où se côtoyaient mineurs, forgerons et frappeurs de monnaies sur une superficie de près de 135 hectares. Ce site remarquable, situé sur la commune de Saint-Léger-sous-Beuvray (Saône-et-Loire) au sommet du mont Beuvray, est au confluent des bassins de la Saône, de l'Yonne, de la Seine et de la Loire. Le Beuvray est constitué de trois sommets : le Theurot de la Wivre avec sa pierre, le Theurot de la Roche et le Porrey qui est le point culminant.

 

Sources diverses dont : Wikipédia, www.lieux-insolites.fr & www.megalithic.info

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